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jeudi 24 juillet 2014

Nos étoiles contraires - John Green

Nos étoiles contraires, c'est LE livre dont j'ai entendu parler partout ces derniers temps. Même ma petite cousine voulait absolument le lire. Et moi, dans ma bulle, je ne savais pas de quoi il était question. Alors je me suis un peu renseignée : une histoire d'adolescents atteints du cancer. Et je vous l'avoue, j'ai mis du temps avant de me lancer dans cette lecture parce que le cancer, c'est un sujet plutôt très présent dans ma famille. J'avais un peu peur d'être mise face à une histoire beaucoup trop éloignée de la réalité, ou une histoire niaise, transpirant les bons sentiments et inspirant la pitié envers les malades. J'avais aussi peur, à l'inverse, que l'histoire me touche beaucoup trop, que ce ne soit pas un livre pour les personnes ayant côtoyer le cancer d'aussi près mais un livre pour montrer cette réalité à ceux qui y sont étrangers. Mais il n'y a qu'en se plongeant dans la lecture du roman de John Green que je pouvais obtenir des réponses à mes doutes et c'est ce que j'ai fait. Et je n'ai aucun regret car Nos étoiles contraires est tout simplement un livre magnifique!

Entre rire et larmes, le destin bouleversant de deux amoureux de la vie.
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature.
Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

On entre donc dans le quotidien d'Hazel Grace Lancaster, jeune fille de 16 ans atteinte d'un cancer, et d'Augustus Waters, 17 ans, qui a eu un cancer. Qui est en rémission comme on dit. Ces deux personnages se rejoignent sur un point : ils ont décidé qu'ils ne se réduisaient pas à leur maladie. Aussi, ils décident d'aborder la vie du bon côté, de ne pas s'apitoyer sur leur sort et de profiter du temps qu'il leur reste à vivre ensemble. Ils ne veulent pas inspirer la pitié autour deux et ils y parviennent au moins à nos yeux à nous, lecteurs. Ils y parviennent par une déroutante clairvoyance sur leur situation, qui les pousse à tout prendre je dirais presque à la légère et avec un humour parfois teinté de noir, souvent teinté d'espoir. Parce que oui, Hazel est consciente de sa situation, elle sait que le temps lui est compté, elle sait qu'elle est une "grenade", que tôt ou tard des gens souffriront de sa perte. Et tout au long du roman, elle se remet en question, elle cherche la bonne attitude à adopter. Savoir qu'on est une grenade nous oblige-t-il à nous éloigner des gens? Ou, au contraire, doit-on profiter de ce temps avec eux? Et le mieux pour répondre à cela, c'est d'être entourée de personne tout autant concernée, comme Augustus Waters qui s'est lui aussi posé les mêmes questions.

S'ensuivait une séance de masturbation collective censée nous remonter le moral : tout le monde racontait ses batailles, ses victoires, ses psys et ses scanners. On pouvait aussi parler de la mort, ce qui est à mettre au crédit de Patrick. Mais la plupart des participants n'allaient pas mourir. Ils deviendraient des adultes, comme Patrick. (Ce qui signifiait que la compétition était rude, chacun voulant non seulement vaincre le cancer, mais ses petits camarades aussi.)

Mais Nos étoiles contraires, ce n'est pas que l'histoire de deux adolescents cancéreux. C'est aussi l'histoire de leurs familles, de comment envisager la perte d'un enfant. Doit-on les protéger de tout? Ou au contraire, les laisser profiter à fond du temps qu'il reste? C'est aussi l'histoire d'autres enfants cancéreux, comme Isaac, et de leurs relations au monde. En somme, ce sont des histoires qui se croisent, des histoires touchantes, mais jamais larmoyantes car portées par des personnages vrais, sincères, qui nous font passer du rire aux larmes en quelques mots. J'ai d'ailleurs également beaucoup apprécié l'idée d'avoir inséré un écrivain dans cette histoire, mais surtout un écrivain très loin de l'image qu'on se fait de lui. C'est vrai qu'on a toujours tendance à idéaliser celui ou celle qui a écrit quelque chose qui nous touche, et cette image un peu trop édulcorée de l'écrivain est ici déconstruite d'une manière qui me rappellerait presque celle d'Amélie Nothomb dans son Hygiène de l'assassin. Je ne vais pas m'éterniser ici au sujet de Van Houten car ce n'est cependant pas un personnage que j'ai apprécié mais j'ai trouvé son insertion à l'histoire intéressante car, pour moi, il est une réponse à ceux qui trouveraient que Hazel et Augustus sont trop matures, trop courageux, trop réalistes sur leur sort pour être vrais. C'est peut-être le cas mais... ce sont des personnages fictifs et plus ou moins crédibles qu'ils soient, ils sont géniaux, ils sont vivants, et ils sont une promesse d'espoir.

"Ça sent bon le bon vieux cadeau cancer, ton truc."
Les cadeaux cancer sont ces petits privilèges que seuls les gamins atteints d'un cancer obtiennent : un ballon de basket dédicacé par un grand sportif, pas de punition pour les devoirs rendus en retard, un permis de conduire qui n'est pas mérité, etc.


Est-ce bien la peine de faire une conclusion pour vous dire que Nos étoiles contraires a été un vrai coup de cœur pour moi? En tout cas, je vais au moins terminer sur quelques mots au sujet du film qui sort bientôt au cinéma, avec Shailene Woodley dans le rôle d'Hazel - qu'on a découvert en tant que Triss dans Divergente - et Ansel Elgort - qui jouait le frère de Triss dans le même film - dans la peau d'Augustus. Côté casting, une bonne surprise donc, mais est-ce que je serai capable d'aller voir le film, sachant que certaines scènes du livres ont été difficiles à lire pour moi et mon émétophobie (phobie du vomi)? Je ne sais pas, et je pense que je vais attendre que l'un ou l'une d'entre vous vienne me dire si ce genre de scènes dans le film sont nombreuses et surtout si elles sont vraiment explicites...
En tout cas, ce qui est encourageant dans la bande-annonce, c'est que le peu qu'on entend sont des dialogues fidèles au livre!

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