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vendredi 13 juin 2014

La Sélection - Kiera Cass

Voilà plusieurs mois que je vois cette trilogie un peu partout sur la blogosphère livresque, aussi quand je l'ai vu dans ma médiathèque, je n'ai pas vraiment hésité à l'emprunter même si ce n'est pas vraiment le genre de roman auquel j'accroche le plus. Cela dit, la couverture m'avait interpellée et l'accroche aussi. 35 candidates. 1 couronne. La compétition de leur vie. Ça a attisé ma curiosité. Puis en lisant la quatrième de couverture, j'y ai vu comme un mélange de ce qui se passe actuellement en télé-réalité (Qui veut épouser mon fils, le Bachelor etc.) - émissions que je ne regarde jamais - avec le genre de la dystopie que j'ai découvert à travers des Hunger Games et autres Divergente. Force est de constater que je ne me suis pas trompée puisque La Sélection est un subtil mélange de ces deux genres-là (OMG, dans le futur, la téléréalité n'aura donc pas disparue?!!). Du coup, je ne peux pas dire que j'ai été déçue même si j'aurais peut-être préféré que le côté dystopie prenne un peu le dessus sur le côté télé-réalité qui frôle parfois le Miss France...

Trois cents ans ont passé
et les Etats-Unis ont sombré dans l'oubli.
De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes.
Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donner.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la " Sélection " s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...

En effet, si la situation politique d'Illeá est assez bien expliquée dès le départ et s'il en est fait mention à plusieurs reprises dans le roman, je trouve que cet aspect-là est pourtant trop en retrait par rapport à la Sélection et aux sentiments amoureux d'America. D'ailleurs, on n'échappe pas au triangle amoureux emblématique de ce genre de romans... Mais si l'on prend l'exemple (extrême) de Hunger Games, le triangle amoureux reste un moyen pour Katniss et jamais une fin alors qu'America semble plus inquiète pour sa vie amoureuse ou sa propre vie en tout cas que pour celle des siens et du pays. C'est peut-être là l'aspect qui m'a le moins plu dans La Sélection, mais - il y en a toujours un - je met aussi ça sur le fait qu'il s'agit là du premier volume et que deux autres suivent. Que je n'ai pas encore lu. Alors je place mes espoirs dedans en me disant que maintenant que la compétition pour la couronne est bien avancée, il va peut-être y avoir un peu plus d'action et un peu moins de paillettes. Mais pour l'instant, restons-en à ce premier volume qui nous intéresse et parlons donc de flirts et de crêpages de chignon! Trente-cinq filles, un mec riche et un rôle de Princesse à la fin, forcément, on ne peut pas y échapper.

Faites cohabiter dans votre cage dorée trente-cinq furies prêtes à s'entretuer pour obtenir ce qu'elles veulent, vous verrez le résultat.

On suit donc cette Sélection à travers les yeux d'America Singer, une Cinq, qui se retrouve là par erreur et qui a donc un œil plus critique sur cette mise en scène. C'est, je pense, ce qui m'a permis d'accrocher à l'histoire parce qu'elle ne cherche pas les faveurs de Maxon. Du moins pas au début. Et elle est dans la confidences concernant ce qui se passe réellement à Illeá. Je crois que j'ai bien aimé le personnage d'America, même si c'était un peu lassant de l'entendre se plaindre ou se rabaisser par rapport aux autres candidates alors qu'on a tous très bien compris qu'elle était mieux que les autres. Evidemment, ça n'aurait pas été mieux si elle avait passé son temps à se mettre en avant mais je crois qu'il y a un juste milieu à ce niveau-là que l'auteure a eu du mal à trouver. En revanche, j'ai beaucoup aimé le personnage de Maxon qui semble d'abord comme l'imagine America, mais qui est en réalité quelqu'un d'attachant et aussi quelqu'un qui peut faire changer les choses. En tout cas, il n'hésite pas une seconde à tout chambouler pour les beaux yeux (et les roux cheveux) d'America! C'est sur ce point-là d'ailleurs que la jeune fille ne ressemble pas à une héroïne telle que Katniss. Elle ne prend pas vraiment les choses en main, à peine remet-elle un peu le Prince en place mais ce n'est pas non plus une révolution. Elle garde sa place parce qu'elle se plaint de son sort (sa relation amoureuse avec Aspen, la vie qu'elle menait avant la Sélection). Cela dit, à la fin de ce premier volume, elle semble plus sûre d'elle et, encore une fois, ça me donne de l'espoir pour la suite.

Je baisse la tête, gênée par ses louanges. Ce type de compliments me met toujours mal à l'aise. Maman, May, Mary... j'ai du mal à croire que tant de gens me tiennent en si haute estime. Suis-je la seule à avoir pleinement conscience de mes défauts? Mal dégrossie. Incapable d'avoir un tant soit peu d'autorité, d'organisation. Égoïste, caractérielle, trop réservée. Et lâche. Or une princesse digne de ce nom ne doit pas manquer de courage. Car il s'agit d'occuper une fonction, une position sociale, pas seulement de vivre d'amour et d'eau fraîche. 



Au final, La Sélection n'a pas été le coup de cœur que j'attendais mais c'est quand même un livre à ne pas manquer, ne serait-ce que parce qu'il y a un bon potentiel et une suite qui m'intrigue. Je pense que l'histoire d'Illeá va beaucoup plus loin que ce casting de Princesse et j'ai hâte de savoir ce qu'il en est vraiment. Même si j'ai eu un œil critique sur ce roman de Kiera Cass, j'ai aussi hâte de savoir ce qui va se passer entre America et Maxon, ce que va devenir Aspen et même les raisons qui motivent vraiment Marlee à rester dans la compétition. Et je pense qu'à partir du moment où un livre éveille assez ma curiosité pour me donner envie d'en savoir plus, c'est que quelque part il est réussi!
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