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jeudi 17 mars 2016

[#leFilmDeLaSemaine] 10 - Brooklyn


Ayant découvert Saoirse Ronan récemment dans Violet & Daisy, j'ai eu envie de la découvrir dans un autre rôle : en l’occurrence celui d'Eilis Lacey, une jeune irlandaise qui part aux Etats-Unis, à Brooklyn, afin de ne plus vivre aux dépends de sa mère et de sa sœur. Je n'avais pas particulièrement d'attente concernant ce film, si ce n'est que j'aime beaucoup l'époque à laquelle il se déroule, et que l'Irlande est aussi un pays qui m'attire énormément. Pour le reste, j'y suis allée - comme qui dirait - à l'aveugle. Aussi, je ne peux pas dire que j'ai été déçue - je ne me suis d'ailleurs pas ennuyée - mais je n'ai pas non plus été transportée par cette histoire de dépaysement, cette romance, ce triangle amoureux dont la fin m'a cependant un peu surprise.


Dans les années 50, attirée par la promesse d'un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays... Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays... et entre deux hommes.

Le premier, et peut-être le plus gros reproche que je pourrais faire à ce films, ce serait de trop jouer sur les clichés. Comme le montre l'image juste au-dessus par exemple, les adieux entre les deux sœurs - certes déchirants - sont filmés d'une façon un peu too much qui prête presque à sourire... Mais au-delà de cette mise en scène, il y a des clichés du genre Eilis est Irlandaise et elle s'habille toujours en vert, ou bien elle rencontre un italien qui est... plombier (OK, ça c'est peut-être un cliché que chez les amateurs de Nintendo). Bref, ce sont des détails mais ils fourmillent tout au long du film, rendant difficile l'immersion complète dans ce récit pourtant touchant. D'autant plus touchant que, si je n'ai pas changé de pays, j'ai changé de région 3 fois (Marseille -> Pays Basque -> Région Parisienne), donc je suis un peu familière des dépaysement et j'aurais d'autant plus dû être affectée par ces séparations et les tristesses qu'elles engendrent...


Tout ça est quand même dommage car l'histoire est très jolie, triste mais optimiste, et nous donne une bonne image de la condition des femmes il y a de cela quelques décennies à peine. La jeune Eilis correspond parfaitement à cette image de femmes qui donnent l'impression d'être indépendante mais qui, en fait, font les choix qu'on attend d'elles. Si elle part aux Etats-Unis, c'est parce que sa sœur espère qu'elle aura un meilleur avenir là-bas et pas parce qu'elle veut y aller. Si elle reste malgré les difficultés qu'elle rencontre à Brooklyn, c'est pour ne pas être un fardeau pour sa famille. Et même lorsqu'elle rencontre celui grâce à qui elle va tenir le coup, Tony le plombier italien, aussi gentil et respectueux qu'il soit, elle accepte toutes ses propositions car elle est, selon ses propres mots, "conciliante". Et c'est l'adjectif qui qualifie effectivement le mieux la jeune femme qui fera toujours ce qu'on attend d'elle, quitte à laisser de côté ses propres désirs. Et voulant sortir de ce carcan qui ressemble à une spirale infernale, son choix final ne dépendra finalement, lui aussi, que de ce qu'on attend d'elle.


La jeune Saoirse Ronan (prononcé Sircha pour ceux qui se posent encore la question) interprète ce rôle à merveille. Il faut dire que son histoire personnelle et celle d'Eilis sont étroitement liées car, d'origine Irlandaise, elle a été élevée dans cette double culture. Très jolie et simple, elle a vraiment cette beauté particulière qui fait qu'on comprend pourquoi autant les Américains que les Irlandais succombent à son charme. En parlant d'Irlandais, ce film a été aussi l'occasion pour moi de redécouvrir Domhnall Gleeson que je connaissais - comme beaucoup je suppose - pour avoir interprété le rôle de l'aîné des Weasley, Bill, dans Harry Potter (et dans le dernier Star Wars aussi, mais ça m'a moins marquée). Avec son petit air de Benedict Cumberbatch version roux, j'ai succombé à son charme et à son talent! J'ai été moins conquise par l'interprétation d'Emory Cohen dans le rôle de Tony mais j'ai été ravie de découvrir Emily Bett Rickards dans un autre rôle que celui de Felicity Smoak! Je trouve que son physique correspond parfaitement aux critères des années 50 et ce style lui va à ravir!


Finalement, si je devais faire le bilan de ce film, je ne peux pas dire que je me sois ennuyée. Vraiment pas. Mais je n'ai pas été transportée. En fait, ce Brooklyn fait le boulot, ni plus ni moins. Mais j'avoue que je me suis parfois demandé s'il avait été fait dans l'optique de montrer à quel point la vie aux Etats-Unis est mieux qu'en Irlande, car la vision de ce pays est finalement assez pessimiste par moment... A savoir que le film est inspiré d'un livre de Colm Toibin, auteur Irlandais donc, publié en 2011.


Brooklyn
Brooklyn Bande-annonce VO

Film vu dans le cadre du challenge
(vu le 14/03/2016)
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