Les dernières chroniques

dimanche 28 avril 2013

In My Mailbox [8]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. L'idée est maintenant reprise en France par Lire ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés.

Chaque semaine, j'ai beau me dire que je ne prendrai rien à la Médiathèque, je ne résiste pas! La Mécanique du Coeur, que j'avais réservé il y a plusieurs semaines, étant enfin arrivé... il a bien fallut que j'aille le récupérer. Et que je fasse un tout petit tour au rayon manga.





Et vous, qu'y avait-il dans votre Mailbox?

samedi 27 avril 2013

Pandora Hearts [2]

Titre original : パンドラハーツ [Pandora Hatsu]
Dessin : Jun Mochizuki
Scénario : Jun Mochizuki
Traduction : Fédoua Lamodière
Editions : Ki-oon
Date de publication japonaise : 2007
Date de publication française : 2010


Quatrième de Couverture
À sa sortie de l’Abysse, Oz est recueilli par la famille Rainsworth. Après avoir scellé les pouvoirs d’Alice, Sharon et  Xerxes proposent à leurs invités de travailler pour l’organisation Pandora. Leur première mission : mettre la main sur un contractant illégal qui fait des ravages dans la ville voisine.
Oz compte bien en profiter pour découvrir quel est le crime dont l’accusent les Baskerville, mais le jeune homme n’est pas au bout de ses surprises. En effet, le monde qui l’entoure semble avoir bien changé depuis qu’on l’a plongé dans les profondeurs de l’Abysse


Raven et Oz
Mon Avis
Oz et Alice ont donc rejoint les membres de Pandora et ils acceptent de partir pour leur première mission, en compagnie de Raven, afin de retrouver les souvenirs d'Alice et d'en savoir un peu plus sur les Baskerville et sur le crime dont Oz est accusé. Et, Ô joie! Les espérances que j'avais nourri dans le premier tome s'avèrent comblées! Cette première mission sera le théâtre de beaucoup de retournements de situations et de révélations qui place la série du côté des incontournables. Maintenant que certaines choses ont été découvertes, l'histoire prend tout un autre sens et on a qu'une envie : continuer ce manga! Le point fort, c'est vraiment que les éléments sont donnés petit à petit. On en apprend un peu plus sur chaque personnage, sur leur passé, sur leur identité. Et peu à peu, tous les liens se resserrent et convergent vers un seul et unique point : l'Abysse. Qu'est-il réellement? Quelle est cette conscience de l'Abysse? Quel est le lien exact avec Oz?

Si les personnages manquaient un peu de profondeur dans le premier tome, ils sont ici très bien exploités. Oz, qui passait pour un enfant de riche pourri-gâté au début, nous montre ici une facette de lui totalement surprenante. Il semble être un personnage réellement riche psychologiquement parlant, et qui cache en lui une grande force et une grande maturité. Alice aussi a un caractère bien particulier : un physique de petite fille, des réactions complètement impulsives et violentes, et des moments où elle semble seule et fragile. Elle est attachante. Mais celui qui m'a le plus conquise dans Pandora Hearts, c'est Raven! Un personnage comme je les aime : beau, brun, ténébreux et mystérieux (y a qu'à voir l'image au-dessus). Qui se la joue un peu nonchalant au début, mais qui est profondément gentil et qui cache un secret. Ce tome va nous révéler sa véritable identité, pour notre plus grand bonheur!

Je ne les ai pas tous évoqués mais chacun des personnages se démarque par une personnalité bien particulière, qui ne correspond pas forcément à ce à quoi on s'attendrait d'ailleurs. Chacun d'eux a une histoire, un passé et un comportement qui en découle, avec ses secrets. On commence à comprendre les réels enjeux pour chacun d'eux, même si tout ce qui tourne autour de l'Abysse reste bien mystérieux. Et malgré cet univers assez sombre, l'auteure n'hésite pas à ajouter quelques touches d'humour qui sont vraiment les bienvenues. Je pense notamment aux bonus "Changeons les dialogues", qui m'ont beaucoup fait rire. Mais aussi les petits personnages en SD dans certaines situations. Si les traits de Jun Mochizuki étaient un peu hésitants au début, on la sent déjà plus à l'aise avec ses personnages. Il manque juste, à mon goût, un peu plus de travail sur les fonds qui restent souvent assez dépouillés voir complètement vides.


Conclusion
Pandora Hearts fait donc son entrée dans les manga à ne pas manquer! Si le premier tome posait seulement les bases, le second ancre bien les personnages dans un scénario qui promet pas mal de rebondissements et de mystère. De nouvelles interrogations se posent mais le tout reste cohérent!

vendredi 26 avril 2013

[Projet 52] 17 - Sauvage

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Le retour du printemps, c'est aussi le retour des petits insectes sauvages plus ou moins mignons... Parmi eux, la coccinelle! Sans hésitation mon insecte préféré car, même si je n'ai pas peur des insectes en général, je n'irai pas m'approcher de certains pour les prendre en photo! Bref, une photo pour le moins simple mais avec mes devoirs/oraux/examens... Dur de trouver du temps pour aller faire se balader, appareil en main!


Prochain thème pour le 4 Mai :

jeudi 25 avril 2013

Pandora Hearts [1]

Titre originalパンドラハーツ [Pandora Hatsu]
Dessin : Jun Mochizuki
Scénario : Jun Mochizuki
Traduction : Fédoua Lamodière
Editions : Ki-oon
Date de publication japonaise : 2006
Date de publication française : 2010


Quatrième de Couverture
Oz Vessalius, 15 ans, est l’héritier d’un des quatre grands duchés du pays. Le jour de sa cérémonie de passage à l’âge adulte, des bourreaux masqués le précipitent dans un monde sombre et confus, l’Abysse, pour un crime dont il ignore tout.
Dans cette prison à l’écart du temps, il rencontre Alice, une jeune fille aux pouvoirs mystérieux, qui lui propose de nouer un pacte pour l’arracher à ce cauchemar. Mais l’organisation secrète Pandora, qui a pour mission de lever le voile sur les mystères de l’Abysse, attend son retour de pied ferme...

Alice est bien décidée à ne pas laisser Oz filer!

Mon Avis
Voilà un manga dont on m'a énormément parlé, et en bien! Aussi, quand j'ai vu qu'il était disponible à la Médiathèque je n'ai pas hésité une seconde pour emprunter les premiers tome. Et bon, comme la plupart du temps, arrivée au bout du premier tome, je suis un peu mitigée. Mais j'ai envie de dire que c'est normal. On entre dans une histoire. On découvre un nouvel univers peu familier, des nouveaux personnages. Tout se met en place. Et il me faut un temps d'adaptation. Enfin! Le premier tome s'ouvre sur un ton léger. Oz, qui doit se préparer pour la cérémonie, vadrouille dans le grand manoir où tout le monde le cherche. C'est mignon, c'est drôle. Mais l'atmosphère change très vite, quand il découvre d'une part une étrange sorte de sépulture où il va trouver une montre qui semble avoir de l'importance et faire un cauchemar assez flippant, et d'autre part quand les deux personnages mystérieux vont débarquer en plein milieu de la cérémonie. On est alors plongé, tout comme Oz, au fond de l'Abysse, dans un monde sombre et inquiétant.

Il ne se passe finalement pas grand-chose dans ce premier tome, à part l'aller-retour d'Oz dans l'Abysse. Mais il met bien en place les intrigues et les personnages. Il nous plonge dans une ambiance mélange d'Angleterre du XIXème siècle (qui n'est pas sans rappeler l'ambiance qu'on retrouve dans Black Butler), de Gothique avec de multiples références à l'univers imaginé par Lewis Carroll. Il pose déjà les intrigues qui trouveront sans doute leurs réponses au fil des tomes, quitte à nous perdre un peu au début. Car c'est un peu ce que j'ai ressenti, j'avais parfois du mal à comprendre ce qui se passait exactement, qui étaient les méchants et qui étaient les gentils. J'étais, je crois, aussi perdu qu'a pu l'être Oz. Mais comme lui, le lecteur accepte d'arriver dans un univers où rien ne se passe normalement. Comme il le dit "J'ai vu tellement de choses incroyables que j'ai fini par m'y habituer! Pour comprendre une situation, il faut commencer par l'accepter...". Et c'est exactement comme ça que je résumerai ce manga. En tout cas, il éveille la curiosité et m'a donné envie d'aller voir ce qu'il se passe du côté du deuxième volume!


Conclusion
Un premier tome qui ne m'a donc pas transcendé mais, comme je le disais, c'est rare que j'ai un vrai coup de coeur dès le début car il me faut le temps de m'habituer à ce nouveau monde qui s'ouvre à moi et de m'attacher à de nouveaux personnages. Pour autant, beaucoup d'intrigues ont été amorcées et j'espère que la suite sera à la hauteur, voire fera entrer cette série dans mes coups de coeur!

mercredi 24 avril 2013

Princess Jellyfish [4]

Titre original : 海月姫 [Kuragehime]
Dessin : Akiko Higashimura
Scénario : Akiko Higashimura
Editions : Delcourt
Date de parution japonaise : 2009
Date de parution française : 2012


Synopsis
Princess Jellyfish, c'est l'histoire délirante de six colocataires nolife, dont le quotidien hermétique et monomaniaque va se fissurer suite à l'arrivée en fanfare d'une "nana" trop extravertie pour elles.

Quatrième de Couverture
Confectionner des « robes méduses » et les vendre, voici la nouvelle idée folle de Kuranosuke ! Contre toute attente, Tsukimi se révèle être une styliste hors pair ! Mais quand les sentiments s’en mêlent, rien n’est jamais simple. La jeune fille pourra-t-elle mener à terme cette improbable entreprise ?


Tsukimi en mode "berserk"
Mon Avis
On continue dans la lancée des Princess Jellyfish avec ce quatrième tome qui s'avère un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, tomes de la série jusqu'à présent. Après la confection des peluches méduses, et après avoir vu Tsukimi enveloppée dans un drap blanc telle une mariée, une idée folle germe dans l'esprit de Kuranosuke : créer une robe méduse! Et comme, de toute façon, Tsukimi ne veut plus penser à Shû, elle se laisser entraîner dans cette entreprise ainsi qu'une partie des Amars. Kuranosuke supervise, rêvant de créer des robes aussi belles que celles que portait sa mère. Et malgré des débuts hasardeux, Tsukimi s’avérera être une excellente créatrice. Extériorisant dans la couture tout ce qu'elle garde enfouit à l'intérieur, passant en mode berserk. Même si ses sentiments refont surface par moment. Tsukimi apparaît dans ce tome sous ces deux aspects très contradictoires et à la fois très complémentaires et devient de plus en plus touchante. 

En parallèle, nous avons donc Shû. Qui avait flashé sur Tsukimi version relookée mais qui ne porte pas un seul regard sur la Tsukimi version Amars. Et qui se retrouve piégé par la jolie promotrice toujours prête à tout pour arriver à ses fins. Quoi qu'on décèle en elle une lueur de vrais sentiments. Une lueur. Et tout ça va faire ressortir les sentiments de Kuranosuke qui ne sait pas très bien ce qu'il ressent pour Tsukimi. Est-il jaloux car il aime Tsukimi? N'est-il seulement pas habitué à ce qu'une fille ne s'intéresse pas à lui? Cela blesse-t-il son égo? A-t-il un complexe d'infériorité vis-à-vis de son frère? Quoi qu'il en soit, il se pose des questions. Beaucoup de questions. Et lui aussi acquiert une nouvelle profondeur. Et, accessoirement, il se voit déjà comme une grande star de la mode grâce à leur entreprise de robes méduses!

Alors que dans la plupart des manga, c'est couru d'avance que l'héroïne finira avec le beau gosse, le gars gentil et souvent un peu efféminé, Princess Jellyfish a prit le parti de plonger les personnages dans des intrigues plus complexes. Tsukimi aurait naturellement pu se tourner vers Kuranosuke, le seule garçon avec qui elle est vraiment à l'aise, avec qui elle peut parler, qui s'intéresse à elle et qui l'accepte dans toute sa bizarrerie. Pourtant, elle ne le voit que comme une princesse... Au bout du quatrième tome, j'avoue qu'il m'est difficile de savoir où va nous mener toute cette histoire. Bien sûr, j'aimerai qu'elle ouvre les yeux et qu'elle voit que Kuranosuke est juste là. D'un autre côté, son caractère introverti collerait mieux avec celui de Shû. Ou peut-être que finalement, aucun amour ne naîtra? Nous verrons bien. Après tout, c'est aussi ce qui fait l'intérêt de Princess Jellyfish!


D'une façon ou d'une autre, à la fin de nos essais et de nos erreurs et
de nos revirements et de nos retournements, nous avons
créé une robe méduse.

Conclusion
Quoi qu'il en soit, ce quatrième volume ancre Princess Jellyfish dans les incontournables! Je sais que je me répète mais chaque tome amène son lot de surprise et renouvelle notre intérêt pour ces personnages hors du commun. Toujours aussi drôle et de plus en plus touchant, c'est une lecture que je vous recommande chaudement! Maintenant, place au volume 5...

mardi 23 avril 2013

Jeudi 17, Dodo 1

Geoffroy Rubbino, il écrit
Antoine Poupart, il dessine
Et même qu'ils ont monté leur propre maison d'édition : Un café, l'édition!
Paru en Décembre 2012

Quatrième de Couverture
"Que font les profs quand ils sont en grève ?".
Ça tombe bien, Jeudi 17, c'est journée de grève à l'école de Gais Pinsons. La maîtresse sera absente. Trois enfants, chacun pour leur propre raison, s'associent pour une mission capitale : ramener leur maîtresse en classe.

"Où peuvent bien se trouver les mythiques poubelles de l'Assiette Dorée ?".
De son côté, loin des préoccupations de nos trois héros mais quand même pas si loin que ça, Dodo le pigeon entame une quête qui le mènera peut-être au trésor.

Ma rencontre avec les créateurs!
Ce week-end s'est déroulé le Festival BD-Pyrénées à Billère, tout près de Pau! Honnêtement, je ne suis pas très branchée BD donc je pensais que j'allais m'ennuyer même s'il y avait quelques stands manga. Puis, au détour d'un stand, un dessinateur en pleine création. Avec un livre au design très scolaire mis en avant et dont le prix était affiché sur une affichette de boucher (si, si, vous savez, les trucs qu'on pique dans la viande!). Petit arrêt pour admirer le monsieur à l'oeuvre et là commence le dialogue. En fait, ils sont deux. Geoffroy Rubbino a écrit l'histoire sous la forme d'un véritable roman. Et Antoine Poupart a procédé au découpage puis l'a mis en image sans rien changé aux mots écrits par son acolyte! Tous les deux ont travaillé sur leur temps de loisir, Antoine étant chef d'entreprise et Geoffroy, instituteur. Puis essuyant plusieurs refus de la part de tous les éditeurs à qui ils ont présenté leur projet, ils ont décidé de monter eux-même leur propre maison d'édition : Un café, l'édition! où ils ont vocation de publier des projets ayant, comme le leur, été refusé dans les maisons d'éditions traditionnels (plus d'informations?) Tous les deux ont pris le temps et l'énergie de répondre à toutes nos questions avec un tel enthousiasme que j'ai eu envie de découvrir le fruit de leur collaboration. D'autant plus que j'ai trouvé toute leur démarche vraiment intéressante, étant moi-même intéressée par l'écriture. Du coup, j'ai mon exemplaire de Jeudi 17, Dodo 1 dédicacé et je l'ai dévoré dans la soirée!

Ma dédicace... Si, si!
Mon Avis
Comme je le disais, je ne suis vraiment pas branchée bande-dessinée Franco-Belge. Ni même comics. D'ailleurs, sans la discussion avec ses auteurs, je ne me serais sans doute pas plus intéressée à Jeudi 17, Dodo 1 qu'à n'importe quelle autre BD. Mais voilà, la démarche m'a intéressée. Surtout le fait de partir d'un manuscrit rédigé façon livre pour en faire un découpage en case sans changer un mot de ce qui a été écrit. Mais avec le risque de trahir en image ce que l'auteur a imaginé en mots. Parce que le propre de la littérature, c'est bien d'éveiller la curiosité et l'imagination du lecteur. Aussi, si Geoffroy Rubbino avait demandé à 10 illustrateurs de mettre son manuscrit en image, il aurait sans doute eu 10 résultats tous très différents les uns des autres. Mais le résultat issu de la collaboration entre Geoffroy et Antoine est, à mes yeux, parfait!

Ce qui me gêne le plus en BD, c'est souvent le dessin. Entre les vieilles licences qui manquent de dynamisme avec des suites de cases carrées, et les nouvelles licences qui, à force de vouloir se démarquer, font des trucs de plus en plus conceptuels... Je ne m'y retrouve pas! Ici, Antoine Poupart a su garder une touche de traditionnel, notamment dans les traits des personnages, tout en se démarquant et en donnant un certain dynamisme à son cadrage. Plus le choix du noir et blanc que je cautionne complètement étant fan de manga. Concernant le scénario, il est vraiment chouette. Il part vraiment d'une idée toute bête : des enfants qui ne veulent pas que leur maîtresse fasse grève. Mais Geoffroy Rubbino, passionné de littérature et de poésie, a su en faire quelque chose de drôle et de fin. Beaucoup de jeux de mots, de petites notes qui ajoutent encore une touche d'humour, et des surprises au fil des pages!

Jeudi 17, Dodo 1 est donc le premier volume d'une série de trois. L'histoire est déjà complètement rédigée et il faut maintenant attendre que la suite soit publiée. Ce n'est pas encore connu, c'est une oeuvre indépendante, auto-financée mais qui vaut franchement le coup d’œil.  Sincèrement, quand je vois ce qui se publie aujourd'hui alors que des passionnés comme Antoine et Geoffroy, qui proposent un travail de qualité et déjà prêt à être publié du début à la fin, essuient des refus... je me pose des questions! Donc voilà, j'en profite pour leur faire un peu de pub parce que leur livre n'est pas encore disponible dans les librairies (sauf à  la librairie L'Escale à Aurignac -31-) mais vous pouvez le commander sur le site de leur maison d'édition : Un café, l'édition! Ça coûte 14,50€, c'est drôle, et ça permettra en plus à de nouveaux talents de pouvoir émerger via cette maison d'édition auto-financée!

Conclusion
Vous l'aurez sans doute compris tout au long de cet article : il s'agit là d'un double coup de cœur  D'abord pour les créateurs de Jeudi 17, Dodo 1 qui sont vraiment adorables, disponibles, drôles, passionnés... Puis pour leur BD qui, si je l'ai acheté pour soutenir leur démarche, s'est avérée être une excellente surprise! J'espère sincèrement que ces deux-là iront loin parce qu'ils le méritent.

dimanche 21 avril 2013

China Girls

Auteures : Rain, Fang Yili, Seduce, Guo Yuan, Little Thunder, Ma Xin, Ji Di, Xi Ying, Coco, Liu Xing, Hu Rong, A Geng
Editions : Xiao Pan
Date de parution : 2010

Quatrième de Couverture
Douze jeunes artistes chinoises se racontent et parlent de leur vie de fille, de femme de Chine...

Le mot de l'éditeur
Pour la réalisation de cet album, carte blanche a été donnée à la jeune génération d'artistes chinoises de manhua. Douze projets ont abouti, fruits de douze expériences, de douze sensibilités, de douze styles très personnels. Si, parmi elles, certaines artistes sont déjà connues en Chine, voire en Occident, le talent est bien là pour toutes, au détour de chaque page.
Les sujets abordés sont multiples, de l'amour à la mort, en passant par la maladie, sans oublier des thèmes plus sensibles comme l'homosexualité ou l'avortement... Mais derrière la poésie et le dessin, la pudeur souvent exprimée dissimule à peine la profondeur des réflexions.
Voici le monde des "China Girls" d'aujourd'hui.


Mon Avis
Je ne suis pas du tout familière des albums de collectif d'auteurs, mais après l'expérience de Japon 1 an après - 8 regards sur le drame, j'avais envie de retenter l'expérience. Et je suis encore moins familière du manhua, l'équivalent du manga mais chinois. Du coup, quand j'ai vu China Girls à la médiathèque, j'ai fait d'une pierre deux coups. En plus, le fait que les douze histoires racontées soient des visions féminines a encore plus éveillé ma curiosité. Sûrement des relents de féminisme qui reviennent à l'assaut! Enfin, ce que j'ai aimé dans ce collectif c'est la variété qui s'est offerte à moi à tous les niveaux. Douze petites histoires, douze coups de crayons complètement différents, douze visions du monde singulière pour des histoires dont le seul point commun est d'avoir été créé par des femmes. De ce fait, certaines vont nous parler par leur scénario, d'autre pas leur graphisme, certaines pour les deux mais on a que l'embarras du choix et c'est un très bon moyen de se faire une idée de ce que peut être le manhua aujourd'hui, mais aussi la condition féminine en Chine.

Au début de chaque petite histoire, nous avons une biographie de l'auteure avec son parcours et sa situation actuelle. Et, lorsque c'est disponible, un lien vers ses travaux en ligne ou le nom de ses œuvres déjà parues. C'est d'ailleurs la première fois qu'elles sont publiées en Occident pour la plupart et c'est une bonne chose que ce genre d'initiative nous permettent de découvrir des artistes que nous n'aurions sans doute jamais connus sans cela. Après, à nous d'apprécier certaines histoires et d'autres moins selon nos affinités. Personnellement, j'accorde énormément d'importance aux images donc j'ai par exemple eu un peu de mal avec Fleur de Guo Yuan, et même Mon Prisonnier de Ma Xin. En revanche, j'ai vraiment été éblouie par Elle de Rain, Bonbons de Ji Di et Séparation de Xi Ying parce que les graphismes sont sublimes, vraiment tout ce que j'aime. Bien que ne correspondant pas du tout à ce qui m'attire graphiquement parlant, Naissance d'une artiste! de Coco m'a beaucoup fait rire, et enfin j'ai énormément aimé Chengdu Baby de Fang Yili à tous les niveaux!

Graine, A Geng

Conclusion
Qu'on soit exigeant côté graphisme ou côté scénario, chacun trouvera son bonheur dans China Girls qui traite vraiment de beaucoup de sujets : l'amour, la mort, la séparation, la folie, l'homosexualité, l'avortement... Il y aura forcément quelque chose qui titillera votre corde sensible!

In My Mailbox [7]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. L'idée est maintenant reprise en France par Lire ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés.

Un tout petit IMM cette semaine puisque le temps des partiels et celui de quitter Pau approchant, il va falloir songer à lire tout ce que j'ai emprunter à la Médiathèque avant de lui dire au revoir.


Les Emprunts



L'Achat

Mes emprunts Médiathèque ne sont en fait que la suite de séries déjà commencées! J'avais emprunté les tomes 6 et 7 de Princess Jellyfish mais je ne pouvais pas continuer car il me manquait le  tome 5! Et Shirayuki aux cheveux rouges, j'avais emprunté les quatre premiers volumes à ma dernière visite mais je n'ai pas encore eu le temps de commencer à les lire. Pour l'achat, je ne connais pas du tout ce titre, La Fleur Millénaire, mais Kaze Manga fait un prix lancement pour le premier tome de cette série : 3,99€! Donc j'en ai profité et si ça vous tente, profitez-en aussi car ce genre d'offre est plutôt rare ;)

Et vous, il y avait quoi dans votre Mailbox?

samedi 20 avril 2013

Princess Jellyfish [3]

Titre original : 海月姫 [Kuragehime]
Dessin : Akiko Higashimura
Scénario : Akiko Higashimura
Editions : Delcourt
Date de parution japonaise : 2009
Date de parution française : 2012


Synopsis
Princess Jellyfish, c'est l'histoire délirante de six colocataires nolife, dont le quotidien hermétique et monomaniaque va se fissurer suite à l'arrivée en fanfare d'une "nana" trop extravertie pour elles.


Quatrième de Couverture
Afin de protéger leur gîte menacé de destruction, Kuronosuke le travesti a décidé de le racheter pour éviter que la communauté des geekettes ne se retrouve à la rue ! Elles se mettent alors à vendre de petits objets qu’elles ont confectionnés dans le but de récolter des fonds. Mais lors de cette journée cruciale, une nouvelle adversaire surgit et perturbe le coeur de jeune fille de Tsukimi !



Mon Avis
C'est avec un immense plaisir que le tome 3 de Princess Jellyfish nous replonge dans la vie des Amars bouleversée par l'arrivée de Kuranosuke! Alors que nos geekettes ne se font pas trop de soucis concernant l'éventuelle vente de leur résidence, de toutes façons elles n'ont pas les moyens d'aller contre, Kuranosuke a bien l'intention de gagner assez d'argent pour la racheter! Son entrain et sa bonne humeur ne semblent pas motiver les Amars plus que cela mais il est difficile de lui résister bien longtemps! Aussi, une brocante organisée à Harajuku sera déjà l'occasion de récolter quelques fonds en vendant des vieilleries... Voilà donc Tsukimi partie pour affronter ce qu'elle appréhende le plus : les gens. Et malgré des débuts difficiles, la créativité de la jeune fille va porter ses fruits... Et voilà nos otakettes mises à contributions pour fabriquer des petites méduses en tissus qui se vendent comme des petits pain!

Ce volume est l'occasion pour nous de découvrir encore un peu plus Tsukimi qui s'épanouit de plus en plus au contact de Kuranosuke. La beauté artificielle qu'il faisait ressortir de la jeune fille grâce aux vêtements et au maquillage tend à devenir naturelle et ne le laisse pas indifférent. Mais Tsukimi n'en a toujours que pour Shû qui, lui, va être mis à rude épreuve par l'entrée fulgurante dans sa vie d'une belle jeune femme qui tentera tout pour le séduire... et qui n'est autre que celle qui veut détruire la résidence Amamizu! On continue donc sur la voie du carré amoureux, si je puis dire, avec de nombreux rebondissements! Et si Shû reste un peu en retrait cette fois (il faut dire que sa conquête a tendance à attirer toute l'attention sur elle) on découvre un peu plus Kuranosuke, qui s'avère être un personnage pas seulement drôle et déjanté mais aussi touchant, qui cache très bien ses sentiments mais qui est loin d'en être dépourvu. Les autres personnages ne sont pour autant pas laissés pour compte et on s'amuse toujours autant des bizarreries des Amars, sans oublier le chauffeur qui est de plus en plus drôle au fil des tomes! Non, vraiment, j'adore ce type!


Conclusion
Un troisième volume qui annonce donc pas mal de rebondissements à venir. Comme à chaque fois, on a hâte de connaître la suite, d'en savoir toujours plus sur les différents personnes, de savoir ce qu'il va finalement advenir de la pension Amamizu. Et on est de plus en plus admiratifs devant le coup de crayon d'Akiko Higashimura qui crée toujours de magnifiques tenues pour Kuranosuke et qui sait toujours rendre Tsukimi mignonne, même dans ses maladresses. Cette série fait définitivement partie de mes coups de coeur!

[Projet 52] 16 - A la manière de...

Projet 52 est un projet photo initié par Donlope et repris cette année par le blog Tout p'tits et graminées!

Pour le coup, je n'ai pas vraiment eu besoin de chercher l'inspiration pour ce thème, A la manière de...,  puisque le sujet s'est imposé à moi Lundi! Je suis une option "Atelier du spectacle vivant" où on doit gérer toute la communication autour de la pièce de théâtre que joueront les étudiants de l'option "Théâtre" justement. Et Lundi, une séance photo pour le dossier de presse et les teasers a été organisée. En plus des photos professionnelles prises par le très talentueux Antoine Poursuibes, qui serviront donc pour tout ce qui est officiel, nous avons été mis à contribution afin de prendre des photos de la séance photo pour créer un mur photographique à l'entrée du spectacle afin de retranscrire l'ambiance qu'il a pu y avoir pendant le montage de la pièce. Pièce mise en scène par Richard Cayre de la compagnie La Ligne de Désir. Ma photo vient donc de la collaboration de ses deux personnes!

A la manière de Richard Cayre et d'Antoine Poursuibes...
Prochain thème pour le 27 Avril
Sauvage

vendredi 19 avril 2013

Bride Stories [2]

Titre original : 乙嫁語り [Otoyomegatari]
Dessin : Kaoru Mori
Scénario : Kaoru Mori
Editions : Ki-oon
Date de parution japonaise : 2009
Date de parution française : 2012

Synopsis
Amir, qui ignore encore que son père a pour projet de la marier à un autre homme, s’habitue peu à peu à sa nouvelle vie aux côtés de Karluk et de sa famille. Hélas, après avoir vu ses émissaires renvoyés sans ménagement, le clan de la jeune femme n’a pas l’intention d’en rester là : cette fois-ci, c’est toute une troupe de cavaliers qui font irruption dans le village, et ils comptent bien ramener Amir avec eux… quitte à employer la force!


Les femmes se réunissent pour fabriquer leur pain!

Mon Avis
Le second volume de cette série nous replonge directement dans les coutumes d'Asie Centrale avec un chapitre consacré au jour du pain. Amir se rend donc là où se réunissent les femmes pour fabriquer leur pain et y fait la connaissance de Pariya. Une jeune fille avec un caractère assez difficile mais qui semble admirer et respecter Amir. Mais après quelques pages relativement reposante, nous entrons enfin dans le vif du sujet avec le clan d'Amir qui revient, bien décidé à la récupérer. Et j'avoue qu'un peu d'action dans ce manga n'était pas de trop, même si comme je le disais pour le premier volume, je trouve cela vraiment agréable et intéressant de découvrir les coutumes de ces peuples dont on parle très peu, et encore moins en manga. Les frères d'Amir reviennent donc à la charge, et nous assistons à des discordances entre eux. Alors que certains veulent à tout prix obéir à leur père et ramener la jeune fille, il y en a un, Azel, qui tient quand même au bonheur de sa soeur d'autant plus quand on apprendra à qui son père veut marier Amir. Ce tome sera également l'occasion de voir Karluk sous un nouveau jour face à ce nouveau danger qui menace sa femme. Une fois le calme revenu au village, l'auteur reviendra sur une autre coutume : la broderie. Ce sera l'occasion pour nous, lecteurs, d'admirer encore une fois le fabuleux travail de Kaoru Mori sur ses planches. Enfin, nous allons découvrir que notre chercheur anglais, M. Smith, est en réalité le vrai héros de cette histoire. Tout au moins le fil rouge.

En effet, c'est à travers ses voyages à lui que le manga se poursuite. La fin de ce volume signifie donc la fin de l'histoire  d'Amir et de Karluk. Et j'avoue que je trouve cela un peu prématuré. J'ai l'impression que, du coup, l'auteur n'a fait que survoler cette relation naissante et c'est ce qui expliquerait le manque de profondeur des personnages. En vérité, je ne m'attendais pas du tout à ce retournement de situation et je suis un peu déçue car je ne comprends toujours pas certaines réactions d'Amir. Notamment dans ce tome 2 où on la sent sur ses gardes pendant un long moment face à Karluk, et puis tout redevient normal sans raison apparente. Vraiment, vraiment, j'aurai aimé savoir ce qui la tracassait même si je m'en doute. Ou au moins savoir pourquoi, d'un coup, ça ne la tracassait plus justement. Enfin, je ne sais pas si Smith sera amené à revoir Karluk et Amir mais je l'espère car la fin de ce manga me laisse un goût d'inachevé et j'appréhende un peu la suite tout en étant impatiente de la découvrir car je me dis que l'arrivée de Smith dans une nouvelle tribu, c'est aussi la porte ouverte à bien d'autres aspects de cette culture.

Pariya se lance dans la broderie
Conclusion
Un second volume digne du premier : un graphisme sublime, un pas de plus dans la découverte de cette culture, un peu plus d'action que dans le premier mais toujours un manque d'intérêt pour les personnages qui s'explique par le choix de l'auteur de ne pas se concentrer sur le couple Amir/Karluk mais sur des Bride Stories à travers toute l'Asie Centrale. Je vais me lancer dans le troisième volume avec hâte et appréhension!

dimanche 14 avril 2013

In My Mailbox [6]

In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. L'idée est maintenant reprise en France par Lire ou Mourir. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés.

Je suis censée être plongée dans mes bouquins pour les exams à venir, mais je devais ramener un bouquin à la Médiathèque hier. Et évidemment, je n'ai encore pas résisté à la tentation d'emprunter "quelques" mangas! Et j'ai aussi craqué pour des achats cette fois :)


Les Emprunts

 

Les Achats

 


J'ai hâte d'avoir le temps de lire tout ça!
Et vous, y avait quoi dans votre Mailbox cette semaine?
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