Les dernières chroniques

Final Fantasy Type-0

samedi 27 mai 2017

[Série TV] Broadchurch - Saison 2

[Cette chronique contient des SPOILERS]

C'est avec un peu de recul que je viens vous parler de la saison 2 de Broadchurch, une série pour laquelle j'ai eu un réel coup de cœur alors que ce n'est absolument pas le genre de chose que je regarde à l'accoutumée. Pour rappel, la première saison tourne autour de l'enquête sur le meurtre du petit Danny Latimer et, à la fin, on découvre avec surprise le tueur. La force de cette série c'était - à mes yeux - qu'elle se concentrait sur une seule enquête qui faisait alors resurgir les secrets les plus enfouis des habitants de la ville de Broadchurch, les rendant tous potentiellement suspect à un moment donné. Et l'annonce du coupable m'a littéralement scotchée, je ne m'y attendais vraiment pas... À aucun moment, je n'ai soupçonné Joe Miller, le mari de la détective chargée de l'enquête. Autant j'ai soupçonné son fils, les parents de la victime et même le curé, autant Joe Miller était un personnage qui n'avait, à mes yeux, rien à voir dans cette affaire...

Le coupable de la mort du petit Danny Latimer a finalement été découvert et à avoué son crime. Alors que tout le monde est persuadé qu'il va plaider coupable, et ainsi mettre fin à cette tragique affaire, Joe Miller plaide non-coupable. C'est alors le début d'un long et terrible procès pour la famille Latimer mais également pour Ellie Miller, la femme du coupable. En parallèle, l'affaire Sandbrook dont s'occupait le capitaine Hardy avant sa venue à Broadchurch, refait surface.

 
 

La saison 2 de Broadchurch s'appuie sur une double intrigue : d'une part le procès de Joe Miller et, d'autre part, l'enquête de Sandbrook donc on entend beaucoup parler dans la saison 1 mais dont on ne sait pas grand-chose. Toute la partie sur le procès est à couper le souffle. Vraiment, on se demande si on est vraiment en train d'assister à cela tant les arguments et les preuves démontées par la défense de Joe Miller sont énormes et si peu prises en compte par les jurés. A chaque fois qu'une séquence sur le procès se terminait, je me demandais comment cela était possible et j'en voulais à Mark Latimer d'avoir agit aussi bêtement, j'en voulais à l'avocate de Joe Miller que j'ai trouvé horrible et exécrable. Je me disais que, non, je n'aurais jamais pu être avocate et défendre des gens que je savais coupable même pour une grosse somme d'argent. J'avais de l'empathie pour Ellie Miller qui s'était tellement investie dans l'enquête pour, au final, découvrir que le coupable n'était autre que son propre mari... Bref, ce procès, je l'ai vécu minute après minute comme si j'y étais.. et le résultat m'a horrifiée, m'a consternée et m'a rappelée que, malheureusement, ça se passe aussi très souvent comme ça dans la vraie vie.

 

Le deuxième fil rouge de cette saison, c'était donc l'affaire Sandbrook. Dans la saison 1, on apprend que le capitaine Hardy est venu à Broadchurch suite à son échec face à une affaire mais rien de plus. Néanmoins, sa motivation, sa hargne à retrouver le coupable de la mort de Danny Latimer vient sans doute de cet échec qu'il ne supporte pas. Et la saison 2 vient lever le voile de mystère qui planait jusqu'alors. Je ne vais pas détailler ici les tenants et les aboutissants de cette affaire ici mais je trouve qu'elle avait toute sa place dans la saison 2 dans le sens où elle permet de nous éclairer sur le comportement d'Alec Hardy, pourquoi l'affaire Latimer lui tient tant à cœur, pourquoi il est venu à Broadchurch... J'ai trouvé l'affaire Sandbrook aussi intrigante que l'affaire Latimer finalement et si, ici, on la découvre a posteriori, elle aurait très bien pu faire l'objet d'une saison complète. Les acteurs qui incarnent les concernés de l'affaire Sandbrook sont par ailleurs très charismatiques et très difficile à cerner, ce qui ajoute aux mystères qui planent autour de cette affaire...

 

La saison 2 de Broadchurch n'a pas fait l'unanimité, beaucoup l'ont moins appréciée que la première et ont regretté de ne pas avoir pu la "binge watcher"* comme ils avait pu le faire précédemment. Pourtant, pour ma part, j'ai regardé l'intégralité des 8 épisodes en une journée et j'ai été prise dans la suite de cette intrigue du début à la fin! Depuis, la saison 3 est sortie et je l'ai également regardé en une journée! Mais tout cela est une autre histoire que je vous réserve pour une chronique à venir prochainement.


* Le binge watching est la pratique qui consiste à regarder la télévision ou tout autre écran pendant de plus longues périodes de temps que d'habitude, le plus souvent en visionnant à la suite les épisodes d’une même série 

vendredi 26 mai 2017

Comme une envie de revenir...


Presque 10 mois sans mettre les pieds ici... C'est hallucinant comme le temps passe vite. Les choses se calment un peu et l'envie d'écrire à nouveau ici se fait sentir. Alors avant de commencer à poster de nouvelles chroniques, petit bilan sur cette année folle durant laquelle la préparation du CRPE (Concours de Recrutement de Professeur des Ecoles) m'a pris environ 98% de mon temps!

Après mon M2 mention Lettres, Arts, Textes et Discours (ou comment donner un nom compliqué à de la recherche en littérature), je ne savais pas trop quoi faire. L'idée de faire une thèse me plaisait mais il fallait aussi que je songe à trouver un travail. J'avais donné des cours particuliers pendant 2 ans et l'enseignement me plaisait. J'ai eu l'opportunité d'être acceptée en Master MEEF 1° degré, pour enseigner en maternelle et élémentaire, en alternance. 

Quand je me suis lancée dans cette aventure, j'étais loin d'imaginer l'investissement que cela impliquait, mais également la richesse d'une telle formation. Depuis septembre, j'ai suivi des cours à l'ESPE de Versailles pour valider un master, pour réussir un concours mais également pour être préparée au terrain. J'ai donc eu la charge, tous les lundis jusqu'en mars, d'une classe de petite et moyenne section, d'abord en observation, puis en pratique accompagnée et, enfin, en responsabilité. J'ai eu cette classe également pendant 2 semaines entières, et j'ai eu une classe de CM2 pendant 2 autres semaines. Et j'ai adoré ce que j'ai fait tout ce temps. A vrai dire, je n'avais qu'une hâte, en finir avec cette année pour me lancer vraiment dans l'aventure!

Actuellement, côté fac, j'ai validé mon premier semestre sans trop de difficultés et je n'ai pas encore les résultats du second semestre. Pour ce qui est du concours, j'ai passé les écrits les 20 et 21 avril dans l'académie de Versailles, et je suis admissible. Je suis donc en pleine période d'oraux. J'ai passé mon premier oral mercredi 24 mai et le prochain sera le 9 juin. Je saurai si je suis admise le 23 juin et je serai encore en stage à partir du 26 jusqu'à la fin de l'année scolaire. Autant dire que la pression commence à retomber et que mes journées sont bien moins chargées mais j'ai quand même le stress des résultats qui se fait sentir. Si jamais je suis admise, je serai affectée dans une école qui dépendra de l'ordre que j'ai choisi dans mes vœux de départements et de ma place au concours... Un déménagement est donc prévu mi-juillet.

En attendant, je vais donc profiter de mon temps libre pour me remettre à la lecture et à toutes les activités laissées de côté durant ces longs mois. Je vais aussi prendre le temps reposter par ici et de revenir sur vos blogs! Dans cette optique, mon premier projet est une lecture commune avec mon accolyte PotitPanda qui débutera Lundi! Nous avons décidé de nous lancer à l'assaut des deux tomes de Tobie Lolness qui nous font de l'oeil depuis bien trop longtemps.



dimanche 11 septembre 2016

Orange is the New Black - Piper Kerman

Auteur : Piper Kerman
Traducteur : Jacques Martinache
Édition française : Pocket en 2014

Quatrième de couverture
Piper Kerman est une jeune femme ordinaire : un emploi, un compagnon, une famille aimante. Elle est très loin de l'intrépide étudiante qui a livré une valise d'argent sale dix ans plus tôt. Mais le passé la rattrape : condamnée à quinze mois de prison, elle devient le matricule 11187-424.
Rien ne l'a préparée aux surveillants abjects ou indifférents à sa souffrance, aux douches crasseuses, à la promiscuité et à la solitude. Ni aux rencontres avec les autres détenues, amies ou ennemies, féroces ou résignées. C'est ce monde humiliant et déshumanisant qu'elle décrit ici. Elle parvient cependant à surmonter cette épreuve, à résister au désespoir, à contourner les règles de la prison.
Déchirant, drôle et révoltant, le récit de Piper Kerman a inspiré la série télévisée du même nom.

Premières phrases
Dans la vaste salle des bagages de l'aéroport de Bruxelles, plusieurs tapis roulants tournaient sans fin. Je me précipitais de l'un à l'autre en cherchant désespérément à retrouver ma valise noire. Parce qu'elle était bourrée d'argent provenant du trafic de drogue, j'étais plus inquiète qu'on ne l'est normalement pour un bagage égaré.
Âgée de vingt-quatre ans en 1993, j'avais probablement l'air d'une jeune cadre stressée. J'avais délaissé mes Doc Martens pour de superbes escarpins de suède noir faits main. Vêtue d'un pantalon de soie noire et d'une veste beige, j'avais le look d'une jeune fille rangée, rien à voir avec la contre-culture - à moins de repérer le tatouage sur mon cou. Suivant à la lettre les instructions reçues, j'avais enregistré ma valise à Chicago avec escale à Paris, où je devais changer d'avion pour un vol court à destination de Bruxelles.

Mon avis
J'ai appris au bout de deux saisons que la série Orange is the New Black était inspiré d'une histoire vraie et que la Piper de la vie réelle avait écrit un livre où elle relatait son expérience de la prison. Une amie l'ayant acheté, j'en ai profité pour me le faire prêter et le lire. Évidemment, je m'attendais à retrouver les personnages et l'ambiance de la série et évidemment, de ce point de vue j'ai été déçue. J'ai passé les cinquante premières pages du roman a essayer de deviner quel personnage du roman correspondait à quel personnage de la série et cela m'a épuisé. Alors j'ai décidé d'adopter une autre posture ; j'ai lu Orange is the New Black comme une oeuvre totalement différente de ce que je connaissais déjà, et à partir de ce moment j'ai eu beaucoup plus de facilité à lire ce livre et à l'apprécier même si je le trouve beaucoup moins prenant que la série télévisée.

Ma chronique est très comparative mais ce que j'apprécie le plus dans la série, c'est qu'elle ne tourne pas qu'autour de Piper. Dans Orange is the New Black, on apprend à connaître les autres détenues, leur passé... et aussi le personnel carcéral qui a une place assez importante. Le livre est très différente en ce sens que Piper est le personnage principal et qu'elle nous raconte son expérience à elle sans creuser plus que ça les autres personnages. Ce qui est normal car c'est un récit autobiographique et Piper Kerman ne pouvait pas connaître toutes les autres détenues, leurs histoires et leurs caractères profonds... Mais du coup, même si la vie en prison est loin d'être facile, le livre donne l'impression que tout s'est très bien passé pour Piper, qu'elle a été aidée par toutes les détenues, qu'il n'y avait pas autant de violence, pas autant de concurrence entre les femmes des différents "clans"... bref, tout ce qui fait le sel de la série.

Du coup, on pourrait presque reprocher à la série d'en faire trop par rapport au livre mais sincèrement, si je ne me suis pas ennuyée en le lisant, je pense que je me serais ennuyée devant la série si elle n'avait repris que la trame du livre. Je pense que les deux supports apportent des informations différentes et donnent une bonne image globale des conditions de vie en prison mais aussi et surtout que ses femmes enfermées entre quatre murs ne méritent pas le traitement qu'elles subissent pour la plupart. J'ai largement préféré la vraie Piper à celle de la série que je n'aime pas du tout et je suis ravie de voir que la vraie Piper Kerman n'a pas fait tous les trucs énervants que fait celle de Netflix!

Citations
Apparemment, l'orange était devenu plus chic que le noir.

Rien dans le fonctionnement quotidien du système carcéral n'incite à se concentrer sur ce que sera la vie à l'extérieur, quand on sera redevenu libre. La vie dans l'établissement écrase tout. C'est une de ces terribles vérités de l'incarcération : l'horreur de la vie derrière les barreaux chasse de l'esprit le "monde réel ". Cela rend le retour à la maison difficile pour un grand nombre de détenues.

Comment un prisonnier peut-il croire que son châtiment a été utile quand on le traite avec une telle désinvolture et une telle indifférence?

Ce livre a été lu dans le cadre de deux challenges

Un livre prêté

Challenge Petit Bac 2016
Ligne 2 : Couleur
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...