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Final Fantasy Type-0

mercredi 17 août 2016

Lucika Lucika [4] - Yoshitoshi Abe

Titre original  リューシカ・リューシカ
[Ryûshika Ryûshika]
Dessin : Yoshitoshi Abe
Scénario : 
Yoshitoshi Abe
Traduction Fédoua Lamodière
Editions : KI-OON
Date de parution japonaise : 2012
Date de parution française 2014


Quatrième de Couverture
Un trajet en métro, une partie de jeu vidéo, une soirée télé en famille, l'acquisition d'un nouveau frigo : le quotidien de Lucika s'enrichit tous les jours d'expérience inédites...

De questions métaphysiques en joyeux moments de vie, suivez les nouvelles péripéties de cette petite héroïne aussi fonceuse que curieuse. 


Je profite de la légèreté de mon état d'esprit durant les vacances pour poursuivre les aventures de la petite Lucika. Cette fois-ci, pas de nouveaux personnages mais la demoiselle a toujours autant d'imagination. Elle continue de prendre toutes les situations du quotidien comme autant de nouvelles expériences qu'on partage volontiers avec elle. Je me suis particulièrement reconnue dans la petite histoire où Lucika est dans le métro et observe les gens en les défiant du regard car étant de nature assez curieuse, j'ai toujours eu tendance à regarder les gens dans les transports en commun, d'imaginer ce qu'ils font, où ils vont, etc.

J'ai aussi beaucoup aimé le chapitre dans lequel Lucika regarde un épisode de Columbo avec sa famille et ne comprend pas pourquoi le spectateur connait le tueur dès le début alors que le détective ne l'apprend qu'à la fin. J'ai apprécié que le papa de Lucika fasse partie de cette histoire car, si c'est un personnage discret, j'aime toujours beaucoup ses interventions. De plus, ce chapitre est l'occasion de réunir Lucika, son père mais aussi sa soeur "Yukiki" et son frère "Marou". Et ce genre de moments familiaux sont très rares. En revanche, la maman de Lucika brille toujours par son absence et j'en viens à me demander si on la verra où si elle restera un mystère pour les lecteurs...



Cette fois-ci, il n 'y a pas vraiment de fil conducteur dans les aventures vécues par Lucika comme ça avait pu être le cas avec l'arrivée de Hamelt, le caméléon. Mais la petite fille se pose toujours autant de questions intéressantes comme celles qu'elle se pose sur le temps - que j'ai trouvé vraiment très abouties pour une petite fille de son âge - ou encore sur le lieu où finissent les objets dont on se débarrasse. J'ai aussi noté des petites références aux volumes précédents, ce qui est assez rare dans ce genre de séries composées d'anecdotes isolées...


Bref, ce quatrième volume de Lucika Lucika est à l'image des précédents. C'est amusant, touchant et léger. Autrement dit, c'est parfait pour une lecture estivale mignonne et sans prise de tête. 

mardi 16 août 2016

Les Poissons ne ferment pas les yeux - Erri De Luca

Auteur : Erri De Luca
Titre original : I pesci non chiudono gli occhi
Édition française : Gallimard en 2013

Quatrième de couverture
« À travers l’écriture, je m’approche du moi-même d’il y a cinquante ans, pour un jubilé personnel. L’âge de dix ans ne m’a pas porté à écrire, jusqu’à aujourd‘hui. Il n’a pas la foule intérieure de l’enfance ni la découverte physique du corps adolescent. À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers plus petite. »

Comme chaque été, l’enfant de la ville qu’était le narrateur descend sur l’île y passer les vacances estivales. Il retrouve cette année le monde des pêcheurs, les plaisirs marins, mais ne peut échapper à la mutation qui a débuté avec son dixième anniversaire. Une fillette fait irruption sur la plage et le pousse à remettre en question son ignorance du verbe aimer que les adultes exagèrent à l’excès selon lui. Mais il découvre aussi la cruauté et la vengeance lorsque trois garçons jaloux le passent à tabac et l’envoient à l’infirmerie le visage en sang. Conscient de ce risque, il avait volontairement offert son jeune corps aux assaillants, un mal nécessaire pour faire exploser le cocon charnel de l’adulte en puissance, et lui permettre de contempler le monde, sans jamais avoir à fermer les yeux.

Erri De Luca nous offre ici un puissant récit d’initiation où les problématiques de la langue, de la justice, de l’engagement se cristallisent à travers sa plume. Arrivé à l’"âge d’archive", il parvient à saisir avec justesse et nuances la mue de l’enfance, et ainsi explorer au plus profond ce passage fondateur de toute une vie.

Premières phrases
« Je te le dis une fois et c’est déjà une de trop : trempe tes mains dans la mer avant de mettre l’appât sur l’hameçon. Le poisson sent les odeurs, il fuit la nourriture qui vient de terre. Et fais exactement ce que tu vois faire, sans attendre qu’on te le dise. En mer, c’est pas comme à l’école, il n’y a pas de professeurs. Il y a la mer et il y a toi. Et la mer n’enseigne pas, la mer fait, à sa façon. »
J’écris ses phrases en italien et toutes à la fois. Quand il les disait, c’étaient des rochers isolés et beaucoup de vagues au milieu. Je les écris en italien, elles sont ternes sans sa voix pour les dire en dialecte.

Mon avis
J'ai voulu lire ce livre car lors de mon stage en bibliothèque, une dame me l'avait conseillé après que je lui ai dit que j'aimais Milena Agus. Elle avait elle-même adoré Mal de pierre, donc je suis partie dans ma lecture très confiante. Trop confiante. Je pense que j'ai trop tenté de comparer les deux auteurs pour apprécier pleinement l'ouvrage d'Erri De Luca alors qu'au final, il n'ont pas grand-chose en commun si ce n'est la longueur relativement courte de leurs récits, et le fait qu'ils sont tous les deux italiens. Mais je n'ai pas retrouvé la douce folie qui anime les personnages de Milena Agus chez Erri De Luca. Au contraire, dans ce récit autobiographique où l'auteur revient sur son enfance - et sur l'été de ses 10 ans plus particulièrement - le personnage principal est un enfant trop sérieux pour son âge. Un enfant qui préfère aller voir les pêcheurs plutôt que d'aller jouer avec ceux de son âge. Un enfant qui préfère faire des mots-croisés sur la plage plutôt que d'aller se baigner...

Mais cet été-là, c'est celui où l'enfance le rattrape... où il découvre qu'au-delà de ses petites préoccupations d'enfant trop mature, il y a cette espèce inconnue : la fille. Il fait la rencontre de l'une d'entre elle, au moins aussi mature que lui, et leurs discussions ne ressemblent pas à celle de deux enfants. Ils parlent de romans policiers, et du comportement des animaux. Une relation basée sur la candeur et l'innocence du héros, là où la demoiselle sait déjà qu'elle fera des envieux. Et justement, c'est exactement ce qui va arriver. La relation entre le héros et la petite fille va attiser la jalousie de trois garçons qui vont commencer à s'en prendre à lui. Il va alors comprendre, à ses dépends, les définitions des mots amour et justice.

Au final, si j'ai beaucoup aimé l'écriture très poétique d'Erri de Luca, je n'ai pas trouvé ce que je cherchais dans ce roman. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, je n'ai pas spécialement été touchée par leur relation et je regrette que l'ambiance générale du livre ne fleure pas plus l'Italie. Je n'ai pas détesté cette lecture, je ne l'ai pas adoré non plus. Je pense que je n'en garderai pas un souvenir impérissable, donc heureusement que c'était court.

Citation
J’avais maintenant dix ans, un magma d’enfance muette. Dix ans, c’était un cap solennel, on écrivait son âge pour la première fois avec un chiffre double. L’enfance se termine officiellement quand on ajoute le premier zéro aux années. Elle se termine, mais il ne se passe rien, on est dans le même corps de mioche emprunté des étés précédents, troublé à l’intérieur et calme à l’extérieur.

Je le dis sincèrement que je n'ai pas peur de me faire mal. Ça m'est égal. Mon corps ne m'intéresse pas et il ne me plaît pas. C'est celui d'un enfant que je ne suis plus. Je le sais depuis un an, je grandis et mon corps non. Il reste en arrière. Et donc peu importe qu'il se casse.

A travers les livres de mon père, j'apprenais à connaître les adultes de l'intérieur. Ils n'étaient pas les géants qu'ils croyaient être. C'étaient des enfants déformés par un corps encombrant; Ils étaient vulnérables, criminels, pathétiques et prévisibles. Je pouvais anticiper leurs actes, à dix ans, j'étais un mécanicien de l'appareil adulte.

Je restais enfermé dans l'enfance, comme nourrice sèche j'avais la petite chambre où je dormais sous les châteaux de livres de mon père. Ils s'élevaient du sol au plafond, c'étaient les tours, les cavaliers et les pions d'un échiquier placé à la verticale. La nuit, des poussières de papier entraient dans mes rêves.

Ce livre a été lu dans le cadre d'un challenge

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 1 : Phrase

lundi 15 août 2016

C'est Lundi, que faites-vous? [56]

Rendez vous initié par Mallou et repris par Galleane.

Coucou !

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu'ai-je lu/vu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire/regarder en ce moment?
3. Que vais-je lire/regarder ensuite ?


La semaine dernière, j'ai lu...

Je suis en vacances depuis début Août, du coup mon activité sur le blog ainsi que mes lectures se font rares! Je suis dans le Sud et je profite de mes proches. La plupart du temps, je n'allume pas mon ordi, je ne prends pas mon téléphone... Bref, je reviens vers ce qui est important! Et je profite de quelques moments à la plage pour bouquiner quand même. La semaine dernière, j'ai enfin terminé Les Poissons ne ferment pas les yeux, qui vient achever ma première ligne du Challenge Petit BAC 2016, ainsi que le tome 4 des aventures de Lucika Lucika.

En ce moment, je lis...

Depuis le temps que je veux le lire celui-là! Bon, l'ambiance n'est pas très estivale mais j'adore découvrir les origines d'un de mes jeux vidéo préféré! 

Ensuite je lirai...

Après, je pense enfin me lancer dans un des volumes de la série U4, j'ai choisi Stéphane tout à fait par hasard donc on verra bien!


Et vous, vous avez lu quoi de beau la semaine dernière? 
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