Les dernières chroniques

jeudi 28 février 2013

Princess Jellyfish [1]

Titre original : 海月姫 [Kuragehime]
Dessin : Akiko Higashimura
Scénario : Akiko Higashimura
Editions : Delcourt
Date de parution japonaise : 2008
Date de parution française : 2011

Synopsis
Princess Jellyfish, c'est l'histoire délirante de six colocataires nolife, dont le quotidien hermétique et monomaniaque va se fissurer suite à l'arrivée en fanfare d'une "nana" trop extravertie pour elles.

Quatrième de Couverture
Tsukimi, venue à Tokyo pour devenir illustratrice, est une fan hardcore de méduses. Elle accède alors au privilège d'intégrer la très select' résidence Amamizu, une antre interdite aux hommes et peuplée de jeunes femmes otaku aux passions aussi diverses qu'encombrantes! Mais alors qu'un soir, Tsukimi rend visite à une adorable méduse enfermée dans un minuscule aquarium, son destin va être bouleversé par une jeune fille bien trop fashion pour être vraie...

Une rencontre inattendue!

Mon Avis
Cela faisait un moment que je n'entendais que du bien de ce Princess Jellyfish. Un manga de type "Josei" (pendant féminin des "Seinen") racontant le quotidien de filles comme moi [nerd/otaku/nolife/geekette], en un mot : "Fujoshi". Traduit par "fille moisie". Si si! Mais quotidien néanmoins chamboulé par l'arrivée en fanfare d'un personnage haut en couleur : une "Humana Coquetta". L'ennemie jurée des AMARS (en référence aux bonnes soeurs) juste après les "Humanus Coquettus". A savoir les hommes!  Bref, un scénario qui semble assez banal quoi que rarement abordé dans un manga. Car bizarrement, les manga qui traitent des "NEET", "hikikomori" et autres rebuts de la société japonaise, il y en a peu. Le seul qui me vienne à l'esprit, à vrai dire, c'est NHK ni Yokouso!, et c'est traité différemment. Bref! Je disais donc, un scénario quelque peu banal mais servi par une héroïne assez hors du commun, Tsukimi, dont la plus grande passion est... les méduses! Et c'est en voulant sauver l'une d'entre elles au tout début de ce premier tome qu'elle va faire la connaissance d'une jeune fille étonnante. Cette rencontre va chambouler la vie de Tsukimi mais également des cinq autres locataires de la pension Amamizu. D'autant plus que la demoiselle en question cache un secret qui va à l'encontre de toutes les certitudes de Tsukimi et de toutes les règles de la pension. Mais chut! Je n'en dirai pas plus ici. En tout cas un retournement de situation inattendu. Le premier d'une longue série dans un seul petit tome.

J'ai donc vraiment prit plaisir à entrer dans ce manga et y découvrir ces personnages à la fois farfelus et attachants. Avec des manies si bizarres que le seul qui pourrait les comprendre ce serait, peut-être, Sheldon Cooper (The Big Bang Theory), et encore c'est un homme! Une autre comparaison, assez farfelue je l'avoue, qui me soit venue à l'esprit, c'est avec le manga Paradise Kiss d'Ai Yazawa. Quoi que pas si farfelue si on regarde de plus près car on y découvre également des personnages à part, bizarres mais attachants. Et une jeune fille inconsciente de sa propre beauté. Mais dans Princess Jellyfish, le côté complètement barré est beaucoup plus présent et les références à l'univers "otaku" foisonnent! Entre ça et les situations cocasses et hilarantes qui s'enchaînent tout en traitant de sujet tout de même assez sérieux de la société japonaise le tout servi par un graphisme à la fois simple mais original, voilà un premier tome très prometteur pour la suite des évènements. Car, en plus, il se termine sur un beau "cliffhanger" auquel on s'attend un peu mais qui ne donne qu'une envie : se procurer la suite de toute urgence! Heureusement que la Médiathèque, où j'ai emprunté ce premier tome, avait aussi le second et que je vais pouvoir continuer ma lecture très vite!

La réaction des AMARS devant une "Humana Coquetta"!

Conclusion
Un gros coup de coeur pour la découverte de ce manga dont j'avais entendu tant de bien! Parfois, quand j'entends trop de choses positives à propos de quelque chose, je suis déçue parce que je place mes attentes trop haut. Mais là, aucune déception! Juste une grosse envie de connaître la suite et de me lancer dans l'adaptation en animé dont l'opening est déjà truffé de références!

mercredi 27 février 2013

Belle de Jour

Belle de Jour

Réalisateur : Luis Buñuel
Avec : Catherine Deneuve, Jean Sorel, Michel Piccoli, Pierre Clémenti...
Produit en 1967
Sorti le 24 Mai 1967 (France)
Durée : 1h42

Les Plus : 
- Une belle adaptation d'un roman de Kessel que j'avais beaucoup aimé.
- Une Catherine Deneuve encore jeune et dirigée par un maître de l'érotisme.
- Un cinéma français encore regardable, ce qui n'est plus d'actualité pour moi aujourd'hui.

Les Moins :
- Le film a un peu vieillit mais, j'ai envie de dire, et alors? :)


Synopsis
Épouse d'un jeune interne des hôpitaux  PierreSéverine n'a jamais trouvé un véritable plaisir auprès de lui. Un des amis du ménage, play-boy amateur de call-girls, lui glisse un jour l'adresse d'une maison clandestine. Troublée, Séverine ne résiste pas à l'envie de s'y rendre et ne tarde pas à devenir la troisième pensionnaire de Mme Anaïs  Elle y est appelée Belle de jour car ses visites surviennent chaque après-midi de deux à cinq heures.

Mon Avis
Il y a quelques temps, je vous avais livré mes impressions suite à la lecture du cultissime Belle de Jour de Joseph Kessel. Peu de temps après, en vérité, j'avais regardé l'adaptation cinématographique du grand Luis Buñuel avec la non moins grande Catherine Deneuve. Pourquoi je ne vous en ai pas parlé avant? Je ne sais pas. Mais en tout cas, pas parce que je ne l'ai pas apprécié. Bien au contraire. Je ne vais pas revenir sur l'histoire en elle-même qui est déjà un peu dévoilée dans le synopsis et dont les détails se trouvent dans mon article sur le roman. Le film, bien que prenant quelques libertés, respecte assez fidèlement la trame principale de l'histoire voire la sublime grâce à un choix de casting des plus judicieux. Notamment l'interprétation parfaite de la toute jeune Catherine Deneuve. Elle incarne, en effet, une Séverine parfaite. A la fois ingénue et sensuelle, délicate et bestiale, timide et audacieuse. Elle vit cette dualité du personnage, elle est Séverine et elle est Belle de Jour. Les deux à la fois.

Un peu à l'image de Joseph Kessel, Buñuel nous livre une version de Belle de Jour sans aucun jugement. Quand on connaît un peu l'homme, et qu'on sait à quel point il aime traiter des obsessions et des déviances sexuelles, on comprend qu'il ait eu l'envie, le besoin, d'adapter ce roman à l'écran. Ce roman qui traite du besoin d'une femme de se libérer des carcans de la bourgeoisie où elle ne trouve pas sa place. Ce roman qui met en avant des fantasmes que Buñuel traduit à l'écran de façon très juste, très suggestive sans en montrer trop. C'est ça. Tout est dans la suggestion. Finalement, on ne voit que très peu de corps nus, et aucune scène sexuelle à proprement parlé. A l'heure où la pornographie est monnaie courante, se replonger dans la sensualité des années 60 fait un bien fou et montre que le désir peut être seulement évoqué pour être compris. A ce titre, le Belle de Jour de Buñuel est parfait. Peut-être même plus choquant et dérangeant que si les scènes étaient montrées. 

J'avoue, assez honteusement, qu'il s'agit là du premier Buñuel que je regarde entièrement. Ma culture cinématographique n'étant pas des plus étendue, j'ai longtemps pensé que le cinéma d'avant 1990 était vieux. Alors regarder des films datant des années 60 ou pire, des films en noir et blanc datant des années 20... Impensable! Sauf qu'aujourd'hui, je regrette et j'en paie le prix avec un retard monstre à rattraper et tant de choses à découvrir. Quoi qu'il en soit, j'ai découvert Buñuel il n'y a que quelques mois, lors d'une option intitulée "Le cinéma : des origines à 1960" que j'ai suivie à la fac. Je vous laisse imaginer les horizons qui se sont ouverts à moi suite à ces quelques heures de cours par semaine. Alors quand j'ai su que Buñuel avait adapté un roman que j'ai adoré, je n'ai pas hésité une seconde à le regarder. Et, même si c'est du vieux cinéma, j'ai aimé. Même si c'est du cinéma français, j'ai aimé. Et j'ai envie d'en connaître encore et encore. De voir d'autres collaborations entre Buñuel et Deneuve.

Catherine Deneuve, plus belle que jamais

Conclusion
Le roman de Kessel avait déjà était une belle découverte, et le film de Buñuel est dans la continuité. Une adaptation à la hauteur, un chef-d'oeuvre du cinéma français, du cinéma universel même. A voir au moins une fois dans sa vie.


mardi 26 février 2013

Top Ten Tuesday [3] - Les 10 auteurs que j'achète les yeux fermés

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani.

Cette semaine, il est question des 10 auteurs que j'achète les yeux fermés!

1 - Amélie Nothomb
Je la suis depuis ses débuts, et mêmes si ses derniers romans ne m'emballent pas autant que les premiers, j'attends chaque rentrée littéraire avec l'impatience de découvrir le nouveau Nothomb!

2 - CLAMP
De Card Captor Sakura à xxxHOLiC en passant par Tsubasa RESERVoir CHRoNICLE, Chobits, Clover ou encore Angelic Layer, il n'y a pas un manga de CLAMP que je n'ai pas aimé et j'achète leurs mangas sans même savoir de quoi il en retourne. Je ne suis jamais déçue.

3 - René Barjavel
Depuis ma découverte de La Nuit des Temps, j'ai lu d'autres romans de l'auteur, notamment Le Voyageur Imprudent et c'est un romancier de science-fiction que j'affectionne tout particulièrement.

4 - Shan Sa
Surtout connue pour son roman La Joueuse de Go, j'ai lu je pense tous les romans qu'elle a écrit depuis et je suis tout simplement fan de cette auteure. Il n'y a aucun livre d'elle que je n'ai pas aimé et j'attends les prochaines avec une grande impatience!


5 - Cecelia Ahern
Découverte avec P.S. I love you, j'ai à ce jour lu tous ses romans et je les ai quasiment tous dévorés! Légers et pétillants, c'est le genre de romans qui me mets de bonne humeur tout en me faisant réfléchir sur pas mal de choses. Je n'hésiterai pas à me procurer ses prochains romans sans même savoir de quoi ils parlent.

6 - Sophie Kinsella
Un peu comme Cecelia Ahern, les romans de Sophie Kinsella me donnent la pêche! Quand je me plonge dans un Accro du shopping par exemple, je sais que je vais passer un super moment de détente!

7 - William Shakespeare
On revient dans de la vraie littérature bien classique avec Shakespeare! Je suis une grande admiratrice de l'oeuvre de cet homme et si, à au jour d'aujourd'hui, je n'ai pas eu l'occasion de lire tout ce qu'il a écrit, je sais que c'est toujours avec une confiance aveugle que je me lance dans la lecture d'une de ses pièces ou de dans un poème.

8 - Maliki
Ou plutôt Souillon, l'auteur du webcomic Maliki! Je ne suis pas très branchée bandes dessinées franco-belges mais j'adore vraiment Maliki et je possède même certains albums en plusieurs exemplaires!

9 - Miwa Ueda
Mangaka d'un de mes shoujo favori : Peach Girl! C'est sans hésitation que je me suis ensuite lancée dans l'aventure Papillon et je ne regrette pas. Je pense que si un autre manga de Miwa Ueda est édité en France, j'irai l'acheter les yeux fermés!

10 - Mathias Malzieu
Et je termine sur un auteur découvert récemment mais dont je suis déjà fan : Mathias Malzieu. Deux romans lus, deux romans adorés et dans l'attente de lire la suite de son oeuvre, et notamment La Mécanique du Coeur!


Et de 10! J'avoue qu'au début, je me suis dit que je n'atteindrais jamais ce chiffre. Mais maintenant que j'ai terminé, je me rends compte qu'il manque plein d'auteurs tels de J. K. Rowling, Elizabeth Gilbert ou encore Anna GavaldaGuillaume Musso et Marc Lévy. Mais bon, en général je profite d'être en vacances chez ma Mamie pour les lire donc on peut pas vraiment dire que je les achète les yeux fermés!

lundi 25 février 2013

C'est Lundi, que lisez-vous? [5]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

Le blog reprend enfin une activité à peu près normale alors c'est l'occasion de reprendre le rythme des rendez-vous littéraires hebdomadaires :) 

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?

La semaine dernière j'ai lu



En ce moment je lis

 


Ensuite je lirai
(et finirai de lire)

 

Dur, dur de concilier envies de lecture et lectures obligatoires mais je crois qu'après Gatsby le Magnifique, je vais devoir arrêter de lire ce qui me fait envie pour un petit moment!


Et vous, vous lisez quoi?
Bonne semaine de lecture à tous et à toutes!

dimanche 24 février 2013

[LC - CRC - CGG] Fahrenheit 451

Auteur : Ray Bradbury
Traducteurs : Jacques Chambon et Henri Robillot
Édition Américaine : 1953
Édition Française : 1955
Éditeur : Folio, collection Folio SF

Quatrième de Couverture
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront alors l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C'est la porte ouverte à la mélancolie.

Le Choix du Livre
Même s'il s'agit d'une lecture commune organisée par Métaphore, j'avais envie de lire ce livre depuis très longtemps. D'autant plus qu'il entre dans le Challenge Romans Cultes, et maintenant dans le Challenge Gilmore Girls!

Mon Avis
Dans un avenir lointain (plus tant que ça aujourd'hui), les pompiers ne sont plus là pour éteindre les feux mais pour brûler les livres désormais proscrits. Guy Montag exerce ce métier sans trop se poser de questions, jusqu'au jour où il fait la connaissance d'une jeune fille qui ne ressemble à aucune autre : Clarisse. Elle tient un discours qui énerve Montag tout en le troublant et qui le pousse alors à réfléchir sur la raison pour laquelle il brûle des livres. Pour en avoir le coeur net, il finira par voler un livre et se rendra compte à quel point la société dans laquelle il vit est vide. Sa vie, sa maison, sa femme, ses pensées. Tout lui est imposé par une société où la pensée unique est érigée en maître. Où tout va tellement vite qu'on a plus le temps de regarder le monde qui nous entoure. Mais comment agir quand on est seul contre tous? Vers qui se tourner pour obtenir de vrais réponses à ces questions que plus personne ne se pose?

Il y a tellement de choses à dire sur Fahrenheit 451 que je ne sais pas par où commencer. Alors on va faire comme en dissertation en allant du plus insignifiant (si tant est qu'il y est de l'insignifiance dans ce roman) au plus frappant. Et donc, la première chose remarquable dans ce roman, c'est la qualité de la plume de l'auteur. Je ne suis pas vraiment attirée par la science-fiction en général, j'ai du mal à entrer dans les histoires et à en comprendre tous les enjeux. Pourtant, ici, j'étais plongé dedans dès la première page. Dès les premiers mots.   Et je n'ai pas quitté le livre avant la fin tant j'ai été happée dans cet engrenage fou. Bradbury écrit de façon très poétique tout en restant clair et compréhensible dans ses propos sans non plus prendre son lecteur pour un débile attardé. Et il ne tourne pas autour du pot. Bref, par son écriture, l'auteur nous fait entrer dans un univers tout à fait nouveaux, à première vue. Parce qu'on se rend vite compte que cet univers futuriste, s'il était déjà d'actualité dans les années 50, l'est peut-être encore plus aujourd'hui.

Ainsi, il y a des livres dont on entend parler toute sa vie. Puis quand on les lit, on se demande pourquoi. Fahrenheit 451 ne fait pas partie de ceux-là. Ou plutôt si, parce que je me suis demandé pourquoi. Mais surtout pourquoi ai-je attendu autant de temps pour découvrir ce chef-d'oeuvre de la science-fiction? Ray Bradubury était un sacré visionnaire car le roman a beau dater des années 50, il est d'une actualité hallucinante. Si aujourd'hui on ne brûle plus les livres, cela ne nous empêche pas de côtoyer chaque jour des personnes dont le comportement est dicté par des écrans, des personnes qui n'ouvrent jamais un livre, des personnes qui se pensent "ouvertes" et "cultivées" juste parce qu'elles se contente d'absorber tout ce que les médias leur disent d'absorber. Et le fait de s'intéresser à autre chose fait de nous des "intellectuels" presque de manière péjorative tandis que la télé-réalité n'est finalement pas si loin de la "famille" présente sur les écrans de chaque maison du roman. Bref, un roman de science-fiction mais aussi et surtout un roman d'anticipation qui donne à réfléchir.

Vous vous rappelez sûrement le gosse qui, dans votre classe, était exceptionnellement "brillant", savait toujours bien ses leçons tandis que les autres, assis là come autant de potiches, le haïssaient. Et n'était-ce pas ce brillant sujet que vous choisissiez à la sortie pour vos brimades et vos tortures ? Bien sûr que si. On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux.Chaque homme doit être l'image de l'autre ; plus de montagnes pour les intimider, leur donner un point de comparaison. Conclusion ! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le.

Conclusion
Une découverte fabuleuse et un énorme coup de coeur pour ce roman qui se doit d'être lu! Les thèmes abordés sont criants d'actualités et surtout abordés de manière intelligentes. Je crois qu'on ne ressort pas tout à fait indemne de la lecture de Fahrenheit 451!

Ce livre a été lu dans le cadre de :

La Lecture Commune avec


samedi 23 février 2013

[Projet 52] 8 - Au carré

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

J'étais pas en avance pour ma photo cette semaine! Alors malgré les flocons, cet après-midi j'ai prit mon courage à deux mains et je suis allée me balader dans Pau. J'avoue que j'ai eu beaucoup de mal à trouver l'inspiration pour ce thème. J'ai pris plusieurs photos avant de trouver celle qui me plaisait le plus : un petit carré de mur et du lière! Le tout avec un format carré pour coller encore plus au thème :)


Prochain thème pour le 2 Mars :


jeudi 21 février 2013

Challenge Gilmore Girls


Aujourd'hui, je suis tombée par hasard sur le blog de Touloulou et sur son challenge Gilmore Girls! Etant une grande fan de cette série où les références culturelles ne manquent pas, j'ai eu très envie de me lancer dans l'aventure. Le but? Lire des livres cités dans la série. Et dans quelques temps, je pourrai revoir la série et comprendre encore plus de références au moins littéraires!

Le challenge a commencé le 14 Janvier 2013 et prendra fin le 8 Octobre 2014, date d'anniversaire de Rory! Ce qui me laisse pas mal de temps alors je me suis, pour l'instant, inscrite dans la catégorie Jess Mariano qui consiste à lire 10 livres. Mais j'espère pouvoir atteindre la catégorie Rory Gilmore et en lire 15! Quoi qu'il en soit, la liste des livres est disponible ici!


Si vous aussi, vous êtes fan de Gilmore Girls, alors n'hésitez pas à venir vous inscrire!

lundi 18 février 2013

[Projet 52] 7 - Insolite

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Avec un peu de retard, comme prévu, ma participation à la septième semaine du Projet 52 sur le thème : Insolite. J'ai passé quatre jours entre Marseille et le Var pour assister à un mariage et j'en ai profité pour découvrir ce qui avait été fait à l'occasion de Marseille-Provence 2013, capitale de la Culture. Du coup, j'ai prit pas mal de photos mais ça n'a pas été évident de trouver quelque chose de vraiment insolite. Jusqu'à ce que je tombe sur cette création suspendu à une "roulotte-bar" remplie de choses farfelues à la Friche Belle-de-Mai!

Création insolite à la Friche Belle-de-Mai, Marseille
Prochain thème pour le 23 Février :

samedi 9 février 2013

[Projet 52] 6 - Par le petit bout de la lorgnette

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Un thème assez difficile cette semaine : il fallait illustrer l'expression "Par le petit bout de la lorgnette". Je vous avoue que mon premier réflexe a été d'aller chercher le sens de cette expression que je n'avais jamais entendu auparavant. Je pense ne pas être la seule. Ne voir que les détails secondaires des choses. J'ai pas du tout été inspirée par ce thème et j'ai pas vraiment eu l'occasion de sortir faire des photos vu le temps qu'il fait dehors. Alors je me suis laisser prendre par la simplicité : une paire de lunette, un dictionnaire...


Prochain thème pour le 16 Janvier

[Etant de mariage Jeudi, et en vadrouille jusque Dimanche, je ne suis pas sûre de pouvoir participer dans les temps à ce thème]

dimanche 3 février 2013

Mon voisin

Auteur : Milena Agus
Titre original : Il vicino
Traductrice : Françoise Brun
Édition Italienne : 2008
Édition Française : 2009
Éditeur : Liana Levi

Quatrième de Couverture
Glisser dans la baignoire en changeant le rideau de douche, faire croire à un accident, confier le petit à une famille normale... Pour se délester de la pesanteur de la vie, elle s'amuse à imaginer le suicide parfait. Mais le jour où le voisin entre dans sa vie, son regard sur le monde change. Dans un Cagliari écrasé de soleil, Milena Agus met en scène des personnages hors normes, enfants en mal d'amour, adultes en quête d'un peu de douceur.

Le voisin, elle l'avait rencontré un jour alors qu'avec son petit elle rentrait de promenade. Il était très beau. Et ensuite, toujours à la même heure. Elle arrêtait la poussette et le fixait sans retenue. Mais lui ne les voyait pas, même quand la rue était vide.

Le Choix du Livre
Il y a un certain temps, j'avais lu Mal de pierres de la même auteure et j'avais beaucoup aimé. Du coup, quand je suis tombée sur ce tout petit livre au Troc Bouquin, je n'ai pas hésité une seconde à le prendre! D'autant plus que je trouve la couverture vraiment très belle.

Mon Avis
En ce moment, je suis un cours d'Atelier d'Ecriture et nous travaillons sur la rencontre. En lisant la première phrase de ce livre, j'ai immédiatement compris tout ce que la prof a essayé de nous expliquer pendant trois heures. C'est donc l'histoire d'une rencontre. Elle, elle a un petit garçon de deux ans. Il ne parle pas, ne marche pas. Elle l'élève seule. Elle se sent seule. Mélancolique. Alors, son temps, elle le passe à imaginer le suicide parfait. Celui qui passerait pour un accident. Celui qui ne ferait pas culpabiliser ceux qui restent, et qui permettrait à son petit de grandir dans une famille normale, chez une de ses soeurs. Lui, il vit seul. Il a un fils qui ne vient qu'à Noël et pendant l'été. Ça tombe bien, c'est l'été! Et le petit garçons turbulent a pris l'habitude de venir chez elle. La rencontre entre elle et son voisin se fera dans les rues de Cagliari, écrasées par la chaleur. Le suicide peut bien attendre quelques semaines de plus.

Un livre qui pourrait être pessimiste car il parle de suicide. Un livre qui est en réalité une véritable bouffée de fraîcheur, un petit courant d'air frais dans une journée caniculaire. Une petite balade dans les rues et sur les plages sardes, et on s'y croirait presque. J'avais déjà été conquise par la découverte de Mal de pierres, que m'avait conseillé une amie. Cette petite nouvelle me conforte donc dans l'opinion que je me suis faite de Milena Agus. En plus, comme le roman ne fait qu'une cinquantaine de pages et tient d'ailleurs plus de la nouvelle que du roman et qu'il ne coûte que 3€, c'est un très bon moyen de se lancer dans la littérature sarde et découvrir cette auteure à la plume légère et poétique, mais néanmoins résolument moderne. Vu l'épaisseur du bouquin, je ne vais pas m'étaler plus pour éviter de gâcher tout le plaisir qu'on peut avoir à découvrir cette petite merveille.

Elle avait l'intention de consacrer son énergie à une bien meilleure idée de suicide, quelque chose que tout le monde prendrait pour un accident. La barre qui tenait le rideau de douche était tombée. Elle monterait sur le bord de la baignoire avec les outils et la nouvelle barre, elle ouvrirait le robinet et remplirait la baignoire d'eau en y laissant tremper le rideau. Puis, avec les outils et toujours en laissant le robinet ouvert, elle déraperait dans la baignoire et se noierait.

Conclusion
Un gros coup de coeur pour un tout petit livre qui se lit très vite et très facilement mais qui transmet beaucoup beaucoup d'émotions. Donc si vous avez genre une heure devant vous et l'occasion de vous procurer ce petit livre, n'hésitez pas et partez directement pour un aller-retour sous le soleil de Sardaigne!

samedi 2 février 2013

[Projet 52] 5 - H2O

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Ah! Enfin l'inspiration était là! Un peu trop même, étant donné le nombre de fois où j'ai eu l'occasion de prendre de l'H2O en photo : la pluie, les rivières, les fontaines... Finalement, le plus dur a été de faire un choix parmi les clichés! Et j'ai retenu une photo de la fontaine de la place Clémenceau à Pau, parce que j'adore cet endroit et ses couleurs. Et, pour une fois, je suis assez contente de mon cliché :)

Water & Color, Pau
Et comme j'ai pris plusieurs photos pour ce thème, j'avais envie d'en partager une autre avec vous. Une autre fontaine, toujours à Pau, mais cette fois-ci Place de la Libération! J'avoue avoir du mal à faire un choix entre les deux, d'autant plus que la première est prise avec mon téléphone et la seconde avec mon Réflex numérique!

Il ne faut jamais dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau!
Prochain thème pour le 9 Février
Par le petit bout de la lorgnette

vendredi 1 février 2013

Amphitryon

Auteur : Plaute
Titre original : Amphitruo
Traducteur : Charles Guittard
Date : 187 av. J.C.
Éditeur : GF Flammarion

Quatrième de Couverture
Pour faire triompher son bon plaisir, Jupiter descend sur terre et séduit Alcmène, la femme d'Amphitryon dont il a pris les traits. L'époux se retrouve trompé, l'épouse outragée et le serviteur de la maison molesté.
Quand les dieux ont décidé de se jouer des hommes, ils nous convient à une bien étrange comédie...

A présent, ne vous étonnez pas de la tenue que je porte devant vous, de me voir apparaître ici habillé en esclave; c'est une vieille, bien vieille histoire que nous allons vous présenter, sous une forme nouvelle : voilà pourquoi je suis venu habillé devant vous d'une nouvelle façon.

Le Choix du Livre
On ne peut pas parler ici de choix de lecture puisque j'ai lu Amphitryon dans le cadre de mon cours de Littérature Comparée où il est question de lire quatre versions de ce mythe : Plaute, Molière, Kleist et Giraudoux!

Mon Avis
Le dieu Jupiter s'éprend de la belle Alcmène, elle-même mariée à Amphitryon et folle amoureuse de lui. Jupiter profite donc de l'absence d'Amphitryon, parti à la guerre avec son fidèle serviteur Sosie, pour prendre littéralement sa place. Et son fils, Mercure, de prendre celle de Sosie. Mais tout s'enchaîne quand Sosie vient annoncer l'arrivée d'Amphitryon et qu'il tombe sur Mercure sous ses traits, qu'il retourne voir son maître qui n'en crois pas un mot mais qui devra se rendre à l'évidence quand, de retour auprès de son épouse, celle-ci semble étonnée de le voir si tôt revenu! La situation est telle que les quiproquos et les malentendus s'enchaînent de façon très drôles bien que parfois un peu lourdes, dû à la répétition de certains éléments qui facilitaient la compréhension de la pièce à l'époque.

Le mythe d'Amphitryon, dont découle la naissance d'Hercule, a beau être hyper connu, je n'en avais pour ma part qu'une très vague connaissance, et j'étais loin de penser qu'autant de versions en existaient (38 selon Giraudoux!). Je me suis donc lancée dans cette lecture avec certains à priori quant à l'histoire et notamment à cause de son ancienneté. J'avais peur que l'écriture soit vraiment trop... éloignée de nos habitudes. Mais la traduction est moderne et donc, il est très facile de rentrer dans l'histoire. Mon autre appréhension était que ce soit ennuyeux côté scénario. J'avais l'impression qu'il y avait déjà tellement de règles et de tabous dans les oeuvres du XVIIème ou même du XIXème siècle, qu'une oeuvre datant d'avant J.C. ne pourrait être que plate et ennuyeuses... Que Nenni! Le mythe d'Amphitryon est ici raconté avec beaucoup d'humour et de légèreté tout en restant témoin des moeurs et des croyances de l'époque.

Plaute a réussit le pari qu'il s'est lancé dès son prologue : faire d'Amphitryon une tragi-comédie! Tragédie car le théâtre latin est tout droit inspiré du théâtre grec ou la tragédie était le genre en question. Comédie, parce que Plaute était le dramaturge du rire. Et on rit là où les évènements ne sont pas forcément des plus drôles, même plus de 2000 ans plus tard. C'est dire le talent de Plaute à qui l'on doit même l'entrée dans la langue française de deux nouveaux mots : "amphitryon" et "sosie"! Oui, oui, le mot sosie vient bien de cette pièce de théâtre et non l'inverse. Quant au mot "amphitryon", il est plus rare mais il existe. Enfin, je n'ai pas souvent envie de faire des billets sur mes livres scolaires mais cette fois j'avais quand même envie de partager cette découverte avec vous, parce que ma lecture de l'Amphitryon de Molière m'a réservé moins de bonnes surprises. Mais on en parlera une prochaine fois parce que trop d'Amphitryon tue l'Amphitryon comme on dit.

Je ne sais que dire de cette affaire, à moins que, peut-être, il n'existe un autre Amphitryon qui s'occupe de tes affaires en ton absence et, en ton absence, remplit ici tes fonctions. Déjà l'histoire du Sosie substitué tout à l'heure est bien étrange, mais bien plus étrange encore est l'histoire de cet Amphitryon.

Conclusion
Sans être un coup de coeur que je relirai encore et encore, j'ai été bien contente de découvrir le mythe d'Amphitryon en commençant par la toute première version connue : celle de Plaute. Une lecture agréable et enrichissante sur le plan de la culture personnelle!

Photo a Day

Nouveau challenge photo découvert chez iWebgirl : Photo a Day! Il ne s'agit plus de faire une photo par semaine comme c'est le cas pour le Projet 52 mais bel et bien de faire une photo par jour sur un thème imposé!

La participation reste assez libre puisqu'il est possible de partager ses clichés sur son blog, son Facebook, son Twitter, son Tumblr, son Instagram ou même directement sur le Facebook de l'organisatrice, Fat Mum Slim. Le tout, c'est d'ajouter #fmsphotoaday sur les réseaux sociaux :)

Je n'ai malheureusement pas pu participer à ce challenge au mois de Janvier mais je compte bien m'y mettre sérieusement au mois de Février et partager mes clichés avec vous sur Instagram, Tumblr et Facebook! Pour ne pas encombrer ce blog de photos aux dépens des critiques littéraires et cinématographiques (qui se font déjà trop rares), je pense que je ferai comme iWebGirl : un bilan mensuel!

Je ne suis pas sûre que mes explications soient très claires alors je vous invite, si vous êtes intéressés par le projet, à aller directement sur la page explicative de Fat Mum Slim! En attendant, voilà le calendrier de Février :)
Images : Fat Mum Slim
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