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jeudi 21 juillet 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 17 - The DUFF


Hier, j'ai craqué : je me suis abonnée à Netflix! Franchement, avoir accès à tous les films, séries et animés en un clic pour une petite dizaine d'euros en moyenne (de 7,99 à 11,99€ selon le forfait choisi), c'était tentant! Du coup, ce matin j'ai décidé d'en profiter et je me suis un peu laissé guider par le hasard en cherchant une comédie romantique, pour changer radicalement des films de super-héros. Mon choix s'est finalement porté sur The DUFF, sans raison apparente sinon que le rôle principal était tenu par Mae Whitman que j'avais découverte et adorée dans la série Parenthood. J'ai aussi eu la bonne surprise de retrouver Robbie Amell, que je connaissais pour son interprétation de de Ronnie Raymond / Deathstorm dans les séries de l'univers DC Comics (Arrow et The Flash). D'ailleurs, il n'est autre que le cousin de Stephen Amell qui, lui, interprète Oliver Queen / Green Arrow. Bref, je voulais un film drôle et romantique et j'ai été servie : j'ai eu l'impression de revenir dans les années 90 avec les films que j'affectionnais particulièrement à cette époque, à savoir College Attitude ou encore Elle est trop bien.


Bianca Piper est une lycéenne tout ce qu'il y a de plus normale. Elle écrit pour le journal du lycée, elle ne fait rien sans ses deux meilleures amies Casey et Jessica et elle craque pour un certain Toby à qui elle n'ose même pas adresser la parole. Mais voilà que le garçon le plus populaire de son lycée, Weasley Rush, lui fait une révélation à laquelle elle ne s'attendait pas : c'est une DUFF, mot argotique anglais désignant un faire-valoir. Et à tout bien y réfléchir, elle se rend compte qu'il n'a pas tort car lorsqu'un garçon l'aborde, c'est uniquement dans le but de se rapprocher de ses deux jolies copines. Elle est tout simplement invisible. Elle va alors prendre la décision de sa vie : demander à Weasley de l'aider à ne plus être une DUFF et à séduire Toby, contre de l'aide pour qu'il réussisse ses examens de Physique - Chimie.

Je vous l'accorde, le résumé du film fait très... déjà-vu et un peu niais. Néanmoins, j'ai passé un excellent moment devant ce film qui réactualise le propos déjà abordé dans des productions plus anciennes. Quand je parle de réactualisation, je parle bien sûr du fait d'intégrer tous les nouveaux moyens de communications dont les jeunes - et dans une moindre mesure moi - dépendent largement aujourd'hui. Quand Bianca décide de larguer ses deux amies, la première chose qu'elle fait c'est de les virer de ses amis Facebook, ce à quoi Casey et Jessica répliquent à la virant d'Instagram, de Vine et autres applications sociales... Tout cela parle sans doute plus aux jeunes actuels que les bons vieux films des années 90 dans lesquelles la seule menace possible était de ne plus répondre au téléphone et de ne pas ouvrir la porte. 


Et tous ces nouveaux moyens de communication ne sont pas sans danger, Bianca en fera vite les frais. Un seul faux pas filmé et diffusé, et la vie d'une lycéenne peut virer au drame. Heureusement, nous sommes dans une comédie et Bianca s'en sort très bien. Mais le film met bien en garde contre les débordements que peuvent engendrer ces réseaux sociaux. Et évidemment, le film sert également un propos d'acceptation de soi que j'ai trouvé très bien mené. 

Tu as dit que j'étais grosse et moche, Weasley.
Non, j'ai dit que tu étais une DUFF.
Ce qui veut dire que je suis l'amie faire-valoir grosse et moche, i
La jeune Bianca est pile dans l'âge où l'on se cherche, mais elle ne semble pas trop préoccupée par ça au début du film. Tant qu'elle ne prend pas conscience de comment les gens la perçoivent, elle s'en fiche. Ce qui montre bien qu'être soi-même ne peut se faire que dans la mesure où, tout en étant conscient du regard des autres, on décide de ne pas en tenir compte. Car finalement, le plus important reste ce que nous pensons de nous-mêmes. Et très peu de lycéens ont cette confiance. Même la détestable Madison, qui veut devenir une star de la télé-réalité et qui semble si sûre d'elle, ne peut s'empêcher de rabaisser les autres pour paraître mieux qu'eux. Et je trouve qu'à ce titre, les acteurs ont tous été très bien choisis. Mae Whitman est géniale, bien que je la trouve beaucoup trop mignonne pour être une amie faire-valoir. D'ailleurs, je préfère largement son look à celui des pimbêches (ce mot se dit encore?) qui lui mènent la vie dure. Le beau mec de l'école est campé par un Robbie Amell craquant à souhait et qui, malgré ses airs de macho sûr de lui, a quelques problèmes personnels. Par contre, je me demande encore ce qui peut bien faire craquer Bianca sur Toby!


Au final, même si l'on comprend dès le début comment ça va se finir, j'ai passé un très bon moment devant ce teen-movie à la fois léger, drôle mais qui pointe du doigt certains faits de société plus ou moins actuels. Comme je le disais, le propos a déjà été abordé de nombreuses fois mais la réactualisation est très réussie. A noter que le film a été adapté d'un roman éponyme écrit par une jeune fille de 17 ans (à l'époque où elle l'a écrit, elle a maintenant 26 ans) du nom de Kody Keplinger.



Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 21/07/2016)
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