Les dernières chroniques

lundi 16 juin 2014

Kick-Ass - Tome 1 : Le premier vrai super-héros

Apparemment, le film est passé il y a peu de temps à la télévision mais je vais vous avouer un secret : ma télévision ne me sert qu'à jouer. Je ne la regarde jamais, je n'ai même pas les chaînes à vrai dire. En tout cas, la dame de la médiathèque m'a demandé si j'emprunté Kick-Ass parce que j'avais vu le film la veille au soir à la télévision. Et bien non, cela fait déjà un long moment que je connais le film que j'avais, par ailleurs, bien aimé même si je ne suis pas une grande fan de Nicolas Cage. Je vous avoue également que je n'aime pas non plus spécialement les Comics, mais pour Kick-Ass j'avais envie de faire une exception et, qui sait, peut-être faire un peu remonter ce genre dans mon estime. Car oui, j'aime les super-héros et j'aimerais bien découvrir ce qu'ils sont au-delà des films. Et je pense que du coup, Kick-Ass a été un bon choix pour commencer cette découverte d'un nouveau genre car j'ai vraiment adoré! Pour tout vous dire, j'ai largement préféré le Comics au film...

La plus grande BD de super-héros de tous les temps est enfin arrivée!
Après avoir signé le succès Wolverine : Ennemi d'Etat, Mark Millar (Civil War, Ultimates) et John Romita, Jr. (Spider-Man, World WarHulk) reviennent pour redéfinir la BD de super-héros du XXIe siècle.
N'avez-vous jamais voulu être un super-héros ? Jamais rêvé d'enfiler un costume et de sortir casser la figure à quelqu'un ? Voilà le volume qu'il faut, la BD qui commence là où les autres n'ont jamais osé s'aventurer. Le réalisme a un nouveau visage chez les super-héros. Kick-Ass !

Avec Kick-Ass, on est loin - très loin - du super-héros habituel. Dans ce premier tome, nous suivons la genèse de David Lizewski (profitez- en, ce sera sans doute la seule fois que j'écrirai son nom de famille) qui passe du statut de jeune adolescent fan de super-héros, mais introverti au point de se faire passer pour un gay auprès de la fille qu'il aime pour passer un peu de temps avec elle, au statut de super-héros des temps modernes avec pour seule distinction une combinaison de plongée d'occas' et deux matraques. En effet, David en a un peu marre des gens qui n'agissent pas et il se demande pourquoi personne n'a eu l'idée d'imiter les super-héros qui pourtant inonde notre quotidien culturel. Puis lui vient cette pensée saugrenue mais géniale : pourquoi pas lui? Et une commande Ebay plus tard, le voilà devenu Kick-Ass. Mais David n'avait sans doute pas penser que son gabarit et son inexpérience seraient un frein à sa carrière toute neuve. Cela dit, même après plusieurs litres de sang laissés sur le bitume et plusieurs semaines à l'hôpital, il remet le couvert et repart. Et il va finalement connaître la notoriété grâce à une vidéo de lui prenant la défense d'un homme aux dépends de sa propre vie sur Youtube. Notoriété qui va lui causer quelques soucis et l'intervention, également, de deux autres super-héros : Big Daddy et Hit Girl. Sauf que ces deux-là, ils sont pas super-héros pour le plaisir. Il y a une vengeance qui se cache derrière...

"Elle était un peu comme Rambo qui aurait rencontré Polly Pocket. "
Le tome 1 ne nous en dévoile pas beaucoup plus sur ces deux super-héros "badass" mais du coup, on a encore plus envie de se jeter sur la suite (ce que j'ai fait, mais ça, ce sera pour un autre billet). Mais pour l'instant restons sur ce premier tome qui nous donne une très belle entrée en matière. Bon, comme le montrent les images, les effusions d'hémoglobine sont monnaie courante dans Kick-Ass, mais personnellement ça ne m'a pas dérangée. D'une part parce que ce n'est pas quelque chose à quoi je suis sensible, et aussi parce que nous sommes face à des humains sans aucun super-pouvoir et que ça me semble plus réaliste ainsi. Mais ce n'est pas à mettre entre toutes les mains, c'est évident. Bref, une chose est sûre, le style graphique est vraiment excellent et chaque planche nous explose aux yeux comme pour nous faire oublier que nous sommes face à un univers tout ce qu'il y a de plus normal. En somme, on lit l'histoire d'un gars qui pourrait être notre pote, mais on découvre l'envers du décor. Et surtout, on découvre un personnage foutrement plus courageux que ce qu'il n'y paraît, bien qu'on ne sache pas trop si finalement, il n'est pas poussé par la connerie? En tout cas, si mettre le costume ne demande pas un grand investissement, en être à la hauteur oui, et celui qui passe inaperçu dans son lycée n'hésite plus à risquer sa vie pour sauver celle des autres. 

"Qui je croyais tromper? La bête qui était en moi, putain...
Et dès qu'on m'a eu enlevé les dernières broches, j'étais de retour dans la rue."
Même si, à la base, David fait certainement ça pour obtenir - derrière le masque de Kick-Ass - la reconnaissance qu'il n'a pas dans la vie de tous les jours, on fini par se prendre d'empathie pour lui car si ce n'était qu'une question de reconnaissance, il aurait pu arrêter après la vidéo Youtube, après son séjour à l'hôpital aussi. Mais il continue, il n'abandonne pas et on est même pris d'une sorte de regain d'espoir en l'humanité qui, il faut le dire, n'est plus vraiment basée sur l'entraide de nos jours. Il devient donc un héros attachant qu'on a envie de suivre. D'autant plus que ce premier volume s'ouvre sur une prolepse qui nous montre Kick-Ass dans une bien mauvaise posture. On suit donc le parcours initiatique de David en attendant de comprendre comment il en est arrivé là. Sauf qu'on ne l'apprend pas à la fin de ce volume. On veut également savoir qui sont vraiment Hit Girl et Big Daddy, deux personnage mystérieux et auxquels on s'attache dès leur apparition. En résumé, ce premier volume donne sacrément envie de continuer Kick-Ass

"Quel sale connard."

Pour conclure sur cette première rencontre avec Kick-Ass, c'est réellement un coup de cœur me concernant! Après avoir fermé ce tome, je me suis directement jetée sur le second et je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison avec le film. Je vous l'ai dit, je l'avais apprécié et il m'a donné envie de découvrir le Comics. Et maintenant que c'est fait, je reste dubitative sur le choix des acteurs qui ne ressemblent pas vraiment aux personnages de la BD. Surtout Nicolas Cage en fait qui n'a rien de Big Daddy. Ce n'est évidemment qu'un avis personnel. De plus, le film a été très édulcoré, de ce fait, on perd le côté dramatique de l'aventure de David qui est pourtant au premier plan de l'oeuvre de Mark Millar et John Romita, Jr. Quoi qu'il en soit, si vous avez aimez le film, jetez-vous sur le Comics. Et si vous en avez marre des super-héros aux super-pouvoirs, jetez-vous aussi dessus!
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...