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Final Fantasy Type-0

jeudi 21 avril 2016

A Silent Voice [1] - Yoshitoki Oima

Titre original :  聲の形
[Koe no Katachi]
Dessin : Yoshitoki Oima
Scénario : 
Yoshitoki Oima
Traduction Géraldine Oudin
Editions : KI-OON
Date de parution japonaise : 2013
Date de parution française : 2015


Quatrième de Couverture
Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable...


J'avais emprunté ce manga à la médiathèque une première fois, l'année dernière, mais je ne sais pas pourquoi je n'avais pas pris la peine de le lire. Depuis, j'en ai lu et entendu tellement de bien que je me suis dit qu'il ne fallait pas que je passe à côté et je l'ai réemprunté. J'ai tellement bien fait! Ce manga est tout simplement magnifique et aborde des sujets réels, graves et qui, pourtant, ne sont pas forcément pris au sérieux. Ce premier volume commence par une rencontre : celle de Shoko et de Shoya. Mais après seulement quelques pages, nous revenons six ans dans le passé. Pourquoi? Et bien parce que les deux adolescents se sont déjà rencontrés, mais dans des circonstances plutôt dramatiques. La petite Shoko est née sourde, ce qui entraîne de la curiosité, de l'incompréhension et des moqueries de la part de ses camarades de classe et un en particulier : Shoya. C'est un garçon qui cherche tout ce qu'il peut pour ne pas s'ennuyer, pour briser la routine. L'arrivée de Shoko va être l'occasion pour lui de s'amuser... aux dépends de la jeune fille qui ne comprends pas vraiment ce qui lui arrive.


Si tous les élèves se moquent plus ou moins d'elle, c'est Shoya qui met le plus de cœur à l'ouvrage, allant de plus en plus loin dans ses moqueries et ses brimades. Il passe de la simple parole aux actes au point que la famille de Shoko est obligée d'intervenir. Le garçon va alors se retrouver dans la même situation que Shoko : tous les autres vont se retourner contre lui et il va se retrouver seul. Mais au lieu de se rapprocher d'elle, il va au contraire la détester encore plus et continuer de lui mener la vie dure... jusqu'à ce qu'elle n'ait plus d'autre choix que de changer d'école. Il aura fallut en arriver là pour que Shoya comprenne son erreur... trop tard.Tout le premier volume est donc un flashback qui nous permet de comprendre comment était Shoya et ce qu'il a fait subir à Shoko. Mais ce procédé n'est pas là pour excuser les agissements du garçon, seulement pour que nous comprenions la réaction de Shoko lorsqu'elle se retrouve en face de lui, et vice-versa. Le sujet est donc très bien amené, les personnages sont totalement crédibles ainsi que tout ce qui se passe. Une belle mise en bouche qui ne donne qu'une envie : connaître la suite. Comment les personnages vont-ils finir par se rapprocher?


A Silent Voice a donc été une très belle découverte. Le manga traite d'une façon très juste un sujet difficile, et très peu abordé. La petite Shoko est attachante et on aimerait presque pouvoir entrer dans le manga pour pouvoir l'aider, et faire comprendre leur stupidité aux autres élèves. Mais ils sont en CM2... Et à cet âge-là, la différence est très mal vue (d'ailleurs, pour certains ça n'évolue malheureusement jamais!). Bref, une seule petite remarque : le manga est classé en shônen, je trouve cela peu pertinent. Mais bon, ce n'est qu'une question de catégorie pas très grave. Mais ne vous attendez pas à lire du Naruto, ce ne sera pas le cas.

Challenge Petit Bac 2016
Ligne Manga : Lettre isolée
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