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mercredi 20 avril 2016

La Passe-Miroir, livre 1 : Les Fiancés de l'Hiver, Christelle Dabos

Enfin! C'est le premier mot qui me vient en tête alors que je me lance dans la chronique du premier livre de La Passe-Miroir : Les Fiancés de l'Hiver. Enfin j'ai pu emprunter ce livre à la médiathèque. Enfin, j'ai trouvé assez de temps pour le lire. Bref, enfin je me sens moins envieuse et moins à la ramasse quand je le vois partout sur vos blogs et enfin, je comprends l'engouement autour de cette saga! Ça fait beaucoup de "enfin", je vous l'accorde. Pour en revenir à ce roman, il a été publié suite à un concours organisé par Gallimard Jeunesse en 2012 et remporté par Christelle Dabos en 2013. Cette jeune femme, française qui habite en Belgique, a commencé à écrire quand elle est tombée malade. L'écriture lui a permis de surmonter cette épreuve (tiens, ça me rappelle quelqu'un...) et de là est née la saga de La Passe-Miroir. Saga pour le moins dépaysante et originale dans laquelle nous découvrons une héroïne, Ophélie, qui vit sur Anima et dont le pouvoir est de lire les objets. En effet, dès qu'elle touche quelque chose, elle a la capacité de connaître son passé et de capter en quelques sortes les sentiments de ceux qui l'ont tenu entre leurs mains avant elle. Aussi, elle doit porter des gants pour ne pas tout lire à tort et à travers, mais aussi pour ne pas marquer de sa propre emprunte des objets et ne pas les dénaturer. Mais elle a un autre pouvoir : elle peut traverser les miroirs. Pourtant, elle mène une vie tranquille auprès de sa famille et s'occupe d'un musée. Jusqu'au jour où elle  apprend que ses parents, en accord avec les Doyennes d'Anima, ont consenti à la marier à un homme d'une autre arche appelée le Pôle. 

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

La première chose à laquelle j'ai pensé en voyant la couverture de ce roman, c'est Le Château Ambulant de Miyazaki! Tout le monde fait la comparaison entre La Passe-Miroir et Harry Potter, et moi ça me rappelle plus le film d'animation japonais... je suis bizarre! Mais je vais vous dire pourquoi au fil de cette chronique. Mais revenons au début de l'histoire. J'avoue, j'ai eu un peu de mal à me plonger dans les 100 premières pages. Pourtant, l'ambiance était bien là, la magie était ambiante, la jeune Ophélie était attachante, maladroite et mystérieuse, mais j'avais des tas de choses en tête qui m'empêchaient de me concentrer uniquement sur le livre. Puis j'ai décidé de ne plus penser à rien, et ma lecture est allée très vite : en 2 jours c'était bouclé! J'ai donc suivi avec avidité les aventures d'Ophélie qui ne veut pas se marier mais qui se voit obligée de quitter son train de vie quotidien pour suivre un homme dont elle ne sait rien, Thorn, dans un lieu qu'elle ne connaît pas. Là-bas, rien ne se passe comme elle l'imaginait : elle doit se cacher car ses fiançailles ne sont pas vus d'un bon œil. Elle va apprendre à ses dépends que son fiancé est loin d'être aimé de ses semblables, que trois grandes familles aux pouvoirs différents se partagent le Pôle et aussi qu'il ne faut faire confiance à personne. Sa seule alliée : la tante de Thorn, Bérénilde. Une femme magnifique, mais aussi froide que son neveu. Heureusement, Ophélie affronte ce nouveau monde avec sa tante et marraine Roseline.

Lire un objet, ça demande de s’oublier un peu pour laisser la place au passé d’un autre. Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qu’ils se voient mieux qu’ils sont, ne pourront jamais. Alors crois-moi, ça ne court pas les trottoirs !

 Il y a plusieurs choses que j'ai énormément apprécié au cours de ma lecture, notamment le fait que nous découvrons tout cet univers au même rythme qu'Ophélie. Le lecteur est aussi perdu qu'elle et ne sait pas à qui ou à quoi il faut faire confiance. J'ai aussi aimé qu'Ophélie garde ses principes jusqu'à la fin et ne tombe pas sous le charme de Thorn à la première gentillesse venue. J'ai aimé les personnages en règle générale et je me suis tellement imaginé les scènes dans ma tête que je sais même quels acteurs je verrai dans quel rôle! Par exemple, j'imagine tellement Domhnall Gleeson dans la peau de Thorn! Avec son physique, on dirait qu'il vient tout droit du Pôle. Dans le rôle de Bérénilde, j'imagine deux actrices : soit la sublime Charlize Theron, soit Lena Headay (qui interprète Cersei Lannister). Enfin, dans celui d'Archibald, j'imagine très bien Sam Claflin (Finnick Odair). Il n'y a finalement qu'Ophélie que j'ai vraiment du mal à me représenter, peut-être parce qu'elle n'est pas sous sa véritable apparence durant une grande partie de l'histoire. En parlant d'apparence, c'est justement ce qui m'a vraiment donné l'impression d'être dans Le Château Ambulant. Toutes ces pièces agencées par Hildegarde, qui ne sont jamais au même endroit m'ont vraiment rappelé le fait que le château de Hauru est à plusieurs endroits à la fois, et que selon la couleur d'une petite roulette, la porte s'ouvre dans différents lieux. De même, le fait de camoufler la misère sous les illusions m'a rappelé ce même film ainsi qu'un épisode de la série Doctor Who Classics (donc celle des années 60).

Elle se sentait soulagée. Thorn était un énergumène à peine civilisé, qui culminait deux têtes au dessus d'elle et dont les longues mains nerveuses semblaient exercées aux armes. Mais au moins, il ne l'aimait pas. Et il ne l'aimerait pas davantage à la fin de l'été, lorsque le délai traditionnel entre les fiançailles et les noces se serait écoulé.


Il y aurait des tas de choses à dire sur ce premier tome de La Passe-Miroir, et en même temps beaucoup de choses ont déjà été dites, ou ne doivent pas l'être. Ce que je retiens de cette histoire, c'est que l'auteure n'a pas hésité à sortir des sentiers battus, à ne pas nous donner ce à quoi l'on s'attend. On entre dans un monde complètement nouveau et l'on tâtonne autant qu'Ophélie pour comprendre ce qu'il se passe. Cela peut être déroutant, j'ai lu quelques critiques qui, justement, n'avaient pas aimé ne rien savoir. Mais personnellement, j'ai trouvé que ça rendait l'histoire encore plus prenante car on a envie d'en savoir toujours plus. Et pour cela, il ne me reste plus qu'à me lancer dans le deuxième livre!

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un roman primé

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 2 : Ponctuation

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