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Final Fantasy Type-0

vendredi 11 mars 2016

L'Aiguille creuse, Maurice Leblanc

Dur dur de retrouver un rythme régulier après des vacances attendues mais trop courtes! Néanmoins, j'arrive à trouver un peu de temps pour lire, et un peu de temps pour venir vous en parler! Aujourd'hui, je viens donc vous parler d'une lecture faite dans le cadre de mon mémoire puisqu'il s'agit d'une des aventures du célèbre Arsène Lupin, personnage imaginé par Maurice Leblanc en 1905 et qui est non seulement très connu en France, mais également au Japon où Lupin III, petit-fils d'Arsène, a son manga (publié entre 1967 et 1969 en 14 volumes), sa série animée avec plus de 250 épisodes et dont la dernière saison ne date pas d'il y a plus longtemps que 2015, et même un film d'animation signé Hayao Miyazaki, Le Château de Cagliostro, sorti en 1979! C'est pour dire si, aujourd'hui encore, le célèbre gentleman-cambrioleur est encore présent dans les esprits...

Arsène Lupin est-il mort ? Ou a-t-il enfin trouvé son maître ? Un lycéen surdoué, détective amateur, prétend avoir percé le mystère de l'abbaye en ruine; il est sur la piste de secret tellement considérable que seul les roi de France en possédait la clef... Le gentleman-cambrioleur, déjà vaincu par l'amour, sera-t-il pris au piège par Isidore Beautrelet ?

Quand j'ai commencé ce roman, je ne pensais pourtant pas être emballée plus que ça par les aventures d'Arsène Lupin. Tout d'abord, il faut savoir que je ne suis pas du tout adepte des romans policiers (c'est d'ailleurs la première chronique du genre que je fais!) et j'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire... Les 100 premières pages m'ont parue pénibles et j'ai cru que je n'en viendrai jamais à bout. Peut-être aussi que je n'étais pas en condition pour cette lecture car j'étais en vacances et que j'avais plus en tête les lieux à visiter que mes obligations scolaires... Quoi qu'il en soit, toute la partie sur le vrai/faux cambriolage où rien n'a été volé et sur le coup de feu tiré sans cadavre retrouvé m'a parue ennuyeuse. Cependant, à partir du chapitre 4, je me suis vraiment laissée prendre au jeu de l'enquête menée par le vrai héros de ce roman, Isidore Beautrelet, qui part non seulement les traces du plus grand cambrioleur de tous les temps mais aussi sur celles d'un secret vieux comme le monde, qui a fait et défait les plus grands hommes : celui de l'aiguille creuse! C'est alors non seulement une enquête sur des cambriolages qui se joue, mais aussi un face à face entre ces deux hommes à l'intelligence hors normes ainsi qu'une plongée dans l'Histoire de France telle qu'on ne l'imagine pas...

"Le problème de l'Aiguille creuse", comme l'appelaient les innombrables Œdipes qui, penchés sur les chiffres et sur les points, tâchaient de leur trouver une signification... L'Aiguille creuse! association déconcertante de deux mots, incompréhensible question que posait ce morceau de papier dont la provenance même était inconnue! Était-ce une expression insignifiante, le rébus d'un écolier qui barbouille d'encre un coin de feuille? Ou bien était-ce deux mots magiques par lesquels toute la grande aventure de l'aventurier Lupin prendrait son véritable sens? On ne savait rien.

Ce qui m'a le plus étonnée dans ce roman, c'est la façon dont les choses évoluent et nous surprennent! On est mené en bateau tout comme l'est Isidore, et quand on pense enfin tenir Lupin, il a trouvé un subterfuge pour avoir une longueur d'avance sur nous tous! C'est vraiment un personnage haut en couleurs que j'aurais peut-être aimé connaître un peu mieux - mais son mystère fait partie de son charme! Et puis L'Aiguille creuse est le troisième volume d'une sorte de trilogie et je suppose (car je ne les ai pas lus) que les deux tomes précédents devaient donner quelques indications qui m'ont manquée lors de la lecture de celui-ci. Quoi qu'il en soit, j'ai aussi beaucoup apprécié l'humour qui se dégage de ce roman (avec un détective nommé Herlock Sholmès, comment peut-il en être autrement?) alors que l'histoire est quand même assez sombre et les énigmes très bien menées voire parfois assez complexes - bien que considérée comme littérature jeunesse d'ailleurs...

Ce fut horrible pour Beautrelet. La vérité était là, dans ces yeux qui avaient vu les murs du parc derrière lesquels son père l'attendait, dans ces mains qui avaient ramassé la lettre, dans ce cerveau confus qui avait enregistré le lieu de cette scène, le décor, le petit coin du monde où se jouait le drame. Et de ces mains, de ces yeux, de ce cerveau, il ne pouvait tirer le plus faible écho de cette vérité si proche!


Finalement, cette aventure d'Arsène Lupin passe à côté du coup de cœur à cause d'un début très long à se mettre en place. J'ai mis autant de temps à lire les 100 premières pages que les 250 suivantes... Néanmoins, j'ai vraiment apprécié la tournure que prennent les événements, les différents rebondissements inattendus, l'humour et la plume de Maurice Leblanc que je découvre pour la première fois. Je pense me procurer prochainement les deux romans précédents, et pourquoi pas quelques suivants!

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un livre pour enfant

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 1 : Ponctuation
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