Les dernières chroniques

lundi 30 juin 2014

C'est Lundi, que lisez-vous? [25]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La semaine dernière j'ai lu
La semaine dernière, j'ai fini deux livres que j'ai adoré donc j'en suis ravie! D'abord, Le Lion de Joseph Kessel. Un classique dont j'avais entendu beaucoup de bien et effectivement, ça a été une découverte tardive mais plus qu'agréable. Puis Le Plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu, un auteur que j'aime énormément et qui, une fois de plus, ne m'a pas déçue (la chronique arrive dans la journée!).

En ce moment je lis
Cette semaine, je me suis lancée dans le deuxième tome de la trilogie de Kiera Cass, La Sélection, intitulé L'Elite. Pour l'instant, je n'en suis qu'au début donc je n'ai pas vraiment d'avis sur le sujet mais j'espère vraiment que je ne serai pas déçue parce qu'après ma lecture du premier tome, j'en attends beaucoup de cette série.

Ensuite, je lirai
Après ça, je me lance cette fois dans le troisième tome d'une autre série, celle de Meg Cabot. J'avais lu Une (irrésistible) envie de sucré et Une (irrésistible) envie d'aimer l'été dernier et ça m'avait donné la pêche dans une période qui s'était avéré difficile. J'ai donc hâte de lire la suite des aventures de Heather Wells pour bien commencer cet été aussi! D'ailleurs, je pensais que c'était une trilogie et donc le dernier volume, mais je viens de voir qu'une suite est sortie en 2013.


Et vous, que lisez-vous de beau? 
Dites-moi tout!

samedi 28 juin 2014

Si tu me voyais maintenant - Cecelia Ahern

Histoire de maintenir un certain rythme, et aussi parce que ce serait dommage de perdre des chroniques que j'avais fait sur mon ancien blog, je vous propose aujourd'hui un petit retour sur Si tu me voyais maintenant de Cecelia Ahern que j'ai lu il y a peut-être deux ans de ça. Ceux qui me suivent depuis un certain temps maintenant savent que j'aime cette auteure, j'ai apprécié tout ce que j'ai lu d'elle jusqu'à présent. De plus, je fais rarement des critiques négatives par ici. Il faut dire que je suis plutôt bon public. Mais cette fois, j'ai eu du mal à venir à bout de ce roman. Pourtant, j'étais assez emballée par la quatrième de couverture qui laissait présager une belle histoire d'amour. Et même par la couverture de l'édition Albin Michel avec toutes ces couleurs et ces fleurs printanières. Je l'avais vu à la bibliothèque il y a longtemps et depuis j'avais très envie de le lire alors quand je l'ai trouvé en occasion au format poche, je n'ai pas hésité une seconde. Mais j'ai globalement été déçue.

Une existence réglée comme du papier à musique : de son emploi du temps à ses émotions, Elizabeth a tout planifié pour ne plus souffrir. Mais lorsqu'un inconnu fait irruption dans sa vie, cette mécanique si bien huilée se dérègle. Insouciant, spontané, en quête perpétuelle d'aventures, le mystérieux Ivan semble touché par la grâce. Peu à peu, la jeune femme baisse le bouclier qui protégeait son coeur et sort de sa carapace. Mais que sait-elle d'Ivan ? D'où vient-il ? Est-il vraiment celui qu'il prétend être ou n'est-il qu'une illusion ?

Je pense que ma première déception vient tout simplement de l'édition qui est remplie de fautes de frappes. Parfois il manquait carrément des bouts de mots et c'était très désagréable d'essayer de deviner ce qu'il était censé être écrit! C'est vraiment la première fois que je vois ça dans un roman et j'espère la dernière... Mais passé ce gros désagrément, l'histoire en elle-même ne m'a pas emballée. Je l'ai trouvé très très longue à démarrer pour pas grand-chose puisque la profondeur du scénario et des personnages ne nécessitaient vraiment pas une mise en place aussi longue. Les évènements, pourtant clairs et peu recherchés, sont répétés tout au long du livre. Les manies d'Elizabeth, l'alcoolisme de sa soeur, le manque de sa mère, ses difficultés à élever cet enfant qui n'est pas le sien et les bizarreries d'Ivan. Je pense sincèrement que le livre aurait pu faire une centaine de pages en moins et je me suis ennuyée pendant une grosse partie du roman, surtout au début tandis qu'on sait qui est Ivan alors qu'Elizabeth ne cesse de se poser les mêmes questions encore et encore.

Lorsqu’un verre, ou une assiette, tombe par terre, il s’écrase avec un fracas à réveiller les morts. Lorsqu’une vitre éclate, qu’un cadre se décroche d’un mur, cela produit un bruit horrible. Mais lorsque votre coeur se brise, il le fait dans un silence complet.


Cependant, j'ai quand même apprécié quelques trucs. Par exemple, le caractère d'Elizabeth. Pas son côté maniaque dans lequel je ne me retrouve pas du tout mais plutôt cette peur profonde et ancrée qu'elle a de se retrouver seule. J'ai trouvé cet aspect de sa personnalité vraiment très touchant et c'est peut-être la seule chose que j'ai vraiment aimé chez elle, et dans Si tu me voyais maintenant. Quant à Ivan, c'est un personnage attachant mais il y a quelque chose qui m'a empêché de vraiment l'apprécier. Peut-être parce que je savais qui il était vraiment et de ce fait, je connaissais déjà la fin de l'histoire? C'est peut-être ce qui fait le plus défaut à ce roman de Cecelia Ahern. Il est prévisible. Du début à la fin, je savais ce qu'il se passerait, il ne m'a surprise à aucun moment. Pourtant, j'ai lu plein de critiques très très positives au sujet de ce roman alors peut-être que finalement, le problème vient juste de moi?

Les étoiles s'apparentent aux gens, Elizabeth. Ce n'est pas parce qu'elles donnent l'impression de provenir du même endroit que c'est vraiment le cas. Il s'agit d'une illusion d'optique provoquée par la distance. Toutes les familles n'arrivent pas à rester unies, chacun suit son propre destin. l'idée qu'on tire de notre origine du même creuset est erronée ; s'éparpiller dans le cosmos, c'est dans la nature de chaque être vivant, de chaque créature sur terre.


Comme je le disais, je ne fais pas souvent de critiques négatives et j'aime d'autant moins en faire quand il s'agit d'une auteure que j'aime vraiment. Cependant, ça ne m'a pas empêché de continuer à lire Cecelia Ahern et d'aimer ce qu'elle a fait avant et après ce roman. 

vendredi 27 juin 2014

[CRC] Le Lion - Joseph Kessel

Je continue dans mon avancée du Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore avec un livre d'un auteur que j'avais découvert il y a quelques temps : Joseph Kessel. Après m'être plongée dans Belle de Jour, j'avais vraiment envie de connaître mieux cet auteur et je me suis donc lancée dans un roman dont j'avais énormément entendu parler : Le Lion. J'en avais vraiment entendu que du bien, notamment lors de mon dernier C'est Lundi, que lisez-vous? et j'avais donc hâte de me plonger dans cette lecture, toujours avec une certaine appréhension quand j'entends trop de louanges concernant une oeuvre. Mais finalement, je suis très vite rentrée dans l'histoire et me suis prise de passion et de curiosité pour ce récit qui, en ce début d'été, m'a fait voyager au soleil ardent d'Afrique. Dans la brousse. Au milieu des animaux sauvages, aux côté d'une petite fille et à la rencontre du roi de la jungle : le lion. King. Je n'ai donc pas été déçue par ce deuxième rendez-vous avec Monsieur Kessel qui m'a même encore plus enchantée que le premier!

King lécha le visage de Patricia et me tendit son mufle que je grattai entre les yeux. Le plus étroit, le plus effilé me sembla, plus que jamais, cligner amicalement. Puis le lion s'étendit sur un flanc et souleva une de ses pattes de devant afin que la petite fille prît contre lui sa place accoutumée.
L'histoire d'un amour fou entre une petite fille et un lion. Plus de deux millions d'exemplaires vendus en France.

Ce roman s'ouvre sur le réveil du narrateur dans un Parc Royal au Kenya, face au Kilimandjaro et entouré de bêtes sauvages et fascinantes. Ce roman s'ouvre sur l'éveil du narrateur à une vie fascinante : celle de la petite Patricia, de son père le célèbre John Bullit dit Bull Bullit, et de son meilleur ami King. Un lion. Au milieu de la savane. C'est donc un roman initiatique dans lequel nous découvrons l'Afrique en même temps que le narrateur et c'est comme si nos sens s'éveillaient en même temps que les siens. En réalité, il ne se passe pas grand-chose durant ces quelques 250 pages, pourtant il m'a été quasiment impossible de le lâcher une fois la révélation de cette amitié entre King et Patricia faite. Les descriptions se suivent et ne se ressemblent pas, si bien qu'on a l'impression de ne plus savoir où regarder, où donner de la tête. Les paysages merveilleux défilent sous nos yeux, les habitudes des animaux et des tribus locales décrites sont fascinantes et le fait que tout cela soit transmis au narrateur par le biais d'une petite fille d'une dizaine d'années rend tout cela encore plus merveilleux.

Quand je me souviens de ces récits, je m'aperçois que j'y apporte, quoi que je fasse, une méthode, une suite, une ordonnance. Mais Patricia, elle, parlait de tout ensemble à la fois. Les routines de la logique n'intervenaient pas dans ses propos. Elle se laissait porter par l'influence de l'instant, les associations les plus primitives, les inspirations des sens et de l'instinct. Comme le faisaient les êtres simples et beaux que nous avions sous les yeux et qui vivaient au-delà de l'angoisse des hommes, parce qu'ils ignoraient la vaine tentation de mesurer le temps et naissaient, existaient et mouraient sans avoir besoin de se demander pourquoi.

Mais cette amitié hors du commun, et ce paysage hors de tout, ne coulent pas de source pour tout le monde. Si la petite Patricia est heureuse ainsi, ses parents ne l'entendent pas de la même façon. Son père était un ancien chasseur avant de prendre possession du parc et de s'occuper des animaux. Mais sa mère est là par amour, et cette amitié entre sa fille et une bête sauvage dont l'instinct peut reprendre le dessus à tout moment la terrifie. On arrive donc, en même temps que le narrateur, au sein d'une famille qui s'aime - c'est indéniable - mais où chacun fait trop de sacrifice pour que ça puisse marcher. Du coup, comme le narrateur, on attend un dénouement sans vraiment savoir s'il va venir du déchirement de cette famille ou de cette amitié improbable entre un Lion et une petite fille. Ou peut-être encore d'un événement extérieur car dans un lieu comme le Parc Royal, où vivent plusieurs tribus de guerriers noirs qui se sont affrontées des siècles durant, tout est possible. C'est toujours un exercice difficile de faire une chronique sur un livre qu'on a aimé sans trop en dévoiler à ceux qui ne l'auraient pas lu alors je pense que je vais m'arrêter avec quelques mots sur la fin qui m'a littéralement scotchée. Honnêtement, les dernières pages étaient d'une intensité si rare que j'ai engueulé NicoChéri qui tentait de me parler pendant ma lecture!

Il n'y a rien à faire, dit-elle. Non, il n'y a rien à faire quand les gens s'aiment trop pour pouvoir vivre l'un sans l'autre, mais qu'ils ne sont pas fait de manière à pouvoir mener la même vie, et que ce n'est la faute de personne. Eux, ils ne le savent pas encore. Patricia, grâce à Dieu, est trop petite. John, par bonheur, est trop simple. Le moindre répit, comme celui que nous avons, et ils croient de nouveau tout possible. Mais moi, je sais. 


En conclusion, Le Lion de Joseph Kessel s'est avéré être un réel coup de cœur. Si le livre date de 1958, il reste une fenêtre ouverte sur l'Afrique, un continent que je n'ai jamais eu l'occasion de visiter mais que j'ai adoré découvrir à travers ce roman, même s'il était alors question de l'Afrique coloniale. J'ai été étonnée de découvrir qu'il n'y avait quasiment pas d'adaptation cinématographique alors en désespoir de cause, j'ai trouvé un téléfilm datant de 2003 avec Alain Delon que je regarderai à l'occasion car, vraiment, j'ai envie de me plonger et de m'enivrer de ces paysages, des ces saveurs et de ces odeurs venus d'Afrique. En tout cas, c'est un livre qu'apparemment beaucoup ont lu étant jeunes mais je pense qu'il n'y a pas d'âge pour l'apprécier et je ne regrette absolument pas ma lecture!

Ce livre a été lu dans le cadre du

jeudi 26 juin 2014

[Anime] Tari Tari


Je n'ai jamais eu l'occasion d'en parler ici mais j'ai une autre passion : la jap'animation! D'ailleurs, cela fait maintenant 9 ans que je co-gère un site de traduction de génériques d'animes (AnimeKaillou) et cette passion ne faiblit pas même si les circonstances font que j'ai eu beaucoup moins de temps à lui consacrer depuis quelques années... Bref, j'ai décidé de profiter de mes vacances pour me rattraper un peu et j'ai commencé en douceur avec TARI TARI, un anime de 13 épisodes inspiré d'un one-shot sorti uniquement au Japon en 2012. 


Konatsu Miyamoto est passionnée par le chant mais suite à un incident lors du spectacle de la chorale de son lycée un an auparavant, elle est reléguée au rôle de tourneuse de pages. Bien décidée à recommencer à chanter, elle demande à Mlle Naoko Takakura, directrice de la chorale et proviseure-adjointe du lycée, de réintégrer le club à part entière mais celle-ci refuse. Furieuse, Konatsu démissionne et décide de créer son propre club de chorale. Elle doit alors trouver cinq autres membres pour que la création du club soit acceptée par l'administration du lycée. La première à rejoindre le club est sa meilleure amie, Sawa Okita, passionnée d'équitation et membre du club de tir à l'arc. Viendra ensuite Daichi Tanaka, membre du club de badmington, suivi de près par Wien, un lycéen qui revient au Japon après avoir passé 12 ans en Autriche. La dernière à rejoindre la chorale de Konatsu sera Wakana Sakai, qui a arrêté la musique après le décès de sa mère mais qui signe le papier de membre pour rendre service à Konatsu. Malgré leurs passions et leur passé différents, la musique va les rassembler.

Je cherchais un truc qui avait l'air mignon et pas prise de tête et je suis tombée sur TARI TARI, un petit animé du type tranche de vie qui raconte le quotidien de cinq lycéens qui ont des passions et des objectifs différents mais qui, finalement, se retrouvent réunis un peu par obligation dans un premier temps, puis comme la musique adoucit les mœurs, ils finiront par mener le même combat tout en gardant leurs rêves et leurs ambitions personnelles. Dit comme ça, ça semble pas être un truc méga-génial. On a même limite l'impression d'avoir affaire à une adaptation médiocre de Glee version japonaise en lisant le synopsis. Pourtant, ce n'est vraiment pas le cas même si effectivement il est question d'une chorale et de personnage qui semblent en marge. Mais ici, il n'y a absolument rien de caricatural (ce qui n'est pas une critique de Glee puisque c'est une série que j'ai regardé même si je m'en suis lassée à la dernière saison).

En effet, les personnages sont tous très attachants. Ce sont juste des lycéens normaux avec leurs rêves, leurs espoirs et leurs désillusions et on prend plaisir à suivre leur évolution au sein du club de chorale et dans leur vie privée. On découvre également quelques bribes de leur passé respectif.  Et on a vraiment cinq personnages à part entière, même si au début on a l'impression que l'héroïne est Konatsu, puis Wakana. Finalement, ils ont tous leur importance et leur personnalité et cet aspect-là est vraiment très bien mis en valeur. Pour moi, c'est un des points forts de TARI TARI, qui fait que je me suis beaucoup attachée à chacun des personnages et qu'il me serait difficile de dire lequel je préfère. Ce sont des lycéens et chacun d'eux passent par des bons et des mauvais moments. Ils font des erreurs, s'excusent, font la tête, se disputent, et personne n'a finalement raison ou tort.


L'autre point fort de cet animé, c'est l'aspect musical qui est vraiment très agréable. Etant donné qu'il s'agit d'un club de chorale, j'avais un peu peur d'en avoir marre que ça chante tout le temps, d'autant plus si les chansons sont nulles. Mais en fait, déjà il n'y en a pas tant que ça, et puis elles sont agréables. On en trouve de plusieurs registres et même dans plusieurs langues puisque Amigo! Amigo! est en espagnol/italien/portugais approximatif par exemple. Et les musiques d'ambiance sont elles aussi très agréable et toujours très propice au contexte. En d'autres termes, et pour clarifier ce que je disais au sujet de Glee, ici la chorale n'est finalement qu'un prétexte à une histoire. Une histoire touchante, légère... Enfin, si TARI TARI reste assez basique, on notera la qualité graphique des personnages et des lieux. Les couleurs claires, voire pastels, sont aussi douce que la musique, tout est très fluide et on se laisse donc vite entraîner dans cet animé qui se regarde donc très vite.


En conclusion, c'est un animé qui ne paye pas de mine au premier abord mais qui est vraiment chouette. Ce n'est pas un coup de cœur mais c'est vraiment un petit animé qui mérite à être connu. D'autant plus qu'en seulement 13 épisodes, on arrive très vite au bout sans avoir jamais le temps de s'ennuyer. En d'autres termes, une petite bouffée d'air pour affronter la chaleur estivale!


lundi 23 juin 2014

C'est Lundi, que lisez-vous? [24]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.
On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La semaine dernière j'ai lu

En ce moment je lis

Ensuite, je lirai

La semaine dernière, je suis enfin venu à bout d'un roman culte que j'avais dans ma PAL depuis bien longtemps - L'attrape-cœurs de J. D. Salinger - et que j'ai beaucoup apprécié. Cette semaine je recommence avec Le Lion de Joseph Kessel! J'ai déjà bien avancé et pour l'instant j'aime beaucoup. Mais pour la suite, je fais une pause "romans cultes" pour deux romans plus léger : la suite de La Sélection de Keira Cass, L'Elite et un livre que j'ai envie de lire depuis sa sortie, le tout dernier de Mathias Malzieu, Le plus petit baiser jamais recensé.



Et vous, que lisez-vous en ce Lundi qui marque
le début de l'été?

samedi 21 juin 2014

[PSN] Child of Light


Éditeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montreal
Type : Jeu de Rôles
Support : Playstation 3
Multijoueurs : Jusqu'à 2 en local
Sortie France : 30 Avril 2014
Version : française
Classification : Déconseillé aux - de 7 ans
Web : Site web officiel


1895, Autriche. Aurora est une jeune fille qui contracte une maladie qui la plonge dans un sommeil profond. En se réveillant, elle se retrouve dans le monde mythique de Lémuria, dont le soleil, la lune et les étoiles ont été volés par la Reine Noire. Aurora tâchera de retrouver les astres célestes et revenir dans son monde d'origine afin de retrouver son père, le duc.


Un jeu Ubisoft aux allures de jeu indépendant, pourquoi pas. Un trailer plus tard, j'étais convaincue que je ferai ce jeu, et le prix m'a poussé à ne pas attendre plus longtemps (14,99€ sur le Playstation Store). Il faut savoir que le jeu n'est sorti qu'en dématérialisé bien qu'il existe un coffret collector qui contient une version digitale du jeu (à télécharger donc), ainsi que quelques goodies pour la modique somme de 19,99€.  Personnellement, je ne sais plus où mettre les goodies, petit appart' et grande collection ne font pas bon ménage mais si j'avais pu, je n'aurais pas hésité parce qu'il y a pas mal de trucs comme le montre le descriptif en image ci-dessous!


Venons-en maintenant au jeu à proprement parlé! Personnellement, je l'ai fait sur Playstation 3 et en coop' avec NicoChéri. A un joueur, on dirige Aurora avec le joystick gauche et Igniculus (la petite luciole) avec le droit tandis qu'en coop', le joueur 1 est Aurora et le joueur 2, la luciole. J'étais donc Igniculus tandis que monsieur était Aurora (cherchez l'erreur!). En fait, quand on joue ensemble, j'aime bien être celle qui aide, donc ça ne me dérange absolument pas de ne pas participer activement au jeu. Comme dans tout bon RPG qui se respecte, notre héroïne parcourt le monde et gagne de l'expérience en enchaînant les combats et en trouvant divers objets. Le fait de pouvoir avoir un second petit personnage est un élément beaucoup plus rare dans ce type de jeu, alors est-ce vraiment intéressant de jouer à deux? Et bien j'ai trouvé que oui! Je ne me contentais pas de suivre Aurora, j'avais accès à certaines zones où elle ne pouvait pas accéder, je pouvais ouvrir des passages grâce à ma luminosité (oui, je suis une luciole, ne l'oublions pas!) et même agir pendant les combats en ralentissant les ennemis (en les éblouissant) ou en soignant mes compagnons.


Maintenant que, dans ma grande logique, je vous ai parlé du personnage secondaire, je vais vous parler de l'héroïne et de ses compagnons. Tout au long de l'aventure, Aurora rencontre des personnages qui se joignent à elle dans sa quête si toutefois vous prenez la peine de mener à bien quelques quêtes secondaires. Il y a sept personnages qui peuvent rejoindre l'aventure d'Aurora : Rubella, Finn, Norah, Robert, Tristis, Oengus et Gen. Je ne raconterai pas leur histoire ici afin d'éviter tout spoilers mais tous les peuples de Lémuria sont représentés, ce qui nous permet de bien comprendre comment fonctionne ce petit monde. En parlant de fonctionnement, comme je le disais, on gagne de l'expérience en enchaînant les combats et on cumule des points de compétences que l'on peut utiliser dans une sorte de sphérier simplifié pour améliorer les statistiques, les compétences ou en apprendre de nouvelles. On peut également améliorer ses statistiques à l'aide des Oculi, des pierres précieuses qu'on récolte et qu'on combine tout au long du jeu et qu'on ajoute à ses accessoires. Les effets sont différents selon qu'on les place sur l'attaque, la défense etc... Concernant les combats, c'est du tour par tour avec une barre ATB commune sur laquelle on voit l'avancée de nos personnages et celle des ennemis. De ce fait, on peut envisager les stratégies à adopter - par exemple, passer en défense si on voit qu'un ennemi va attaquer avant nous et ainsi éviter d'être interrompu - un système vraiment très intuitif.


D'un point de vue moins technique, ce que j'ai vraiment aimé dans le gameplay de Child of Light, c'est que c'est vraiment pas prise de tête. Dès le début de l'aventure quasiment, Aurora a le pouvoir de voler. On peut donc se balader partout, découvrir Lémuria dans ses moindres recoins afin de débusquer un maximum de trésors sans la moindre pression. C'est vraiment un jeu qui détend et cette impression est accentuée d'une part par les graphismes très doux - ils semblent fait à l'aquarelle - et par les musiques. Celles-ci ont d'ailleurs été composées par Cœur de Pirate, une artiste que je n'apprécie pas forcément - sa voix m'énerve - mais qui a fait un très bon travail sur le jeu. Le côté très poétique est aussi assuré par le fait que tous les dialogues sont en vers. En somme, on a vraiment l'impression d'entrer dans un joli conte et c'est ce qu'est effectivement Child of Light.


En conclusion, Child of Light est vraiment un très bon RPG qui remplit tous les objectifs qu'il s'est fixé. Graphiquement sublime, un gameplay des plus agréables... on sent bien qu'Ubisoft a mit les petits plats dans les grands pour ce jeu inspiré par ailleurs de succès tels que Final Fantasy ou Vagrant Story, voire même Limbo mais également par des univers féériques comme le sont ceux des studios Ghibli*. Bien que la durée de ce RPG ne soit pas au niveau des gros RPG pour lesquels une bonne cinquantaine d'heures est indispensable pour en venir à bout, il faudra ici compter tout de même plus de dix heures, ce qui reste très honorable étant donné le prix du jeu et sa qualité! Bref, Child of Light est vraiment un jeu à découvrir, seul ou à deux, mais je vous assure que vous ne le regretterez pas, et honnêtement, pour 14,99€ dès sa sortie, pourquoi s'en priver?

vendredi 20 juin 2014

Un après-midi au Jardin Yili [78690]

"Le bonheur est une petite chose que l'on grignote, assis par terre, au soleil. "
Jean Giraudoux
Je laisse un peu mes livres et mes jeux de côté aujourd'hui pour vous parler d'un lieu singulier situé tout près de chez moi et que j'ai eu l'occasion de découvrir lors d'un bel après-midi ensoleillé (et ils sont rares en ce moment!) : il s'agit du Jardin Yili qui se trouve à Saint-Rémy-l'Honoré, dans les Yvelines. C'est le premier jardin traditionnel chinois en France et tout ce qu'on y trouve vient de Chine.


L'entrée est de 5€ par personne et nous avons été accueillis par une très gentille dame, chinoise, qui nous a bien expliqué dans quelle optique avait été fait le jardin et comment il fallait l'envisager - sous plusieurs angles car chaque colonne, chaque élément du décor est conçu de façon à faire des tableaux différents selon l'endroit où l'on se place. Et c'est vrai que chaque détail semble être étudié et chaque découverte d'un nouveau lieu est un émerveillement!

 

 Le jardin est composé en fait de trois jardins biens distincts. Le premier ressemble parfaitement à l'idée que l'on peut se faire d'un jardin chinois avec ses  étendues d'eau que l'on traverse sur de petits ponts de pierre desquels on peut admirer nénuphars et carpes koï et ses petites pagodes typiquement chinoises. Le second est appelé le jardin des pivoines où l'on peut admirer un très grand nombre de variétés de pivoines et enfin, la visite se termine sur une grande collection de bonsaï qu'il est d'ailleurs possible d'acheter à partir de 7€ et le prix de l'entrée est normalement déduite du prix du petit arbre!


J'ai vraiment passé un agréable moment dans ce petit coin de paradis et si vous ne savez pas où passer votre prochain Dimanche ensoleillé, le Jardin Yili est vraiment un endroit que je vous conseille. N'hésitez pas à aller faire un tour sur leur site et/ou sur leur Facebook pour en apprendre un peu plus. Je vous laisse avec une petite photo souvenir de moi entourée de ma Mamie et du NicoChéri :)


jeudi 19 juin 2014

[CRC] L'attrape-cœurs - J.D. Salinger

La date butoir du Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore approche à grand pas et je m'étais inscrite dans la catégorie "On ne m'arrête plus", à savoir 10 livres et plus. A l'heure qu'il est, c'est-à-dire un peu plus de deux mois avant la fin du challenge, je n'en suis qu'à la moitié. J'ai donc plutôt intérêt à me mettre un grand coup de pied au derrière car je n'ai qu'un seul challenge (j'en avais deux mais l'autre s'est apparemment arrêté en cours de route...), et je compte bien le valider! C'est dans cette optique que j'ai entreprit la lecture de L'attrape-cœurs et aussi parce qu'il est dans ma PAL depuis bien trop longtemps. Je sais que c'est une des référence phare de Nicola Sirkis - le leader d'Indochine - qui avait écrit Des Fleurs pour Salinger en 1990 et je m'étais promis de lire ce roman dont tout le monde fait l'éloge. J'avais plusieurs fois tenté de me lancer dans cette lecture mais le style trop familier avec ces expressions un peu surannées me rebutait. Je pense que je n'avais pas encore la maturité nécessaire pour comprendre l'importance de cette oeuvre et la remettre en contexte.

Renvoyé de son école, Holden Caulfield, jeune garçon new-yorkais, vagabonde pendant quelques jours dans la grande ville, en proie au mal de vivre. C'est cette brève odyssée que nous raconte J.D. Salinger, jouant en virtuose du langage moderne. Son héros, mélange de tendresse et d'humour, de pudeur et de vulnérabilité, est particulièrement attachant.

En effet, je pense que jusqu'à présent, je n'avais pas les bagages nécessaires pour comprendre ce que Salinger avait apporté à la littérature américaine. Je ne voyais pas cette prétendue modernité du langage non plus. Je n'ai pas connu les années 50, l'après-guerre américain et j'avoue ne m'y être jamais vraiment intéressée jusqu'à ce qu'on en parle en cours de littérature américaine. Mais sans ça, il est vrai que les expressions utilisées, même si le langage est familier, me semblaient quand même assez vieillies aujourd'hui donc je pensais que c'était un langage habituel de l'époque. D'autant qu'il faut le préciser, la traduction que j'ai lu n'était pas terrible et il y avait un nombre incalculable de coquilles... ce qui ne m'a pas aidé à entrer vraiment dans ce roman. Bref, une première approche difficile avec Holden mais qui s'est adoucie au fil des pages. Approche difficile parce qu'au début, j'avais juste l'impression d'être face à un gamin capricieux, puis peu à peu on découvre le vrai Holden, celui qui remet en question une Amérique bien pensante dans laquelle il ne trouve pas sa place. Et comment trouver sa place dans un si grand pays, dans une ville aussi immense que New-York quand on ne trouve déjà pas sa place dans sa propre famille? Un frère mort, un autre parti faire carrière à Hollywood, il ne lui reste que la petite Phoebé, sa soeur à qui il porte un amour inconditionnel. Un amour touchant, tout comme celui qu'il porte en secret à une demoiselle.

Les filles c'est comme ça, même si elles sont plutôt moches, même si elles sont plutôt connes, chaque fois qu'elles font quelque chose de chouette on tombe à moitié amoureux d'elles.

Je ne sais plus exactement à quel moment j'ai commencé à voir Holden d'un autre œil, sûrement quand il a commencé à parler de son frère Allie mais quoi qu'il en soit, après ça, on découvre vraiment un garçon attachant, attendrissant, parfois drôle, souvent intelligent. Parce que oui, à travers ce langage assez limité d'un adolescent qui reprend toujours les mêmes tournures de phrases, les mêmes expressions, les mêmes tics de langage, qui donnent parfois de la lourdeur au texte, il y a de vraies réflexions très intelligentes et qui donnent à réfléchir. On sent que le petit Holden est un passionné de littérature, qu'il a beaucoup lu et que finalement, malgré une certaine naïveté, il a ce regard unique sur le monde. Peut-être le même regard que portait Salinger qui, j'en ai l'intime conviction, a sûrement mis beaucoup de lui dans cet adolescent de 16 ans et qui, finalement, n'a lui non plus jamais trouvé sa place dans ce monde. Mais je ne suis pas là pour retracer la biographie de ce grand monsieur qui nous a quitté il y a très peu de temps, en 2010 à l'âge de 91 ans tout de même! 

 Mon rêve, c'est un livre qu'on arrive pas à lâcher et quand on l'a fini on voudrait que l'auteur soit un copain, un super copain et on lui téléphonerait chaque fois qu'on en aurait envie. Mais ça n'arrive pas souvent.


Pour conclure sur ma sixième participation au Challenge Romans Cultes, je ne peux pas dire que L'attrape-cœurs a été un coup de cœur, mais je ne regrette absolument pas de l'avoir lu et d'avoir enfin découvert ce qui se cachait derrière ce titre pour le moins poétique. Je pense que si je n'avais pas eu autant de mal à entrer dans l'histoire au début, il aurait pu figurer parmi mes romans préférés mais peut-être qu'une seconde lecture, à l'occasion, me permettra de comprendre vraiment tous les enjeux de ce roman. En tout cas, c'est vraiment un livre à avoir lu une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour sa culture personnelle.

Ce livre a été lu dans le cadre du

mercredi 18 juin 2014

Kick-Ass - Tome 2 : Brume Rouge

Je continue dans ma lancée Kick-Ass puisque, comme je vous le disais, j'ai enchaîné ces deux tomes à une vitesse étonnante. J'avais vraiment envie d'en savoir plus sur les événements qui avaient placé Kick-Ass dans la situation décrite dès le début du tome 1, j'avais aussi envie d'en savoir plus sur Hit Girl et Big Daddy. J'en attendais donc énormément de ce deuxième tome du Comics de Mark Millar et de John Romita, Jr. Et bien je vous le dis, ce tome est allé au-delà de mes espérances et ce dès la première page! Oui, oui! Alors que le premier tome se termine se une planche de Hit Girl et Big Daddy, le tome 2 s'ouvre sur une planche représentant un tout nouveau personnage : Red Mist. La question est alors la suivante : les intrigues déjà lancées vont-elles trouver des réponses? Ou bien les auteurs vont-ils se contenter de balancer des tonnes de rebondissements sans jamais en conclure aucun? Et bien rassurez-vous, ce tome répond à toutes les questions laissées en suspens!

De la BD au cinéma : Kick-Ass met le feu!
Depuis que le jeune Dave Lizewski, seize ans, est devenu le super-héros Kick-Ass, il a à son actif deux jambes cassés, deux plaques de métal dans le crâne et une bonne popularité sur YouTube. Mais parviendra-t-il à survivre à son partenariat avec Hit-Girl et Big-Daddy, à la mafia et à Red Mist, le nouveau super-héros de la ville?

Comme je le disais donc, un nouveau personnage fait son apparition, Red Mist. Il est plus du genre de Kick-Ass - gamin qui se déguise en super-héros pour passer le temps - que du genre Hit Girl et Big Daddy - les super-héros vengeurs - mais on se rend compte au fil des pages qu'il est quand même bien moins courageux que Kick-Ass. Ce personnage reste assez désagréable à mes yeux : il a une grosse voiture donc on sent qu'il a du fric et qu'il sait pas trop quoi faire de sa vie. Mais pour David, ça va être l'occasion de partager sa passion à la fois pour les comics et pour le port du costume. En somme, il pense enfin avoir trouvé un ami avec qui il peut vraiment tout partager. Mais est-ce vraiment le cas? Quoi qu'il en soit, les deux apprentis héros vont être recrutés par les deux experts en super-héroïsme et l'heure de la vengeance semble enfin avoir sonné. Mais... tout va basculer. Très vite. Et on va rejoindre enfin la situation décrite au tout début du premier volume. Comment Kick-Ass s'est-il mis dans une telle situation?


On va donc comprendre comment Kick-Ass en arrive là, mais le voile va également être levé sur Red Mist et sur les réelles intentions de Big Daddy. Honnêtement, je n'ai pas vu Kick-Ass 2 au cinéma, donc je ne connaissais pas du tout la suite de l'histoire et je suis restée scotchée. Je pense que l'effet de surprise aurait été moindre si j'avais vu le film alors je ne regrette pas parce que vraiment, ce tome 2 est un petit bijou d'ascenseur émotionnel qui construit une intrigue pour tout déconstruire ensuite et mener le lecteur par le bout du nez. Et si, à la fin de ce tome, on pense que tout est bien qui finit bien ou presque, ce n'est évidemment pas le cas comme le laisse supposer la dernière planche et comme le confirme la sortie des volumes suivants. Je n'ose pas en dire trop ici de peur de dévoiler des moments clés de l'intrigue donc je vais m'arrêter là. concernant la critique pure. Mais encore une fois, les effusions de sang sont monnaie courante alors âmes sensibles s'abstenir. Les autres, foncez... même si apparemment, ceux qui ont vu le film avant ont été déçus de la tournure que prend le comics. Au final, il faut juste se dire que les enjeux de la version papier sont différents des enjeux de la version hollywoodienne qui se veut plus grand public.


Cette suite reste donc bien ancrée dans mes coups de cœur. J'ai vraiment adoré la façon dont le lecteur est ballotté dans tous les sens et si la découverte de nouveaux éléments sur les personnages a pu en décevoir certains, pour ma part, j'ai adhéré à 200%. Ce comics est bien plus profond qu'il n'y paraît sur la réflexion au sujet de l'héroïsme, pas forcément au sens de mettre un costume et d'aller sauver des gens mais au sens de savoir pour quelle raison on veut être reconnu en tant que super-héros. Et là, on a tout un panel de personnages qui nous montre que les raisons sont multiples. Les "vrais" super-héros le deviennent parce qu'ils ont un pouvoir qui leur tombe dessus un jour, ou bien ils sont nés avec, ou bien ils ont assez de frics pour construire des armures de malade. Ici, on est face à de simples humains. Tony Stark, dans Iron Man, se demandait si c'est l'homme ou la machine qui fait le héros, Hellboy se demandait quant à lui qu'est-ce qui fait d'un homme un homme. Je pense que Kick-Ass vient, des années après, répondre plutôt bien à ces deux réflexions.  

lundi 16 juin 2014

Kick-Ass - Tome 1 : Le premier vrai super-héros

Apparemment, le film est passé il y a peu de temps à la télévision mais je vais vous avouer un secret : ma télévision ne me sert qu'à jouer. Je ne la regarde jamais, je n'ai même pas les chaînes à vrai dire. En tout cas, la dame de la médiathèque m'a demandé si j'emprunté Kick-Ass parce que j'avais vu le film la veille au soir à la télévision. Et bien non, cela fait déjà un long moment que je connais le film que j'avais, par ailleurs, bien aimé même si je ne suis pas une grande fan de Nicolas Cage. Je vous avoue également que je n'aime pas non plus spécialement les Comics, mais pour Kick-Ass j'avais envie de faire une exception et, qui sait, peut-être faire un peu remonter ce genre dans mon estime. Car oui, j'aime les super-héros et j'aimerais bien découvrir ce qu'ils sont au-delà des films. Et je pense que du coup, Kick-Ass a été un bon choix pour commencer cette découverte d'un nouveau genre car j'ai vraiment adoré! Pour tout vous dire, j'ai largement préféré le Comics au film...

La plus grande BD de super-héros de tous les temps est enfin arrivée!
Après avoir signé le succès Wolverine : Ennemi d'Etat, Mark Millar (Civil War, Ultimates) et John Romita, Jr. (Spider-Man, World WarHulk) reviennent pour redéfinir la BD de super-héros du XXIe siècle.
N'avez-vous jamais voulu être un super-héros ? Jamais rêvé d'enfiler un costume et de sortir casser la figure à quelqu'un ? Voilà le volume qu'il faut, la BD qui commence là où les autres n'ont jamais osé s'aventurer. Le réalisme a un nouveau visage chez les super-héros. Kick-Ass !

Avec Kick-Ass, on est loin - très loin - du super-héros habituel. Dans ce premier tome, nous suivons la genèse de David Lizewski (profitez- en, ce sera sans doute la seule fois que j'écrirai son nom de famille) qui passe du statut de jeune adolescent fan de super-héros, mais introverti au point de se faire passer pour un gay auprès de la fille qu'il aime pour passer un peu de temps avec elle, au statut de super-héros des temps modernes avec pour seule distinction une combinaison de plongée d'occas' et deux matraques. En effet, David en a un peu marre des gens qui n'agissent pas et il se demande pourquoi personne n'a eu l'idée d'imiter les super-héros qui pourtant inonde notre quotidien culturel. Puis lui vient cette pensée saugrenue mais géniale : pourquoi pas lui? Et une commande Ebay plus tard, le voilà devenu Kick-Ass. Mais David n'avait sans doute pas penser que son gabarit et son inexpérience seraient un frein à sa carrière toute neuve. Cela dit, même après plusieurs litres de sang laissés sur le bitume et plusieurs semaines à l'hôpital, il remet le couvert et repart. Et il va finalement connaître la notoriété grâce à une vidéo de lui prenant la défense d'un homme aux dépends de sa propre vie sur Youtube. Notoriété qui va lui causer quelques soucis et l'intervention, également, de deux autres super-héros : Big Daddy et Hit Girl. Sauf que ces deux-là, ils sont pas super-héros pour le plaisir. Il y a une vengeance qui se cache derrière...

"Elle était un peu comme Rambo qui aurait rencontré Polly Pocket. "
Le tome 1 ne nous en dévoile pas beaucoup plus sur ces deux super-héros "badass" mais du coup, on a encore plus envie de se jeter sur la suite (ce que j'ai fait, mais ça, ce sera pour un autre billet). Mais pour l'instant restons sur ce premier tome qui nous donne une très belle entrée en matière. Bon, comme le montrent les images, les effusions d'hémoglobine sont monnaie courante dans Kick-Ass, mais personnellement ça ne m'a pas dérangée. D'une part parce que ce n'est pas quelque chose à quoi je suis sensible, et aussi parce que nous sommes face à des humains sans aucun super-pouvoir et que ça me semble plus réaliste ainsi. Mais ce n'est pas à mettre entre toutes les mains, c'est évident. Bref, une chose est sûre, le style graphique est vraiment excellent et chaque planche nous explose aux yeux comme pour nous faire oublier que nous sommes face à un univers tout ce qu'il y a de plus normal. En somme, on lit l'histoire d'un gars qui pourrait être notre pote, mais on découvre l'envers du décor. Et surtout, on découvre un personnage foutrement plus courageux que ce qu'il n'y paraît, bien qu'on ne sache pas trop si finalement, il n'est pas poussé par la connerie? En tout cas, si mettre le costume ne demande pas un grand investissement, en être à la hauteur oui, et celui qui passe inaperçu dans son lycée n'hésite plus à risquer sa vie pour sauver celle des autres. 

"Qui je croyais tromper? La bête qui était en moi, putain...
Et dès qu'on m'a eu enlevé les dernières broches, j'étais de retour dans la rue."
Même si, à la base, David fait certainement ça pour obtenir - derrière le masque de Kick-Ass - la reconnaissance qu'il n'a pas dans la vie de tous les jours, on fini par se prendre d'empathie pour lui car si ce n'était qu'une question de reconnaissance, il aurait pu arrêter après la vidéo Youtube, après son séjour à l'hôpital aussi. Mais il continue, il n'abandonne pas et on est même pris d'une sorte de regain d'espoir en l'humanité qui, il faut le dire, n'est plus vraiment basée sur l'entraide de nos jours. Il devient donc un héros attachant qu'on a envie de suivre. D'autant plus que ce premier volume s'ouvre sur une prolepse qui nous montre Kick-Ass dans une bien mauvaise posture. On suit donc le parcours initiatique de David en attendant de comprendre comment il en est arrivé là. Sauf qu'on ne l'apprend pas à la fin de ce volume. On veut également savoir qui sont vraiment Hit Girl et Big Daddy, deux personnage mystérieux et auxquels on s'attache dès leur apparition. En résumé, ce premier volume donne sacrément envie de continuer Kick-Ass

"Quel sale connard."

Pour conclure sur cette première rencontre avec Kick-Ass, c'est réellement un coup de cœur me concernant! Après avoir fermé ce tome, je me suis directement jetée sur le second et je n'ai pas pu m'empêcher de faire la comparaison avec le film. Je vous l'ai dit, je l'avais apprécié et il m'a donné envie de découvrir le Comics. Et maintenant que c'est fait, je reste dubitative sur le choix des acteurs qui ne ressemblent pas vraiment aux personnages de la BD. Surtout Nicolas Cage en fait qui n'a rien de Big Daddy. Ce n'est évidemment qu'un avis personnel. De plus, le film a été très édulcoré, de ce fait, on perd le côté dramatique de l'aventure de David qui est pourtant au premier plan de l'oeuvre de Mark Millar et John Romita, Jr. Quoi qu'il en soit, si vous avez aimez le film, jetez-vous sur le Comics. Et si vous en avez marre des super-héros aux super-pouvoirs, jetez-vous aussi dessus!
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