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dimanche 11 septembre 2016

Orange is the New Black - Piper Kerman

Auteur : Piper Kerman
Traducteur : Jacques Martinache
Édition française : Pocket en 2014

Quatrième de couverture
Piper Kerman est une jeune femme ordinaire : un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de l'intrépide étudiante qui a livré une valise d'argent sale dix ans plus tôt. Mais le passé la rattrape : condamnée à quinze mois de prison, elle devient le matricule 11187-424.
Rien ne l'a préparée aux surveillants abjects ou indifférents à sa souffrance, aux douches crasseuses, à la promiscuité et à la solitude. Ni aux rencontres avec les autres détenues, amies ou ennemies, féroces ou résignées. C'est ce monde humiliant et déshumanisant qu'elle décrit ici. Elle parvient cependant à surmonter cette épreuve, à résister au désespoir, à contourner les règles de la prison.
Déchirant, drôle et révoltant, le récit de Piper Kerman a inspiré la série télévisée du même nom.

Premières phrases
Dans la vaste salle des bagages de l'aéroport de Bruxelles, plusieurs tapis roulants tournaient sans fin. Je me précipitais de l'un à l'autre en cherchant désespérément à retrouver ma valise noire. Parce qu'elle était bourrée d'argent provenant du trafic de drogue, j'étais plus inquiète qu'on ne l'est normalement pour un bagage égaré.
Âgée de vingt-quatre ans en 1993, j'avais probablement l'air d'une jeune cadre stressée. J'avais délaissé mes Doc Martens pour de superbes escarpins de suède noir faits main. Vêtue d'un pantalon de soie noire et d'une veste beige, j'avais le look d'une jeune fille rangée, rien à voir avec la contre-culture - à moins de repérer le tatouage sur mon cou. Suivant à la lettre les instructions reçues, j'avais enregistré ma valise à Chicago avec escale à Paris, où je devais changer d'avion pour un vol court à destination de Bruxelles.

Mon avis
J'ai appris au bout de deux saisons que la série Orange is the New Black était inspiré d'une histoire vraie et que la Piper de la vie réelle avait écrit un livre où elle relatait son expérience de la prison. Une amie l'ayant acheté, j'en ai profité pour me le faire prêter et le lire. Évidemment, je m'attendais à retrouver les personnages et l'ambiance de la série et évidemment, de ce point de vue j'ai été déçue. J'ai passé les cinquante premières pages du roman a essayer de deviner quel personnage du roman correspondait à quel personnage de la série et cela m'a épuisé. Alors j'ai décidé d'adopter une autre posture ; j'ai lu Orange is the New Black comme une oeuvre totalement différente de ce que je connaissais déjà, et à partir de ce moment j'ai eu beaucoup plus de facilité à lire ce livre et à l'apprécier même si je le trouve beaucoup moins prenant que la série télévisée.

Ma chronique est très comparative mais ce que j'apprécie le plus dans la série, c'est qu'elle ne tourne pas qu'autour de Piper. Dans Orange is the New Black, on apprend à connaître les autres détenues, leur passé... et aussi le personnel carcéral qui a une place assez importante. Le livre est très différente en ce sens que Piper est le personnage principal et qu'elle nous raconte son expérience à elle sans creuser plus que ça les autres personnages. Ce qui est normal car c'est un récit autobiographique et Piper Kerman ne pouvait pas connaître toutes les autres détenues, leurs histoires et leurs caractères profonds... Mais du coup, même si la vie en prison est loin d'être facile, le livre donne l'impression que tout s'est très bien passé pour Piper, qu'elle a été aidée par toutes les détenues, qu'il n'y avait pas autant de violence, pas autant de concurrence entre les femmes des différents "clans"... bref, tout ce qui fait le sel de la série.

Du coup, on pourrait presque reprocher à la série d'en faire trop par rapport au livre mais sincèrement, si je ne me suis pas ennuyée en le lisant, je pense que je me serais ennuyée devant la série si elle n'avait repris que la trame du livre. Je pense que les deux supports apportent des informations différentes et donnent une bonne image globale des conditions de vie en prison mais aussi et surtout que ses femmes enfermées entre quatre murs ne méritent pas le traitement qu'elles subissent pour la plupart. J'ai largement préféré la vraie Piper à celle de la série que je n'aime pas du tout et je suis ravie de voir que la vraie Piper Kerman n'a pas fait tous les trucs énervants que fait celle de Netflix!

Citations
Apparemment, l'orange était devenu plus chic que le noir.

Rien dans le fonctionnement quotidien du système carcéral n'incite à se concentrer sur ce que sera la vie à l'extérieur, quand on sera redevenu libre. La vie dans l'établissement écrase tout. C'est une de ces terribles vérités de l'incarcération : l'horreur de la vie derrière les barreaux chasse de l'esprit le "monde réel ". Cela rend le retour à la maison difficile pour un grand nombre de détenues.

Comment un prisonnier peut-il croire que son châtiment a été utile quand on le traite avec une telle désinvolture et une telle indifférence?

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

Un livre prêté

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 2 : Couleur
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