Les dernières chroniques

Final Fantasy Type-0

mercredi 16 juillet 2014

[CRC] L'alchimiste - Paulo Coelho

Avec L'Alchimiste de Paulo Coelho, je signe ma huitième participation au Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore! J'ai choisi ce roman pour plusieurs raisons : d'abord il est culte (c'est un sacré critère!) puis j'en avais énormément entendu parler. En plus de ça, il s'agit d'un conte philosophique - c'est-à-dire un genre que je ne connais pas vraiment - d'un auteur brésilien et je n'y connais vraiment rien en littérature brésilienne ou lusophone en général. Bref, L'Alchimiste était donc pour moi une occasion de découvrir quelque chose de vraiment nouveau en littérature  et de m'ouvrir sur d'autres choses. J'ai lu ce roman - conte - relativement vite car l'écriture est très fluide et agréable. Pour autant, est-ce que j'ai aimé l'histoire de ce jeune homme? Et bien pas autant que je l'aurais espéré. J'avais tellement lu de choses positive au sujet de cet Alchimiste que finalement, je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire et j'ai été assez déçue.

"Le levant s'était mis à souffler... Il amenait les Maures sans doutes, mais il apportait aussi l'odeur du désert... Il apportait la sueur et les songes des hommes qui étaient partis en quête de l'Inconnu, en quête d'or, d'aventures, et de pyramides."
Alors le jeune berger andalou se prit à envier la liberté du vent et comprit qu'il pourrait, comme lui, traverser les pays et trouver sa Légende Personnelle...
Destiné à l'enfant que chaque être cache en lui, L'Alchimiste est un merveilleux conte philosophique qui nous guide sur la voie d'un trésor oublié...
Et des terres noires andalouses aux mystères de l'Egypte, déchiffrant les augures du ciel, le lecteur trouvera lui aussi le secret de l'Alchimie.

En effet, la quatrième de couverture m'est apparue vraiment... intrigante, voire fascinante. Et le début de l'histoire m'a vraiment emballée d'une part parce que le roman s'ouvre sur une belle évocation du mythe de Narcisse qui est un mythe que j'aime beaucoup. Et aussi parce que j'aime les personnages capables de tout lâcher pour poursuivre leurs rêves. Ici, notre berger n'a pas voulu suivre la voie tracé par ses parents et est devenu berger pour voyager, ce qui m'a d'emblée fait éprouver beaucoup de sympathie pour lui. Je l'ai trouvé attachant ce Santiago. Et même quand il décide de suivre littéralement son rêve, qu'il a fait deux fois, pour aller chercher son trésor aux Pyramides d'Egypte, je l'ai suivi avec enthousiasme. J'ai vraiment apprécié l'ambiance chaleureuse de l'Andalousie et l'ambiance très particulière du désert qui est, finalement, un lieu qu'on retrouve peu dans la littérature. Pour moi, c'est synonyme de chaleur écrasante, de mystère, d'oasis et de mirages. Et on trouve effectivement tout cela dans L'Alchimiste. Mais d'autres aspects de l'oeuvre m'ont beaucoup moins emballée.

Les gens disent de bien drôles de choses. Quelquefois, il vaut mieux vivre avec des brebis, qui sont muettes, et se contentent de chercher de la nourriture de l’eau. Ou alors, avec les livres, qui racontent des histoires incroyables quand on a envie d'en entendre. Mais quand on parle avec les gens, ceux-ci vous disent certaines choses qui font qu'on reste sans savoir comment poursuivre la conversation.

S'il y a des passages qui m'ont vraiment touchée fait réfléchir, d'autres m'ont paru un peu trop lourd, un peu trop plein d'optimisme et de bons sentiments. On est d'accord, c'est bien de transmettre ce genre de pensées via un livre, surtout à notre époque, mais - et c'est un avis très personnel - j'ai trouvé que là c'était un peu trop. Véhiculer l'idée que si on désire vraiment quelque chose, tout l'Univers conspire à nous aider, c'est trop pour moi, ça va trop loin. Je préfère largement l'idée que quand on veut quelque chose, on peut l'obtenir en faisant tout ce qui est en notre pouvoir. Mais mêler à cette "Légende Personnelle" la volonté de Dieu... oui mais non. Je n'ai jamais été très branchée religion et je reste profondément persuadée que ce que fait l'Homme appartient à l'Homme. Il n'a besoin de personne pour réaliser le meilleur... comme le pire. Et c'est ce qui fait toute sa spécificité. Alors lire un roman initiatique où tout ce qui devrait revenir au héros revient en fait à "l'Âme du Monde", ça m'embête un peu.

Je suis vivant, et pendant que je mange, je ne fais rien d'autre que manger. Quand je marcherai, je marcherai, c'est tout. Et s'il faut un jour me battre, n'importe quel jour en vaut un autre pour mourir. Parce que je ne vis ni dans mon passé, ni dans mon avenir, je n'ai que le présent, et c'est lui seul qui m'intéresse. Si tu peux demeurer toujours dans le présent, alors tu seras un homme heureux. La vie alors sera une fête, un grand festival, parce qu'elle est toujours le moment que nous sommes en train de vivre, et cela seulement.


Donc au final, c'est un livre que j'ai apprécié lire parce qu'il est plutôt bien écrit et que certaines choses font réfléchir mais ça n'a pas du tout été le superbe livre auquel je m'attendais. Pour moi, L'Alchimiste est pénalisé par la trop-présence d'une entité supérieure qui permet à notre berger d'atteindre ses rêves. J'aurais vraiment préféré un héros guidé par lui-même parce que toutes ces histoires de signes et de religion m'ont beaucoup ennuyée à certains moments.

Ce livre a été lu dans le cadre du

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...