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mardi 2 février 2016

L'Arabe du futur : Une jeunesse au Moyen-Orient (1978 - 1984) - Riad Sattouf

Depuis que cette BD est arrivée à la médiathèque de mon village, elle m'intrigue. D'autant plus que la bibliothécaire n'arrêtait pas de me répéter à quel point elle est géniale. J'ai profité de ma bonne résolution de lire des BD cette année, et du Challenge Petit Bac 2016 pour me lancer! Et j'avoue que je ne savais pas du tout à quoi m'attendre car je ne connais pas l'auteur et que je n'avais pas lu quoi que ce soit au sujet de cette oeuvre. Il faut savoir que je l'ai lu très très rapidement, j'avais très envie de savoir ce qui allait arriver au petit Riad. Aussi, je n'ai pas été déçue mais L'Arabe du futur m'a énormément rappelé Persepolis de Marjane Satrapi que j'avais, pour le coup, vraiment adoré. Je crois donc que ma perception de la biographie en image de Riad Sattouf a un peu souffert de la comparaison d'avec celle de Marjane Satrapi qui n'a cessé de s'opérer, même inconsciemment, du début à la fin. 

Ce livre raconte l’histoire vraie d’un enfant blond et de sa famille dans la Lybie de Khadafi et la Syrie d’Hafez Al-Assad.

[Période Française]
L'histoire commence avant la naissance de Riad, lorsque sa mère - bretonne - accepte de boire un café avec son père - syrien - qu'elle trouve un peu lourd mais dont elle a pitié. Finalement, le café va se transformer en un petit blondinet du nom de Riad, héros de notre histoire qui va nous raconter la vie qu'il a mené jusqu'à ses 6 ans, partagé entre la France, la Libye et la Syrie. Après ses études, Abdel-Razak - devenu docteur avec une mention honorable - obtient un poste à Tripoli, en Libye [symbolisée par la couleur jaune]. C'est là que le petit Riad va découvrir Khadafi et vivre dans une maison quelque peu vétuste et dépourvue de verrou dans laquelle il passera la plupart du temps auprès de sa maman. Puis, après un retour en France [symbolisée par la couleur bleue], c'est le retour au pays pour le papa : la Syrie [symbolisée par la couleur rouge]. Le petit Riad va faire la connaissance de ses cousins, pas toujours accueillants, de sa famille en général, et des coutumes de ce pays qu'il ne connaît pas. Il va aussi devoir faire la place à un petit frère qui accapare toute l'attention de ses parents, tandis qu'il était habitué à être la star. Puis il y a le problème de l'école, celle qui lui permettra de devenir, comme dit son père, "l'arabe du futur"...

[Période Libyenne]
Ce que j'ai apprécié dans cette BD, tout d'abord, c'est la simplicité et la tendresse avec laquelle Riad Sattouf revient sur son enfance. Le dessin est enfantin, un peu naïf, et représente parfaitement l'état d'esprit du petit Riad qui, avant ses 6 ans, dessinait déjà Pompidou. Puis je trouve que ce genre d'histoire est toujours très instructif... Pour moi qui n'ait jamais dépassé les frontières de l'Europe, et qui ne suis pas forcément très instruite en histoire géo-politique, ça me permet de m'ouvrir à autre chose et, peut-être, de mieux comprendre certains enjeux actuels. Car oui, si la BD traite de la période 1978 - 1984, elle n'en reflète pas moins les causes de certaines conséquences actuelles. Causes qu'on ne peut pas comprendre complètement si on a pas réellement vécu dans ces pays.

[Période Syrienne]


Au final, L'Arabe du futur manque la mention Coup de cœur de très peu! Je ne me suis pas ennuyée en lisant l'histoire du petit Riad mais je n'ai vraiment pas pu m'empêcher de la comparer à celle de Marjane Satrapi. De fait, je n'ai pas été autant emportée par L'Arabe du Futur que par Persepolis. Sans doute parce que le regard que porte Riad est plus naïf mais moins onirique que celui que portait celle qui parlait avec Dieu...

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

2016 Reading Challenge 
Un livre d'un auteur français

Challenge Petit Bac 2016
Ligne BD : Gros mots
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