Les dernières chroniques

dimanche 31 juillet 2016

Le Bleu est une couleur chaude - Julie Maroh


Auteur : Julie Maroh
Dessinatrice : Julie Maroh
Éditeur : Glénat, en 2010

Quatrième de couverture

Mon ange de bleu
Bleu du ciel
Bleu des rivières
Sources de vie…

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir. Elle lui permettra d’affronter enfin le regard des autres. Un récit tendre et sensible.




Mon avis
J'ai découvert cette BD en cherchant un titre qui pourrait coller dans mon Challenge Petit BAC, catégorie "couleur" évidemment. J'ai trouvé le titre beau et étrange, les couleurs sobres mais expressives, le graphisme... J'avais vaguement lu que le thème de l'homosexualité était abordé et j'ai décidé de me lancer car c'est quelque chose d'assez rare en BD. Je pensais trouver une histoire très revendicative, presque militante et en fait pas du tout. J'ai été surprise dès le début de l'ouvrage qui annonce une histoire belle et triste, tendre, touchante... En effet, dès les premières pages, on est en compagnie d'Emma qui vient récupérer les affaires, et notamment les journaux intimes, de sa bien-aimée Clémentine qui vient de mourir. L'histoire de Le Bleu est une couleur chaude est donc une grosse rétrospective sur ce que fut la vie de Clémentine depuis son adolescence jusqu'à sa mort, vers l'âge de 30 ans.

Comme tous les ados, Clémentine se pose beaucoup de questions sur elle-même durant ses années lycée. Alors qu'elle n'est qu'en seconde, un élève de terminale tombe amoureux d'elle, ils sortent ensemble mais tout bascule lorsqu'elle croise une jeune femme aux cheveux bleus. Elle ne comprend pas pourquoi elle pense à elle, ce qu'elle ressent. Elle a été élevée dans l'idée qu'une fille, ça sort avec un garçon et n'accepte pas son attirance pour les filles. Cela va empirer quand des rumeurs vont circuler sur elle et qu'elle va être rejetée par ses amies... Heureusement, elle pourra toujours compter sur son meilleur ami Valentin, et sur Emma - la fameuse fille aux cheveux bleus - qui va lui apprendre à accepter ce qu'elle est.



Dans la plupart des chroniques sur Le Bleu est une couleur chaude, je lis que c'est Emma qui aide Clémentine à accepter son homosexualité et à s'épanouir, et c'est vrai. Mais je tenais quand même à souligner que Clémentine aide aussi Emma à être en accord avec ses propres sentiments. Leur relation est fusionnelle, et elle s'apporte mutuellement de quoi avancer dans la vie, un amour teinté de bleu qui, du coup, devient une couleur chaude : celle des sentiments. Cette bande dessinée m'a un peu rappelé le film Le Secret de Brokeback Mountain dans le sens où les deux protagonistes perdent énormément d'occasions d'être heureuse à cause des autres. Et je pense que c'est cet aspect qui m'a le plus touché car, sans entrer dans les détails, c'est la mort de l'une d'entre elles qui appelle aux regrets : le regrets de ne pas avoir vécu pleinement cette relation, d'être passé à côté de choses importantes...

Le Bleu est une couleur chaude a été un vrai coup de coeur pour moi. Une histoire belle et touchante sur un sujet finalement peu traité dans la bande dessinée. J'ai appris, par ailleurs, que c'était de cet ouvrage qu'était inspiré La Vie d'Adèle, film que je n'ai pas vu mais que je prendrai peut-être le temps de regarder malgré les polémiques qui l'entourent... Quoi qu'il en soit, Julie Maroh nous a offert une bien belle histoire, deux personnages attachants qui traversent des épreuves qui ne peuvent laisser personne indifférent...


Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

Un one shot

Challenge Petit Bac 2016
Ligne BD : Couleur

samedi 30 juillet 2016

[Anime] Barakamon


Entre deux séries, j'ai pris le temps de regarder un animé, Barakamon, qu'une amie m'avait conseillé il y a un moment. J'avais envie d'un truc qui se regarde vite, et qui ne soit pas prise de tête. Et j'ai craqué sur la petite bouille de Naru, sans vraiment savoir de quoi ça parlait. Finalement, Barakamon aborde un sujet vraiment propre à la culture japonaise : la calligraphie. Mais le ton est vraiment différent par rapport aux animés du même genre et j'ai trouvé que c'était très rafraîchissant. Parfait pour l'été!

Malgré son jeune âge, Seishu Handa est calligraphe professionnel. Sa vie bascule le jour où, pris de colère, il frappe le conservateur de musée qui trouve son travail banal et sans saveur... Comme punition, son père décide de l'envoyer sur une des Îles Gotō, au fin fond de la campagne japonaise. Alors qu'il pensait trouver le calme et travailler, ses nouveaux voisins vont débarquer dans sa vie...


Au début de l'histoire, le personnage principal - Seishu - n'apparaît pas sous son meilleur jour. Susceptible, capricieux et peu réceptif à la critique, il a tendance à être impulsif et même parfois violent. On comprend peu à peu que ce caractère, il l'a forgé en passant toute son enfance et son adolescence à travailler sans relâche pour exceller dans son art. Pour le calmer, son père l'envoie sur une île un peu perdue où les villageois vont très vite devenir envahissant, donnant l'impression à Seishu qu'ils l'empêchent de travailler. Parmi eux, il y a le chef du village, deux étudiantes, une famille qui apporte les repas à "sensei" - comme tout le monde l'appelle - et qui ont un fils, mais aussi deux petites filles : Hina, et surtout Naru qui va très vite s'attacher à Seishu (vous aussi vous voyez les références à Love Hina?).

Mais si, au début, Seishu pense qu'être sur l'île l'empêche de travailler aussi sérieusement qu'il le voudrait, il va vite se rendre compte que le vrai secret pour faire une belle calligraphie, c'est tout simplement de vivre. L'inspiration ne vient pas en étant enfermé des heures durant dans une pièce à réfléchir, mais bel et bien en sortant et en découvrant le monde et les gens qui nous entourent... C'est alors une belle histoire d'amitié qui va naître entre ce citadin un peu bourru et têtu et les villageois spontanés et bienveillants. C'est notamment la relation entre la petite Naru, qui semble avoir perdu ses parents mais qui n'en parle jamais, et Seishu qui va être la plus touchante bien que tous les personnages soient vraiment attachants.

Hina et Naru
On part donc d'une ambiance un peu néfaste et, peu à peu, la légèreté et la joie s'installent dans le quotidien de "sensei" et dans nos petits cœurs. Ce que j'ai apprécié dans cet animé sans prétention, c'est qu'il prend le contre-pied des histoires du genre. Normalement, on est toujours face  à un débutant qui doit apprendre à mettre sa vie en pause pour s'entraîner à devenir plus fort (dans un sport, un jeu, un art...). Ici, Seishu a déjà franchi cette étape, et on suit le chemin inverse : celui où le héros doit relâcher la pression pour fournir un travail plus proche de ce qu'il est vraiment, plus naturel et moins académique.

Juste parce que j'adore la bouille de la maman de Seishu!

En conclusion, Barakamon est un animé que je ne regrette pas d'avoir découvert! Souvent drôle, parfois un peu triste, j'ai passé un très agréable moment en compagnie de ces personnages attachants et hauts en couleur! La petite Naru est mignonne comme tout et chacun apporte quelque chose de frais et de léger à l'ensemble. Je crois que je peux donc dire sans peine que Barakamon a été un coup de cœur pour moi, j'ai d'ailleurs l'intention de commencer la lecture du manga à la rentrée!

vendredi 29 juillet 2016

La Couleur de l'eau - Kerry Hudson

Auteur : Kerry Hudson
Édition française : Le Livre de Poche, 2000
Distinction : Prix Femina Étranger 2015

Quatrième de couverture
Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse qu’il vient de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l’attendre. C’est le début d’une relation complexe entre deux êtres abîmés. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, s’est-elle retrouvée à la rue et sans papiers ? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui ? Qu’ont-ils bien pu traverser l’un et l’autre pour être si tôt désabusés ?

Page après page, ils s’apprivoisent, se rapprochent – et prennent soin d’éviter leurs zones d’ombre : les réseaux de prostitution, les compromissions, les peurs et les espoirs étouffés de l’une, les cités anglaises à l’horizon bien bas, les rêves d’aventure et les lâchetés de l’autre.

Se gardant des clichés et du larmoyant, Kerry Hudson donne voix aux classes souvent délaissées par la littérature et raconte ses personnages avec leurs fragilités et leurs faiblesses. De l’East London à la Sibérie en passant par Moscou, elle tresse un récit d’une grande finesse, mêlant portrait social et histoire d’amour moderne. Un roman lumineux.

Premières phrases
Elle était dans Bond Street, touristes et clients se pressaient autour d’elle. Quelques jeunes filles quittèrent ensemble le magasin, balançant leur sac à main, leurs jambes grêles et bronzées vacillant sur des talons d’une hauteur impossible : on aurait dit des faons affublés d’accessoires. Alena passa en revue les règles – c’était bien d’en avoir.
Règle n° 1 : toujours à l’heure du déjeuner, il y a moins de vendeuses et celles qui restent ne font pas attention, elles ont faim et attendent avec impatience leurs soixante minutes de liberté.
Règle n° 2 : les vêtements n’ont pas d’importance. Sa robe bain de soleil unie en coton jaune pouvait passer pour un vêtement d’une simplicité très coûteuse. Sauf à remarquer que les bretelles sciaient très légèrement la peau tendre entre ses aisselles et ses seins, personne n’aurait pu deviner qu’elle l’avait trouvée dans le carton de fripes d’un refuge pour femmes. De toute façon, elle avait vu des gens habillés de vieux vêtements hideux sortir de chez Harrods, des sacs brillants dans chaque main, puis monter dans des Bentley, comme si l’argent les dispensait de se conformer aux normes communes.
Règle n° 3 : prendre l’Expression. Quelle que soit sa nervosité, elle pouvait toujours croire à l’Expression. Elle pouvait l’invoquer et cela ne lui coûtait rien. Du fait que ni l’argent ni la légitimité ne pétillait dans ses veines comme un champagne particulièrement doré, l’Expression troublait les gens ; elle ne cadrait pas avec ses cheveux coupés à la diable, ses épaules maigres et son air famélique. Elle haussa un tout petit peu les sourcils, releva son menton pointu, adopta un air indifférent, les paupières tombantes, et observa la vitrine.

Mon avis
Enfin j'arrive au bout de la lecture d'un roman, et ça n'a pas été de tout repos. Je voulais absolument lire ce livre pour avancer un peu mes challenges mais je crois que j'aurais du me lancer dans quelque chose de plus facile et de plus léger avant d'entamer La Couleur de l'eau. La couverture, jaune et légère, et le titre me laissaient penser qu'il s'agissait de quelque chose de joyeux et estival alors que pas du tout. S'il s'agit d'une histoire d'amour, le ton et les thèmes abordés sont en réalité plutôt sombres. L'histoire s'ouvre sur Alena, une jeune femme russe qui a grandit dans la pauvreté et qui rêvait de trouver un travail et de pouvoir enfin aider sa mère à vivre mieux. Alors quand elle a l'opportunité de partir à Londres pour y commencer une nouvelle vie, elle n'hésite pas une seconde. Mais lorsqu'elle arrive sur place, elle découvre une toute autre réalité que nous découvrons petit à petit, au fil de flash-backs présents tout au long du roman. Parce qu'en réalité, le roman se centre sur la rencontre de cette jeune femme avec David, un agent de sécurité qui la laisse partir après l'avoir surprise en train de tenter de voler une paire de chaussures dans un magasin plutôt cher.

Autour de cette relation se développent les thèmes de la migrations, de la prostitution, de la violence, de la politique... Bref, on est vraiment loin d'un roman d'amour à l'eau de rose et, à aucun moment, l'ouvrage de Kerry Hudson ne tombe dans le sentimentalisme. Alena et David sont des personnages à la fois attachants et énervants. Attachants car ce sont tous les deux des écorchés vifs que la vie n'a pas épargné et qu'ils réussissent malgré tout à continuer d'avancer. Énervants car leur difficulté à communiquer m'a souvent perturbée. Les non-dits sont amenés dans l'histoire sous forme de flash-backs et j'avais souvent du mal à comprendre quand on passait du présent au passé et inversement. Il fallait à chaque fois que je revienne au début du paragraphe pour bien resituer les événements et c'est quelque chose que je n'aime pas trop faire. Après, c'est peut-être aussi parce que j'ai eu du mal à entrer pleinement dans cette histoire que j'ai du revenir souvent en arrière. Et j'ai eu du mal à entrer dans cette histoire parce que je me suis forcée à la lire à un moment où j'avais besoin d'autre chose.

Résultat des courses : je ne me forcerai plus à lire un livre qui ne correspond pas à mon humeur du moment. La Couleur de l'eau n'a été, à mes yeux, ni un bon livre, ni un mauvais livre. J'ai trouvé l'histoire intéressante mais j'ai vraiment eu du mal à en venir à bout. Trop noir et trop sérieux pour une lecture estivale.

Citations
Il devait l’admettre, il était imprudent. Aveugle au danger qui consistait à laisser une inconnue prendre possession de lui. Et si au début sa beauté pleine et chaleureuse l’avait empêché de penser à autre chose, tout le reste formait à présent l’hameçon accroché à ses tripes que rien ne pourrait arracher.

Quand Dave rentrait du travail, il se douchait et elle se précipitait vers lui pour embrasser ses lèvres humides. Elle avait envie d'entrer sous la douche avec lui, mais elle dormait toujours seule le soir dans le lit double. D'une certaine manière, les quelques pas entre la chambre et le salon, jusqu'à Dave, étaient devenus une longue distance qu'elle avait de plus en plus peur de franchir, comme si c'était une forêt sombre et menaçante, hantée par des bêtes à la gueule ensanglantée et de méchantes sorcières.

Elle s'était demandé comment il avait pu lui cacher un truc aussi énorme, son David transparent, mais bien sûr, elle le savait mieux que personne, et les mots étaient sortis de sa bouche avant que la nouvelle Alena presque bonne puisse les ravaler.

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

Un livre d'un auteur anglais

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 1 : Couleur

jeudi 28 juillet 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 18 - Remember Sunday


Je continue de profiter de mon abonnement Netflix avec, cette fois, un téléfilm romantique qui - très sincèrement - est bien meilleur que certains films! Encore une fois, je l'ai choisi aléatoirement : le titre et la présence d'Alexis Bledel ont suffi à me convaincre. Heureusement que Netflix a fait le choix de ne pas traduire le titre car en France, L'amour au jour le jour, est beaucoup moins accrocheur je trouve. Je ne l'aurais peut-être même pas remarqué avec un tel titre. Mais passons sur les détails. Tout comme The Duff m'avait rappellé Elle est trop bien, Remember Sunday m'a rappelé le film Amour et Amnésie avec Drew Barrymore et Adam Sandler étant donné qu'un des deux personnages souffre d'une amnésie bien particulière : à la suite d'un accident plutôt grave, leur mémoire ne leur permet plus de se souvenir des événements récents. Autrement dit, ils débutent chaque journée sans aucun souvenir de tout ce qu'ils ont vécu depuis l'accident...

Molly est serveuse et tombe un jour sous le charme d'un homme travaillant le magasin d'à côté. Ce beau garçon se nomme Gus et lui non plus n'est pas insensible au joli minois de la jeune femme. Alors qu'ils commencent à se fréquenter, Molly constate que Gus se comporte étrangement et lui cache des choses. Elle réalise qu'il a en réalité des pertes de sa mémoire à court terme...


Évidemment, ce problème devient encore plus handicapant quand on rencontre une fille car on l'oublie le lendemain. Au départ, Gus tente de cacher la vérité à la jolie Molly, notant des détails à son sujet, essayant d'agir comme un petit-ami normal. Mais la demoiselle va vite comprendre que Gus, qui semble pourtant gentil et attentionné, lui cache quelque chose. Bien qu'elle soit loin du compte. Bref, le scénario n'est pas très original et a été traité, comme je l'ai dit, dans Amour et Amnésie. Cela dit, si j'avais bien aimé le côté drôle et léger du film, j'ai préféré le ton poétique et romantique de Remember Sunday. Ce n'est plus un secret, j'adore Alexis Bledel - je crois que c'est le troisième films de mon challenge que je regarde pour elle - et j'adore la douceur et la gentillesse qui se dégagent d'elle. Je trouve son rôle vraiment en harmonie avec ce que j'imagine d'elle, j'aime sa sensibilité et sa façon de voir le bon en chacun dans ce film. Car malgré les maladresses commises par Gus, Molly tente toujours de voir au-delà, de comprendre et je pense que Gus ne pouvait pas mieux tomber...

Quant à Gus, il est interprété par un acteur que je découvre, Zachary Levi, et qui en plus d'être mignon à souhait est un très bon acteur. J'ai vraiment aimé son interprétation, sa façon d'avoir toujours l'air surpris en découvrant Molly et ses regards qui montrent qu'il retombe amoureux d'elle chaque fois qu'il la voit. J'ai adoré le personnage de Gus aussi dans sa façon de voir le monde, sa manière de surmonter chaque jour. Passionné par l'astronomie et les étoiles là où Molly aime les fleurs, les deux tourtereaux se sont malgré tout bien trouvé et leur histoire, quoi que compliquée, s'avère touchante. J'ai juste été un peu déçue par la fin qui n'en est pas vraiment une mais cela laisse place à tout un tas de possibilité...


 Au final, Remember Sunday aura été une vraie bonne surprise faute d'avoir été un coup de coeur. J'ai passé un très bon moment plein d'amour et de douceur en compagnie de deux personnages attachants, le tout sur une bande originale de qualité. Comme je le disais au début du film, il est des téléfilms qui méritent autant - voire plus - d'être vus que des films. Celui-ci en fait partie.


Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 26/07/2016)

mercredi 27 juillet 2016

[Série TV] Broadchurch - Saison 1


J'ai enfin trouvé un digne successeur à la série Orange is the New Black en Broadchurch. Je vous avoue que je suis très loin d'être une adepte des séries policières mais un ami avec qui j'ai beaucoup de points communs en matière de séries télévisées me l'a conseillée. En plus, avec un casting contenant David Tennant et Arthur Darvill, je ne pouvais vraiment pas passer à côté. Je me devais au moins de tenter l'expérience, quitte à ne pas en venir à bout mais au moins me faire ma propre idée. Et raison j'ai eu car j'ai enchaîné les 16 épisodes composant les 2 saisons en à peine quelques jours. Je viens donc aujourd'hui vous parler de la première saison de cette série anglaise à côté de laquelle j'étais passée, encore à cause d'a priori personnels que j'ai bien fait de mettre de côté!

Dans le village côtier de Broadchurch, dans le Dorset, la mort d'un garçon de 11 ans, Danny Latimer, fait voler en éclats l'équilibre de la communauté du village. L'inspecteur Alec Hardy, nouvellement nommé, et le lieutenant Ellie Miller vont devoir fouiller les secrets de chaque habitant pour trouver le coupable.



Contrairement à la plupart des séries policières qui répondent au schéma 1 épisode = 1 enquête, Broadchurch se penche sur la même enquête tout au long de la saison 1 : le meurtre du petit Danny Latimer. Retrouvé mort sur la plage, au pied de l'énorme falaise qui la surplombe, tout porte à croire que le petit garçon s'est donné la mort. Mais les indices vont très vite démontré qu'il a en fait été tué. L'enquête est confiée à Alec Hardy, inspecteur peu affable qui vient tout juste d'arriver à Broadchurch qui semble cacher quelques secrets. Il est accompagnée d'Ellie Miller qui, elle, connait bien les habitants de cette petite ville. Du coup, l'antagonisme entre les deux personnages va être au centre de cette enquête dans laquelle l'un va soupçonner tout le monde là où l'autre ne peut imaginer aucun des suspects comme réellement coupable.

Et c'est justement là la force de cette série policière qui, en prenant le temps de nous faire découvrir les habitants de Broadchurch, en fouillant dans le passé de chacun, nous permet de nous attacher aux personnages mais aussi de voir chacun d'entre eux comme un éventuel suspect : le père, le meilleur ami, le facteur, le prêtre... Personne n'est épargné et chacun va comprendre que les secrets refont toujours surface au mauvais moment, sont déformés pour répondre aux accusations présentes et être utilisés contre eux. Et le spectateur est au même niveau que les habitants et que les enquêteurs : on croit connaître l'assassin, et ce n'est pas lui. Ou peut-être pas. Bref, le suspens est vraiment présent tout au long de cette saison qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout. 





La série ne présente pas une enquête spectaculaire, il n'y a pas de violence, pas de scènes choquantes... C'est très contemplatif, très humain. Tout tourne finalement autour de la psychologie des personnages, qu'ils soient suspects ou enquêteurs, et autour de cette communauté soudée qui se déchire après la mort du petit Danny. Et tout cela ne saurait être crédible sans le talent des acteurs qui incarnent à la perfection autant le corps policier que les habitants de Broadchurch. David Tennant montre, une fois de plus, l'étendu de son talent car il campe un Alec Hardy plus vrai que nature. Aussi détestable (du moins au début) qu'il était adorable dans le rôle du 10e Docteur, on le voit souffrir dans son corps et dans son âme et on ne veut qu'une chose : savoir ce qu'il cache... Olivia Colman, alias Ellie Miller, est également parfaite dans un rôle compliquée, tiraillée entre son métier et sa confiance dans les habitants de sa ville. Et, évidemment, Arthur Darvill, qui interprète le prêtre de Broadchurch, est toujours aussi craquant et talentueux!


Finalement, Broadchurch a su me convaincre, j'ai franchement adoré cette première saison qui m'a montré qu'une série policière peut être vraiment différente que ce à quoi on est habitué. Une intrigue simple mais prenante, des personnages charismatiques et, je ne l'ai pas mentionné, mais un cadre vraiment magnifique : tous ces ingrédients font de Broadchurch une série que je ne saurais que recommander! 

mardi 26 juillet 2016

Top Ten Tuesday [34] - Les 10 univers de livre dans lesquels vous aimeriez aller

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani, puis sur celui de Froggy!

Les 10 univers de livre dans lesquels vous aimeriez aller


1 - L'univers de La Passe-Miroir
Source : Gueule-de-Loup
Visiter Anima et la Citacielle? Et comment! Je prépare ma valise et je file rejoindre Ophélie et Thorn! Je n'hésite pas à mettre cet univers en tout premier car c'est un des rares qui ne soit pas "imagés", pas de BD, films, séries... Juste des livres et des fanarts, donc ça m'intrigue...

2 - Poudlard
L'école des sorciers, évidemment! Comment passer à côté de cet univers unique et magique?

3 - Rivendell
J'adore l'univers du Seigneur des Anneaux mais si je ne devais choisir qu'un lieu, ce serait celui où vivent les elfes : Rivendell!

4 - Le Millénium d'Argent
Je rêve de découvrir le Royaume de la Lune de Sailor Moon depuis que je suis toute petite, et cela n'a pas changé :)

5 - Shugo Chara
On reste dans l'univers dans manga avec Shugo Chara! Parce que j'aimerais bien revenir en enfance et avoir des petits personnages qui m'aident à faire les bons choix! 

6 - Kingdom Hearts
Un manga qui me permet de visiter à la fois l'univers de Final Fantasy et celui de Disney? Je signe direct!

7 - La Baleine de Glaise
Le vaisseau qui navigue sur le sable dans le manga Les Enfants de la Baleine me fascine. Je ne sais pas si j'aimerais vivre dessus, mais j'aimerais aller y jeter un oeil quand même.

8 - Le Château de Hurle 
Plus connu sous le nom de "Château Ambulant" dans l'oeuvre de Miyazaki, il s'agit  à l'origine de l'univers d'un livre de Dianna Wynne Jones. Je ne sais pas si je voudrais y aller pour le château ou pour son habitant!

9 - La Sardaigne et Cagliari
Parce que les livres de Milena Agus me donnent toujours envie de découvrir cette île italienne..

10 - Le TARDIS
Évidemment, le seul endroit qui me permettrait de voir tous ces endroits à la fois! En plus, c'est plus grand à l'intérieur!



Et vous, quels sont les univers que vous aimeriez visiter?

lundi 25 juillet 2016

[1, 2, 3... Lundi Melodies] 13 - Pour Enfants

Rendez-vous musical hebdomadaire initié par Karsatag et La fabrique à sourires
et repris par PotitPanda.

Bonjour ami(e)s mélomanes!

Un nouvelle semaine de 1, 2, 3... Lundi Mélodies imaginé par Karsatag et La fabrique à sourire et repris depuis par Monsieur Panda! Le principe est assez simple : chaque semaine, un mot est proposé et nous devons faire une playlist des chansons auxquelles il nous fait penser.

Cette semaine, le thème est Pour enfants !

Encore une semaine qui m'inspire peu... Le thème suggère beaucoup de choses : Est-ce qu'il faut mettre des chansons faites pour les enfants? Qui parlent des enfants? Après une première sélection aléatoire j'ai décidé de partager des chansons dans lesquelles les interprètes rendent hommage à leurs enfants!

Je vous laisse découvrir ma sélection!

Morgane de toi, Renaud (1983)
>
Lola,
J'suis qu'un fantôme quand tu vas où j'suis pas
Tu sais ma môme que j'suis morgane de toi
J'suis morgane de toi

Je lui dirai, Céline Dion (2003)

Et que la vie l'appelle que le monde l'attend
Que la terre est si belle et le ciel est si grand
Qu'il est beau, que je l'aime, qu'il est ma vie, ma joie
Qu'il est un parmi des millions d'humains
Mais bien l'unique pour moi

Millésime, Pascal Obispo (2001)

Tu es mon millésime
Ma plus belle année
Pour ce bonheur en prime
Que tu m'a donné
Je suis à  jamais ta terre
C'est ça être père

Ma Révolution, Jenifer (2004)

Ma révolution porte ton nom
Ma révolution n'a qu'une seule façon
De tourner le monde
De le changer
Pour toi je ne cesserai jamais de marcher
Ma révolution porte ton nom

Bonus - Thea Sonata, Indochine (2002)

Tu es toute seule à pleurer là
À pleurer que c'est à cause de toi tout ça
Laisse moi croire que tu pardonneras
Laisse-moi tomber à tes pas 


Suivez le petit panda pour retrouver la playlist
POUR ENFANTS sur Youtube!



N'hésitez à participer à ce RDV musical
en cliquant ici!

C'est Lundi, que faites-vous? [55]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

Coucou !

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu/vu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire/regarder en ce moment?
3. Que vais-je lire/regarder ensuite ?


La semaine dernière, j'ai lu...

Les semaines se suivent et se ressemblent : moi toujours incapable de lire un roman, peu de temps libre, plein de choses à gérer et quand je suis enfin disponible, je préfère me plonger dans une série ou jouer à un jeu... Bref, je pense faire quelques chroniques de trucs lus y a longtemps en attendant de retrouver l'envie de lire.

J'ai vu...

Un film! Enfin! Je ne sais même plus à quand remontait la dernière fois que j'en ai vu un. Du coup, je recommence doucement avec un teen-movie léger et fun, The Duff, pour contrebalancer avec la série que j'ai regardé à côté : Broadchurch.


J'ai regardé les 2 saisons en seulement quelques jours. Moi qui ne suis pas très portée sur les séries policières, je dois dire que j'ai adoré celle-ci! Je ne sais pas si c'est parce que ça change du format 1 épisode = 1 affaire ou juste parce que je suis amoureuse de David Tennant, mais le meurtre du petit Danny Latimer m'a tenue en haleine du début à la fin! En tout cas, Broadchurch a réussi à me faire surmonter la panne ressentie après Orange is the New Black! Merci Netflix!


Enfin, j'ai aussi regardé la première saison de Bref.  dont j'avais vu quelques épisodes en vrac à l'époque où c'était diffusé à la télé et je dois dire qu'après tout ce temps, le concept marche toujours autant!

En ce moment, je lis...

Je continue La Couleur de l'eau de Kerry Hudson tout doucement, pas de déception mais pas un grand enthousiasme non plus...

Je regarde...

Je continue de regarder ma série en cours avec Chéri, Lost, et l'animé Barakamon dont il ne me manque plus que 2 ou 3 épisodes avant la fin!

Et je joue à...

J'ai mis Bravely Default en pause et je tente désespérément de platiner Lightning Returns sur mon New Game  + mais je pense qu'il va me falloir encore une partie pour en venir à bout...

Ensuite je lirai...

Du coup, le calendrier de prévision de lecture ne change pas beaucoup...


Et vous, vous avez lu/vu quoi de beau la semaine dernière? 
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