Les dernières chroniques

Final Fantasy Type-0

vendredi 10 avril 2015

Big Eyes


Cela faisait tellement longtemps que je ne pouvais plus profiter de mon abonnement à l'UGC que j'ai décidé de me ménager un créneau cinéma hebdomadaire! Du coup, j'ai vu pas mal de films depuis les trois dernières semaines dont le premier a été Big Eyes : le tout dernier Tim Burton. J'avoue que j'étais complètement déconnectée de l'actualité cinéma et que je ne savais même pas que ce film allait sortir. Mais comme j'adore le réalisateur, quand je l'ai vu à l'affiche je n'ai pas vraiment hésité. Mais quand j'ai vu l'affiche et lu le synopsis, j'étais conquise! Je ne connaissais pas du tout Margaret Keane, ni ses "Big Eyes", mais j'ai été ravie de découvrir cette histoire, cette imposture, à travers le regard de Tim Burton et avec les acteurs talentueux que son Christoph Waltz et Amy Adams.


Big Eyes raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants malheureux aux yeux immenses. La surprenante et choquante vérité a cependant fini par éclater : ces toiles n’avaient pas été peintes par Walter mais par sa femme, Margaret. L’extraordinaire mensonge des Keane a réussi à duper le monde entier. Le film se concentre sur l’éveil artistique de Margaret, le succès phénoménal de ses tableaux et sa relation tumultueuse avec son mari, qui a connu la gloire en s’attribuant tout le mérite de son travail.

Ce film est très très loin de ce qu'on pourrait attendre d'un Tim Burton et je pense que, peut-être, beaucoup de fans de la première heure ont pu être déçus. Pourtant, j'avais personnellement été assez déçue des derniers films du réalisateur - notamment Alice au Pays des Merveilles et Dark Shadows - pourtant fidèles à son univers et j'ai été vraiment contente de le voir s'intéresser à autre chose. De faire quelque chose qu'on attendait pas forcément de lui (cela dit, ce n'est pas la première fois que Burton s'adonne au Biopic, on se souviendra d'Ed Wood en 1994). Bref, Big Eyes est visuellement majestueux. Coloré avec quelques passages plutôt sombres, j'ai adoré me retrouver dans l'Amérique des années 50 où tout est minutieusement, méticuleusement étudié pour une immersion totale, des décors aux costumes en passant par les coiffures et le maquillage. Et que dire de la prestation des acteurs?


Christoph Waltz a parfaitement interprété le personnage de Walter Keane parfaitement adorable et détestable. Il passe de l'un à l'autre avec une facilité déconcertante, si bien qu'on comprend pourquoi Margaret tombe sous le charme avant de se rendre compte de celui qu'il est vraiment... Quant à Amy Adams, elle nous montre encore ici l'étendue de son talent. Celle que j'ai découverte en 2007 dans le rôle de la Princesse Giselle d'Il était une fois a parcouru un long chemin depuis et ne cesse de m'étonner. Quand on voit les photos de la véritable Margaret Keane, on comprend aisément la raison du choix de cette actrice de talent qui a délaissé le long roux pour le court blond mais qui est toujours aussi ravissante. Une autre actrice m'a également interpellée, il s'agit de Krysten Ritter qui interprète l'amie de Margaret, DeeAnn. Je la connaissais pour l'avoir vue dans Gilmore Girls mais aussi dans un certain nombre de comédies romantiques, mais je trouve qu'elle mérite sans doute mieux que des seconds rôles...


Comme je le disais, il s'agit ici d'un biopic. De ce fait, Tim Burton n'a pas pu se laisser autant aller à la fantaisie et à la loufoquerie qu'à son habitude. Pour autant, certains détails ne trompent pas sur l'origine du réalisateur. Tout d'abord, le choix de faire un biopic sur Walter et Margaret Keane n'est pas anodin. Les peintures de l'artiste sont totalement dans l'optique de l'univers Burtonien... Quand on pense aux personnages imaginés par Tim Burton - qu'il s'agisse de Victor, héros des Noces Funèbres et de Frankenweenie ou de Sally dans L’Étrange Noël de M. Jack - on ne peut que noter la taille démesurée de leurs yeux. Je pense donc qu'au-delà de l'histoire d'imposture - certes impressionnante - dont a été complice et/ou victime Mme Keane, Tim Burton a voulu rendre un hommage à une artiste qui l'a inspiré et qui, sans doute, l'inspire toujours. Puis il y a certaines scènes, comme celles où Margaret voient les gens avec de "big eyes" qu'on ne peut trouver que sous la direction d'un réalisateur tel que Tim Burton, surtout dans un biopic dramatique...

Quelques "Big Eyes" de Margaret Keane

En conclusion, Big Eyes est un film que j'ai vraiment apprécié pour toutes les raisons évoquées au-dessus et parce que j'ai découvert une artiste que je ne connaissais absolument pas, ce qui m'a permis de découvrir une autre facette d'un réalisateur que j'admire depuis toujours. Je vous laisse avec la bande-annonce qui, j'espère, saura finir de vous convaincre d'aller voir ce film!


jeudi 9 avril 2015

Birth Marked : Bannie - Caragh M. O'Brien

Cela fait tellement longtemps que j'ai lu le premier tome de cette trilogie qu'est Birth Marked que j'avais peur d'avoir oublié l'histoire de Gaia. Je pense qu'il y a certaines subtilités qui ont du m'échapper mais, dans l'ensemble, la lecture du deuxième tome - Bannie - m'a permis de me remémorer la plupart des événements sans pour autant qu'il ne s'agisse d'une succession de flashbacks. La fin du premier tome, ça je m'en souviens, m'avait laissée complètement abasourdie et j'avais vraiment hâte de savoir ce qu'il allait advenir de Gaia et de sa petite sœur Maya. Bannie m'a donné cette réponse et m'a emmenée dans un univers totalement différent de l'Enclave : Zile.

Quand un simple baiser est un crime, aimer peut vous coûter la vie.

Gaia a quitté l'Enclave, fuyant ses lois cruelles, pour partir à la recherche de sa grand-mère dans la Forêt Morte. Mais ce qu'elle y découvre est bien loin de l'asile qu'elle espérait. .. La jeune fille devra une nouvelle fois puiser au plus profond d'elle-même pour sauver ceux qu'elle aime et briser les interdits.


Dans ce deuxième tome de Birth Marked, Gaia arrive dans la Forêt Morte comme on le lui avait conseillé. Ni elle ni nous, lecteurs, ne savions ce qui l'attendait là-bas ni même si cette fameuse forêt existait vraiment. Et ce qu'elle découvre est loin de tout ce à quoi l'on pouvait s'attendre! Le village de Zile a ses propres lois, ses propres règles et si Gaia veut vivre, elle devra s'y plier. Aussi injustes ou étranges que ces lois lui paraissent, elle devra tenter de les comprendre. Comprendre pourquoi dans ce village, ce sont les femmes qui règnent, comprendre que les hommes n'ont pas leur mot à dire et comprendre également que les relations entre personnes de sexe différent ne sont pas anodines. Un simple geste déplacé et tout peut basculer. A Zile, c'est donc la Matriarche qui fait la loi et s'il est quelqu'un d'aussi têtue que Gaia, c'est bien elle. Cela dit, tout ce qu'elle souhaite, c'est sauver Zile du manque de femmes. 

Nous sommes environ deux mille à vivre à Zile. Neuf sur dix sont des hommes et, à chaque génération, l'écart se creuse. Naturellement, les hommes ne peuvent pas avoir d'enfants. Ce qui signifie que, simplement pour maintenant notre population à son niveau actuel, chacune des deux cents femmes de notre communauté doit enfanter dix fois.

Gaia mettra énormément de temps à accepter ces règles, et elle devra faire des choix difficiles entre ses convictions et ceux qu'elle aime. Mais elle sera forcée de s'habituer à la vie au sein de la communauté de Zile puisqu'une force mystérieuse empêche quiconque de quitter le village sans mourir... Je trouve que dans Bannie, le personnage de Gaia prend en profondeur et en maturité. Elle essaye d'être en accord avec elle-même, même si elle ne prend peut-être pas toujours les bonnes décisions. Le personnage de Léon est, quant à lui, plus nuancé et j'avoue avoir eu du mal à réellement m'attacher à lui alors que je l'avais apprécié dans le premier tome. Mais l'arrivée d'autres personnages tels que les frères Chardo, la Matriarche Olivia, Peony ou encore Norris donne un nouvel élan à l'histoire, et permet d'envisager de multiples possibilités. D'ailleurs, le comportement imprévisible de Gaia offre des rebondissements assez inattendus tout au long du roman bien que j'avoue avoir été un peu déçue par le choix final.

Elle se rappelait alors la tranquilité de la grange de Will, et penser à Will lui rappelait Peter. Et cela la rendait anxieuse. Elle se trouvait en terrain inconnu et elle détestait cette sensation de perpétuelle incertitude.


La suite des aventures de Gaia a donc été un coup de cœur pour moi! Une écriture toujours aussi agréable, un récit prenant et une mise en page soignée : le deuxième tome de Birth Marked m'a encore plus donné envie de connaître le fin mot de cette histoire. Bientôt, donc, la chronique du troisième et dernier tome de la trilogie : Captive!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...